Réduction du plastique : les magasins bio, modèles de la distribution durable

Le réseau bio se distingue notamment par son rôle pionnier sur le réemploi, sur lequel Biocoop est très actif. Photo : Biocoop Le Vigan.

Une étude de Que Choisir Ensemble et No Plastic In My Sea démontre la nette avance du réseau bio sur la réduction du plastique et dénonce la persistance de mauvaises pratiques en grande distribution (mini-formats, suremballage, recul du vrac…).

 

Voici les principaux avantages et points forts des magasins bio mis en avant par l’étude « Supermarchés : toujours accros au plastique ? », publiée en avril 2026 :

 

1. Leadership sur la vente en vrac

  • Omniprésence des rayons : Alors que le vrac recule en grande distribution classique, il est quasi systématique chez La Vie Claire (98 %) et Biocoop (97 %).
  • Diversité de l’offre : Les magasins bio proposent en moyenne 129 références en vrac contre seulement 44 en GMS. Biocoop – qui représente 45,2 % de part de marché du le réseau spécialisé – détient le record avec 150 références en moyenne.
  • Vrac non-alimentaire : Contrairement aux supermarchés classiques, les magasins bio développent le vrac pour les produits ménagers et d’hygiène (shampoings, lessives), une pratique quasi systématique chez Biocoop.

 

2. Fruits et légumes : un modèle sans plastique

L’écart de pratiques entre les magasins bio et les GMS est particulièrement frappant dans ce rayon :

  • Vrac majoritaire : Dans 90 % des cas, les magasins bio vendent les fruits et légumes courants en vrac, alors que les GMS vendent 91 % de leurs produits bio emballés.
  • Absence de produits prédécoupés : Les magasins bio évitent la « fraîche découpe » (fruits ou légumes coupés sous plastique), une tendance jugée aberrante et pourtant en hausse dans les autres enseignes.
  • Sacs de caisse et pesée : L’usage de sacs plastiques fins pour le vrac est quasi inexistant en magasin bio (3 % en moyenne contre 63 % en GMS).

 

3. Sortie des bouteilles en plastique

Les distributeurs bio vendent très peu de boissons en plastique.

  • L’exemple de Biocoop : Depuis 2017, l’enseigne a arrêté la commercialisation d’eau plate en bouteille plastique à usage unique, évitant ainsi 103,6 tonnes de plastique par an.
  • Mini-formats : Les bouteilles de moins de 50 cl (eau) ou 33 cl (jus), sources majeures de déchets, sont beaucoup plus rares que dans les supermarchés traditionnels.
 

4. Pionniers du réemploi et de la recharge

Les magasins bio privilégient la réduction et le réemploi plutôt que le simple recyclage.

  • Engagement massif : 95 % du réseau Biocoop est engagé dans des programmes de réemploi.
  • Taux de retour : Les clients des magasins bio sont plus sensibilisés, avec des taux de retour des contenants atteignant 49 % chez Biocoop et 67 % chez La Vie Claire, contre des taux bien plus bas en GMS.

5. Lutte contre le suremballage et les unidoses

L’étude note que les enseignes bio résistent mieux aux tendances marketing polluantes :

  • Unidoses : La vente de lessive en « pods » individuels ou de masques de beauté à usage unique est marginale dans le circuit bio, alors qu’elle est devenue la norme ailleurs.
  • Optimisation des emballages : Pour leurs marques propres, les magasins bio (comme Naturalia pour ses amandes) proposent souvent des emballages mieux dimensionnés, sans le « vide inutile » fréquemment observé chez les concurrents.

 

En résumé, l’étude démontre la viabilité économique de modèles de distribution moins dépendants du plastique, les magasins bio servant de laboratoire pour des pratiques (vrac, réemploi) qui devraient être généralisées à l’ensemble du secteur pour atteindre les objectifs de la loi AGEC.

 

La référence pour les professionnels de la distribution bio spécialisée et alternative

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