Rapport du Sénat sur les marges des industriels et de la grande distribution : le Synabio appelle le Gouvernement à agir

Dans un communiqué commun, les syndicats représentants l’ensemble des fabricants de produits de grande consommation établis en France, dont l’Ania et le Synabio, saluent le rapport sénatorial sur les marges des industriels et de la grande distribution et appellent le Gouvernement à sortir du « système mortifère » des pratiques de la GMS et à « corriger durablement les dérives identifiées ».

 

Sept organisations professionnelles représentant l’ensemble des fabricants de produits de grande consommation établis en France – l’Ania (Association nationale des industries alimentaires), La Coopération Agricole, FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté), FHER (Fédération de l’hygiène et de l’entretien responsable), Ilec (Institut de liaisons des entreprises de consommation), Pact’Alim (PME & ETI de l’alimentation) et le Synabio (Syndicat des entreprises bio agroalimentaires) – ont décidé de prendre la plume pour saluer le Rapport du Sénat sur les marges des industriels et de la grande distribution et appeler le Gouvernement « à agir ».

Pour les signataires, « Le rapport offre une démonstration documentée du transfert continu de valeur de l’amont vers l’aval de la chaîne, au profit des enseignes de distribution. La répartition de la valeur dans la chaîne alimentaire est très déséquilibrée  : la distribution en capte 40 %, quand l’agriculture n’en perçoit que 8 % et l’industrie 14 %. Le rapport l’établit graphiquement : depuis 2021, les prix de vente aux consommateurs augmentent systématiquement plus vite que les tarifs négociés avec les fournisseurs – l’écart se creuse chaque année au profit des enseignes. Parallèlement, le coût des accords de services internationaux imposés aux industriels est passé de 780 millions d’euros en 2019 à 1,1 milliard d’euros en 2024 ».

Avec, à la clé, « Des pratiques déloyales érigées en système. D’un côté 25 000 industriels locaux ou nationaux et de l’autre seulement trois centrales d’achat qui contrôlent près de 90 % des achats de produits de grande consommation. Ce n’est plus une négociation : c’est une soumission économique structurelle. Le rapport documente des pratiques déloyales récurrentes et assumées : menaces de réduction de commandes pouvant représenter entre 30 % et 70 % de l’assortiment, baisses brutales pouvant atteindre jusqu’à 60 % des ventes d’un industriel, facturation de services contraints ».

Et un impact direct pour les entreprises de l’aval (rémunération en péril des producteurs, fermetures d’usines d’entreprises agroalimentaires….) et pour le consommateur (« réduction de l’offre, recul des produits biologiques, dépendance croissante aux importations et un risque à terme de conséquences directes sur les prix »).

En conséquence, les signataires demandent au Gouvernement de « prendre, sans délai, des engagements publics et précis sur la méthode et le calendrier qu’il entend suivre dans les prochaines semaines pour mettre fin à ce système mortifère et de corriger durablement les dérives identifiées » et d’être reçus collectivement rapidement par le Premier ministre.

 

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