NUMERO : Mars-Avril 2014

Magasins… recherchent désespérément…

Qu’ils soient adhérents à un groupement, franchisés, faisant partie d’une chaîne ou indépendants, les magasins bio en France sont de plus en plus nombreux. À Paris, riche bassin d’emplois, il n’y a pas trop de difficultés pour trouver du personnel. Les gens sont habitués à être mobiles, utiliser les transports en commun et n’hésitent pas à quitter leur poste pour de meilleurs.

 

 

Mais en Province ?

 

La donne est différente. Il n’est pas toujours aisé de trouver sur place la bonne personne. Il faut donc attirer les bonnes compétences. Et c’est souvent là que ça se complique…

De plus en plus exigeante, la filière au niveau de la Distribution, se doit de trouver des nouveaux collaborateurs rompus à la gestion d’un magasin, aux achats, au merchandising, maîtrisant les produits et connaissant parfaitement les fournisseurs pour les postes d’encadrement (Responsable de Magasin, Directeur de Magasin, Adjoint au Directeur…) et des vendeurs « Conseil » qui maîtrisent tel ou tel segment de produits (cosmétiques, compléments alimentaires,…). Un véritable casse-tête pour les magasins devant une pénurie de candidats.

 

 

Comment s’y prendre alors pour trouver la perle rare ?

 

Bien souvent, en premier lieu, c’est le circuit traditionnel : petite annonce au pôle emploi local ou le fameux marché caché, le « bouche à oreille », le réseau relationnel… Avec beaucoup de chance, cela peut fonctionner.

Autre support, gratuit, le site bio-emploi.com qui vous fournira un nombre certain de candidature « ciblées »…

En revanche, la source peut se tarir. Par manque de candidats formés, disponibles à un instant T et, surtout, mobiles.

Reste l’approche directe, la « chasse de têtes » ! Approcher des personnes en poste et tenter de les convaincre d’aller prendre de nouvelles fonctions ailleurs. Cette méthode est probante.

Encore faut-il avoir les bons arguments pour convaincre la personne de démissionner, de déménager et de quitter, sans risque, son poste actuel. Proposer à un adjoint de prendre une place de responsable peut être un bon argument.

Mais il ne sera pas suffisant. Il semblerait que nous soyons, si l’on en croit les média, en période de crise. Ces périodes, qui reviennent régulièrement et sont souvent de plus en plus longues, ne facilitent pas la prise de risque des candidats. Il faut donc être convaincant. Comme le dit le proverbe, on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, même bio !

Il faut donc « vendre » le poste. Parfois même aller au delà ! vendre la ville, ses activités, son dynamisme, ses richesses du terroir, sa proximité avec la plage, la montagne… L’argument salaire est important aussi. Personne ne quittera son poste pour gagner moins (et travailler plus).

Mais rien n’est impossible !

La filière attire de plus en plus de monde. Des personnes en quête de donner du sens à leur vie, à leur carrière professionnelle. Beaucoup de personnes souhaitent quitter la distribution conventionnelle pour venir, même à salaire équivalent, voire moindre, pour trouver dans la filière bio des valeurs perdues, ou en voie de disparition ailleurs.

Il faut donc approcher des candidats potentiels, en poste, dans le conventionnel. Ces derniers seront rompus aux techniques citées plus haut, mais il faudra veiller au style de management, à la relation client et fournisseurs, à la notion de service et de conseil… Depuis plusieurs mois, nous recevons de plus en plus de candidatures spontanées sur notre site emploi.

Notamment depuis le passage sur France 2, dans l’émission Télématin, d’une chronique consacrée à l’emploi dans le bio et d’une présentation du site bio-emploi.com !

La filière attire de plus en plus de monde, encore faut il les accueillir, les former et les intégrer.

Preuve en est que le recrutement et la formation se retrouvent de plus en plus au coeur des préoccupations !