Le Synabio tire la sonnette d’alarme suite aux résultats de son observatoire annuel conduit auprès de 63 entreprises : le constat est sans appel, « le bio paie le prix des déséquilibres du système ».
Un décalage économique intenable
Alors que les coûts de production des entreprises bio ont bondi de +3,1 % en moyenne en 2026, les revalorisations tarifaires obtenues lors des négociations stagnent à +1,6 %. Le syndicat prévient, dans un communiqué, que cette « compression des marges des entreprises bio n’est plus tenable », mettant directement en péril la capacité d’investissement des TPE et PME du secteur.
Le danger de la rationalisation en grande distribution
Le communiqué souligne une dynamique à deux vitesses : si « les circuits spécialisés restent moteurs », la grande distribution et le discount optent pour une réduction des assortiments. Le Synabio avertit qu’une rationalisation excessive risque d’« appauvrir le choix, réduire l’attractivité de la catégorie et freiner durablement la consommation » à moyen terme. L’organisation appelle à un pilotage plus fin de l’offre pour préserver la diversité du rayon bio.
Réformer le cadre des négociations
Face aux limites des lois EGALIM qui, en sanctuarisant la matière première, ont « contribué à déplacer la pression économique vers la marge industrielle », le Synabio propose des changements structurels. Il soutient officiellement la proposition de la FEEF visant à faire du « tarif fournisseur une référence centrale de la négociation », permettant ainsi des ajustements tarifaires plus souples en cours d’année.
Appel à une réouverture d’urgence des discussions
L’actualité géopolitique, notamment les tensions au Moyen-Orient et la situation en Ukraine, pèse lourdement sur les coûts de l’énergie et de la logistique. En conséquence, le Synabio demande une « réouverture rapide des négociations » et la tenue d’un nouveau Comité de suivi afin de permettre aux entreprises de répercuter ces hausses de coûts de manière encadrée.
Les 5 propositions du Synabio








