NUMERO : mars-avr 2008

Ou la prise en compte de l’index glycemique


Qu’est-ce que le diabète ?

C’est une maladie qui a pour origine un défaut de régulation de glucose sanguin. Le diabète mêle prédispositions génétiques et facteurs environnementaux. Il y a 3 types de diabète : Celui de type I (insulino-dépendant) qui est une maladie auto-immune, où les cellules du pancréas ne produisent pas d’insuline. Le type II qui concerne l’adulte, mais aussi de plus en plus d’adolescents est directement provoqué par les erreurs alimentaires (alimentation ra née, calories « vides », absence de fruits et légumes…)  : à la suite d’une surproduction répétée d’insuline, suivi d’une hypoglycémie réactionnelle, les cellules de l’organisme ne répondent plus aux signaux de l’insuline pour réguler la glycémie. Elles sont dites « résistantes à l’insuline ». Conséquence : la glycémie s‘envole et reste longtemps après les repas à un taux supérieur à 1g/l de sang et épuisement du pancréas.

La 3ème forme est dite diabète gestationnel. Il disparaît dans 97 % des cas après l’accouchement mais présente des risques pour la mère et le bébé.

Les complications du diabète sont graves. Outre le coma diabétique, maintenant bien contrôlé par les progrès de la médecine, on déplore des problèmes rénaux, un facteur de risque pour les maladies cardio-vasculaires, des neuropathies (altération des nerfs qui entraînent insensibilité, gangrène, grande sensibilité aux infections…), troubles de l’érection, des rétinopathies (troubles de la vision).

La glycémie

c’est le taux de glucose dans le sang. A jeun, il est normalement compris entre 0,70 g et 1,10g/l. Ce taux varie en fonction des apports alimentaires (sucre plus ou moins concentré, plus ou moins associé à d’autres nutriments et à des  bres alimentaires, mode de préparation des repas) et des dépenses à fournir. Mais il dépend également de mécanismes régulateurs dont l’insuline (hormone sécrétée par le pancréas) est le principal agent.

L’index glycémique

La distinction sucres simples = sucres rapides et sucres complexes = sucres lents est en grande partie fausse. Car, lorsqu’un sucre simple est avalé, son pouvoir hyperglycémiant (sa capacité à faire monter le taux de sucre dans le sang) dépend beaucoup du contexte dans lequel il est avalé. Lorsqu’il est mangé seul, la montée de la glycémie est importante, tandis que lorsqu’il est mangé dans un repas mixte et équilibré, la montée de la glycémie est plus faible et plus lente.

De plus, la présence de  bres alimentaires ralentit le passage de l’intestin vers le sang des sucres simples ou complexes présents dans l’aliment.

L’index glycémique indique donc le pouvoir hyperglycémiant des aliments. Il existe des tables indiquant l’index glycémique des aliments. Le glucose sert généralement d’indice de référence.

La base même de l’alimentation du diabétique, c’est la gestion de l’apport calorique pour éviter les pics de glycémie, générateurs de production d’insuline. Pour cela, le diabétique va

• Rechercher des aliments à index glycémique bas intégrés dans un menu équilibré en lipides et protéines. Ainsi, un dessert aura moins d’e et hyperglycémiant en  n de repas que pris de façon isolée

• Limiter les apports en graisses d’origine animale en privilégiant le poisson et les viandes de volailles

• Se tourner vers la consommation de graisses végétales et de protéines végétales

• Augmenter les aliments riches en fibres (légumineuses, légumes verts) pour l’apport de sucres complexes

• Pratiquer de l’exercice physique

La consommation d’édulcorants est possible en remplacement du sucre en morceaux et en poudre. Cependant, le problème des édulcorants pour le diabétique c’est de compenser la réduction des sucres simples par une majoration des graisses au lieu d’augmenter la part des sucres complexes. D’autre part, ils entretiennent l’appétence vis-à-vis des sucres simples si leur consommation est importante.