NUMERO : N°82 – Mars/ Avril 2019

ORGAN(Y)C : La protection féminine en mode bio

Toute la douceur et la pureté du coton bio se retrouvent dans les produits de la gamme Organ(y)c.
     Tous les mois, à travers le monde, 3 milliards de femmes partagent la même expérience pendant quelques jours. Pour leur permettre de vivre ce moment dans le meilleur confort possible, des industriels ont imaginé des solutions pratiques depuis environ un siècle. Mais ces solutions sont parfois la source de bien des désagréments. Sauf quand les serviettes et tampons hygiéniques sont certifiés bio !

Des protections conventionnelles bien inquiétantes

Chaque mois, plus de 20 millions de femmes françaises se préparent à leur période de règles, pour que celle-ci se passe avec le moins de contraintes possible. Un chiffre équivalent à celui de l’Italie, où se trouve le siège de la société Corman à qui appartient la marque Organ(y)c, comme l’explique son directeur général Giorgio Mantovani, par ailleurs créateur de cette gamme : « Chez nous, il y a presque 20 millions de femmes réglées, ce qui représente plus de 300 millions de serviettes et tampons périodiques utilisés chaque mois. Le problème est que la plupart des femmes ne savent pas vraiment quels sont les matériaux utilisés dans ces produits, matériaux qui sont pourtant à l’origine d’inconfort et d’irritations à court terme, sans oublier les risques sur la santé à long terme ! »

Giorgio Mantovani, Directeur Général de Corman Spa.

En juin 2018, un rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a en effet une nouvelle fois confirmé la présence de résidus « potentiellement toxiques » dans les protections féminines, provenant vraisemblablement de la « contamination des matières premières ou des procédés de fabrication » : dioxines, glyphosate et autres pesticides, composés aromatiques polycycliques, phtalates, résidus de chlore servant au blanchiment du coton… Des substances connues pour leurs effets cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques, ou encore comme perturbateurs endocriniens. L’Anses s’était néanmoins voulue rassurante, concluant à « l’absence de risque sanitaire » en raison des « très faibles concentrations mesurées ».

C’est cependant oublier toutes ces femmes qui chaque mois souffrent au minimum d’allergies, d’intolérance et d’irritations, en raison notamment des parfums parfois utilisés dans ces produits, des déodorants ou antibactériens, ou encore des polymères chimiques utilisés comme superabsorbant pour piéger le flux menstruel.

« On n’explique pas suffisamment aux femmes de quoi sont faites les protections conventionnelles, ni leurs risques potentiels »

« On n’explique pas suffisamment aux femmes de quoi sont faites ces protections, s’insurge M Mantovani, ni des risques potentiels qui existent. Alors que de façon avérée, renoncer aux substances douteuses, comme nous l’avons fait avec nos produits certifiés bio, apporte la disparition immédiate des désagréments constatés ! »

Fabricant, spécialiste du coton

Ce n’est pas totalement un hasard si Corman est devenu un leader sur ce marché. Entreprise indépendante, avec près de 100 collaborateurs dont les deux tiers en production, elle est née en 1947. Elle a débuté avec la fabrication de dispositifs médicaux du type pansements, bandes de gaze tissées et ouate de coton. Il y a une vingtaine d’années, la gamme avait été étendue avec des serviettes hygiéniques en coton : « Il y avait une forte demande de consommatrices qui recherchaient ce genre de produits, car elles s’étaient aperçues qu’en remplaçant leurs protection contenant du plastique par de la gaze et du coton, leurs irritations et allergies disparaissaient. Etant donné notre savoir-faire, nous avons su répondre à cette demande avec les premières serviettes pur coton, qui ont rencontré un succès incroyable en Italie, car nous étions les seuls à offrir cette alternative ».

Corman Spa, spécialiste du coton depuis 1947, bénéficie d’installations ultra-modernes.

« Vers 2009-2010, nous avons poussé notre réflexion au bout de sa logique… Le coton est certes une matière première naturelle, représentant une réelle avancée par rapport aux produits à base de matières synthétiques. Mais comme on le sait, la culture conventionnelle de coton utilise énormément de pesticides, sans oublier les substances chlorées employées ensuite pour le blanchir. Nous avons donc décidé de passer majoritairement, pour l’ensemble des productions Corman, au coton bio, cultivé sans intrants chimiques et uniquement blanchi au peroxyde d’hydrogène, produit d’origine naturelle qui ne laisse aucune trace : c’est mieux pour les utilisatrices et pour l’environnement, sans oublier la santé des producteurs de coton, qui eux-mêmes souffrent de l’emploi des substances chimiques en culture conventionnelle ».

Bio, biodégradable et compostable !

La marque Organ(y)c fut créée à la même époque, avec utilisation exclusive de coton bio pour elle. Mais pour Corman, cela n’était pas suffisant : toutes les matières plastiques synthétiques ont été bannies, seuls des matériaux écologiques à base de ressources renouvelables étant utilisés. Pour le voile des serviettes, c’est un biopolymère à base d’amidon de mais et pour les applicateurs compacts des tampons, c’en est un à base de canne à sucre. Les emballages individuels des serviettes et protège-slips sont en matériau dérivé d’amidon de maïs et les emballages en carton recyclable. Quant au cœur absorbant, pas de superabsorbant chimique ni même de cellulose fabriquée à partir de pulpe de bois, comme cela se voit parfois : il est 100 % coton bio !

