Le rayon Ultra-Frais (UF) confirme sa place stratégique au cœur des Magasins Spécialisés Bio (MSB). Avec une progression affichée de +11,8 % sur le périmètre à date (CAM M6), le secteur atteint une valeur estimée à 548 millions d’euros. Représentant désormais 12,3 % du chiffre d’affaires total des MSB (estimé à 4,45 milliards d’euros), l’Ultra-Frais s’impose plus que jamais comme un pilier de la reprise et de la fidélisation en magasin bio.
Tableau synthétique des performances par catégorie (Produits avec EAN hors service-arrière)
| Catégorie | Chiffre d’affaires (HT) en euro | Évolution (CAM M6) | Dynamique & Observations |
| Produits laitiers | 236 M€ | +12,9 % | Moteur principal du rayon en valeur |
| Végétal | 96 M€ | +2,8 % | 2ᵉ catégorie en volume/valeur, mais au ralenti |
| Viandes | 78 M€ | +16,1 % | Solide progression portée par l’exigence de qualité |
| Traiteur | 67 M€ | +10,0 % | Croissance soutenue par les besoins de praticité |
| Œufs | 26 M€ | +34,0 % | Bilan spectaculaire, bien qu’en essoufflement sur M6 |
| Laits (tous) | 20,6 M€ | +11,5 % | Belle dynamique globale |
| Produits de la mer | 22 M€ | +9 % |
Analyse détaillée par segment
- Les Produits laitiers : le cœur battant du rayon (+12,9 %)
Avec 236 millions d’euros, les produits laitiers représentent près de la moitié des ventes d’ultra-frais. Toutes les sous-catégories affichent une santé de fer :
- Fromages (97 M€ ; +14,9 %) : ils portent la catégorie grâce à une offre variée (de l’emmental râpé à la féta en passant par le comté) ;
- Yaourts (58 M€ ; +12,6 %) : la valeur sûre du quotidien, maintenant un rythme régulier avec les spécificités des MSB (brebis, chèvre) et les produits tendances (skyr) ;
- Beurre & Matières grasses (48 M€ ; +10,5 %) : des solides fondamentaux en fond de rayon ;
- Desserts lactés (32 M€ ; +12,1 %) : tirés par la recherche de santé ciblée et de nutrition fonctionnelle ( sans lactose, kéfir, Lassi..) et de gourmandise (riz au lait, liégeois, crèmes…).
À noter : le segment des Laits (tous laits) s’inscrit dans la même dynamique favorable avec +11,5 % (20,6 M€).
- L’Œuf : une croissance record (+34 %)
C’est le bond le plus spectaculaire du rayon avec 26 millions d’euros générés (HT). L’œuf a bénéficié d’un report d’achat massif vers des protéines accessibles et de haute qualité bio. Néanmoins, les données du mois de juin indiquent un petit essoufflement de la croissance.
- Viandes et Traiteur : les protéines en progression
- Viandes (78 M€ ; +16,1 %) : très forte accélération, soulignant la volonté des consommateurs de privilégier la charcuterie, la viande (steak haché) et la volaille transformée bio.
- Traiteur (67 M€ ; +10 %) : valide l’appétit pour les solutions repas prêtes à l’emploi.
- Le Végétal : une maturité qui s’installe (+2,8 %)
Avec 96 millions d’euros, l’ultra-frais végétal reste le deuxième contributeur en chiffre d’affaires. Toutefois, sa progression plus modeste (+2,8 %) témoigne d’une instabilité de l’offre. A noter : une forte croissance du tofu en GMS sur la période S1 2026 dont il faudra observer l’évolution.
- Mer-Saurisserie-Fumaison : un segment qui progresse sereinement
Avec des ventes à l’équilibre avec les laits, ce segment séduit aussi bien des consommateurs traditionnels (hareng) que de nouvelles habitudes de consommation (algues). La saurisserie retrouve un niveau que nous connaissions dans les années 2010.






