L’impact de la Covid-19 sur le déploiement du e-commerce en bio

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Pour son troisième webinaire, Natexpo en partenariat avec Bio Linéaires, s’est intéressé au développement du e-commerce suite à la crise sanitaire de la Covid-19. Les participants (plus de 1 000 inscrits) ont pu ainsi découvrir les stratégies mises en place et les difficultés rencontrées par les acteurs de ce webinaire. Allon Zeitoun, directeur général de Naturalia et président du Synadis Bio, Simon Le Fur, fondateur d’Aventure Bio, Nicolas Méliet, gérant de BioGascogne et maire de Lagraulet-du-Gers, nous ont ainsi livré pendant plus d’une heure leurs témoignages. 

Nicolas Méliet, gérant de BioGascogne et maire de Lagraulet-du-Gers, se souvient : “Cette crise a créé une psychose auprès des consommateurs qui n’osaient plus aller en magasin et ainsi mettait en danger les producteurs – surtout en fruits et légumes – qui n’avaient plus d’acheteurs et allaient perdre toutes leurs productions ! La commune a réagi très rapidement et a mis en place un drive fermier bio avec une douzaine de producteurs locaux”.

Un effet d’accélérateur pour le click & collect

Simon Le Fur, fondateur du grossiste Aventure Bio et d’Aventure Studio, qui crée notamment des sites e-commerce pour le réseau spécialisé, a vu la demande exploser à la faveur de la crise sanitaire : « s’il n’y avait pas eu cette crise, nous aurions fait peut-être un ou deux click & collect par an. Finalement depuis un an, nous en avons fait plus d’une centaine ! ».

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Qu’en est-il des ventes ? « Toutes les solutions e-commerce ont fait fois deux et demi en 2020 par rapport à 2019. L’essentiel de ce que l’on vend sur notre site e-commerce est le frais : c’est le frais qui déclenche l’achat plus que le non alimentaire », indique Allon Zeitoun, directeur général de Naturalia.

Tous deux se sont accordés pour souligner l’importance de la qualité de service en e-commerce.

Le digital pourrait-il proposer une extension de l’assortiment ?

Ce webinaire a également été l’occasion de pousser plus loin la réflexion autour du e-commerce. Et de son potentiel pour les magasins bio. Le digital pourrait-il proposer une extension de l’assortiment ? Oui selon Simon Le Fur pour lequel le digital permet de « pousser » les murs des points de vente bio et de proposer de nouveaux produits issus de producteurs fermiers locaux et de nouveaux fabricants (type start-up).

Mais pour Allon Zeitoun si l’idée d’un déploiement de l’assortiment en digital est “extrêmement intéressant en théorie”, ce n’est pas forcément “faisable sur tous les types de vente en e-commerce. Par exemple, sur la livraison à domicile, l’objectif est d’être parfait et irréprochable sur toutes les opérations : livrer à J+1 des produits de qualité, au moment prévu et sans rupture. Ajouter des références complémentaires est plus risqué pour arriver à l’excellence ». 

Pour en savoir plus et accéder au replay 👉 https://webinars-natexpo.eventmaker.io/programme/live/608960b26f9cc7007ae4967f

Prochain rendez-vous mardi 22 juin à 10h, avec la présentation du Cahier de Tendances Natexpo 2021. Pierrick de Ronne, président de Biocoop et président de Natexbio, participera, entre autres, à ce webinaire animé par Valérie Lemant, DGA SPAS Organisation, et Pascale Brousse, fondatrice de Trend Sourcing.

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