Résultat : une certification bio par ICEA, point dont Giorgio Mantovani est particulièrement fier : « Chez Organ(y)c, ce n’est pas seulement l’un ou l’autre produit qui est certifié bio : c’est l’intégralité de la gamme, ce que nous sommes les seuls à offrir. Tout cela grâce à notre savoir-faire, à notre technologie et donc à notre expertise en matière de coton. Et je me permets d’insister sur le fait que nous sommes les concepteurs et les fabricants de nos produits : tout est fait par nous. La seule chose que nous déléguons, à un partenaire spécialisé parce que le coton est un marché mondial, c’est l’achat du coton bio et le suivi de la production chez les cultivateurs, nos spécialistes allant néanmoins directement sur le terrain pour identifier le coton le plus adapté à nos besoins ».

M. Mantovani ajoute un autre point important : « Grâce au choix que nous avons fait pour les matériaux, tous nos produits sont biodégradables et de plus compostables. On ne peut pas faire plus écologique dans ce domaine ».

Organ(y)c crée de A à Z tous ses produits, de la conception à la fabrication.

« Respect », un mot essentiel

Au départ, Corman s’est lancé dans la conception de protections hygiéniques pour répondre à une problématique qui semble peut-être anodine pour certains, mais qui est importante pour toutes les femmes à la peau souffrant d’allergies et d’irritations : « Elles cherchaient une solution naturelle à leurs problèmes et nous sommes très heureux de la leur apporter. Innombrables sont les femmes qui nous écrivent pour nous dire combien elles ont trouvé leur bonheur avec nos produits 100 % coton bio. Certaines parlent même d’une ‘‘libération’’. Elles sont nombreuses aussi à nous dire qu’elles sont devenues de véritables ambassadrices de notre marque ».

En évoquant ces femmes, M. Mantovani parle de respect : « Parce que pour elles ces problèmes intimes peuvent être handicapants, elles méritent le respect. Ce mot est important pour nous. Respect de leurs soucis qui valent la peine qu’on s’attelle à les résoudre. Respect de leur santé, et de l’environnement, en n’employant que des matériaux sûrs, issus de ressources renouvelables. Respect par l’absence d’ambiguïté avec une gamme entièrement certifiée bio. Respect aussi en leur offrant une transparence totale, en indiquant sur les emballages la composition complète des produits, alors que cela n’est pourtant pas légalement obligatoire. Une transparence qui devrait aller encore plus loin chez nous : dans le futur, grâce à un code écrit sur l’emballage, il sera possible de connaître l’endroit précis où le coton a été produit ».

Que serait cette culture du respect si elle n’était pas déclinée dans d’autres domaines ? « En aidant au développement des filières de coton bio, en aidant certaines communautés agricoles locales, nous respectons aussi les producteurs avec lesquels nous travaillons. Dans nos propres murs, nous faisons également tout pour être respectueux du talent et du savoir-faire de tous nos collaborateurs. Et à propos de murs, notre tout dernier bâtiment, construit pour faire face à la demande croissante, respecte la nature : l’utilisation d’énergie solaire et de géothermie est à la pointe de la technique en matière de développement durable ».

« Essayer, c’est l’adopter »

Aujourd’hui, Organ(y)c est présent sur les cinq continents, les marchés italiens et des Etats-Unis étant les plus importants, sans oublier la France, où la marque est présente exclusivement dans le circuit bio spécialisé : « Notre collaboration exclusive avec le groupe Ekibio compte pour beaucoup dans le réel succès que nous rencontrons dans l’Hexagone, confirme M. Mantovani. Ekibio est un excellent relais pour faire passer le message de toutes nos spécificités et de nos valeurs, que je viens de rappeler. Car pour convaincre toujours plus d’utilisatrices, il faut qu’elles comprennent qu’avec les produits Organ(y)c, c’est un véritable changement de paradigme, comme on dit. C’est-à-dire qu’on passe dans une autre dimension, plus sûre et plus confortable, de la protection féminine ».

Certes, ces protections sont un tout petit peu plus chères : « Que représentent néanmoins 1 ou 2 € de plus par mois, au regard de tous les avantages que nous offrons ? Cette somme minime n’est rien en comparaison du confort et de la sécurité apportés, pour une efficacité parfaitement comparable, bien sûr, à celle des autres marques. Comme dit plus haut, une fois que les femmes ont testé nos produits, ce sont elles nos meilleures avocates.

Toutes les références produites sont certifiées bio, sans aucune exception.

C’est pour cela que nous attachons une grande importance à l’échantillonnage. Bien plus que des mots ou une publicité, nous savons que c’est notre meilleure façon de faire comprendre aux femmes qu’elles peuvent et doivent changer. Pour elles, pour leur santé et celle de l’environnement ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here