
À l’occasion de son 20e anniversaire, So.bio a inauguré le 10 février son tout nouveau concept de magasin, entièrement repensé, à Biganos (33). Une étape emblématique d’une année marquée par des ambitions renouvelées, quelques mois après l’acquisition de l’enseigne Le Grand Panier Bio.
Benoît Soury et Florence Gomez ont présenté le 10 février le nouveau concept de So.bio à Biganos (33), premier des cinq magasins pilotes pour 2026. Les suivants seront Le Haillan (magasin historique de l’enseigne) et Paris Jeanne d’Arc (magasin urbain de 500 m²). Florence Gomez précise que deux autres magasins pilotes seront transformés au cours du deuxième semestre 2026.

Un parcours clients entièrement repensé
Le nouveau concept So.bio Biganos apporte un lot de révolutions. Ce chantier basé sur des analyses de données a commencé depuis plus d’un an et demi. L’identité en est l’expression extérieure, mais le plus gros changement vient du parcours clients.
La zone marché

À l’entrée du magasin, on retrouve, le rayon fruits et légumes (avec brumisateurs pour les légumes feuilles), le rayon vrac, immédiatement sur la droite, suivie par l’offre de service arrière.
Le prix est travaillé sur les quatre fruits et légumes les plus consommés (pommes, salades, bananes et pommes de terre) avec des prix bloqués toute l’année, sans compter l’opération hebdomadaire « bon plan » sur ce rayon.
Le rayon fruits et légumes, en plus de son positionnement premium, comprend un large choix. Les meubles inclinés permettent une belle mise en valeur et accentuent la praticité pour le consommateur.
Tous les produits de saison sont d’origine française, tout comme la viande, les œufs et le pain (le local, pour So Bio, correspond à une distance inférieure à 100 km). Autre nouveauté pour So.bio : les balances de pesée sont dorénavant en caisse.
Le rayon vrac est composé de 300 références, avec un meuble bas, un bar à olives, du vrac liquide alimentaire (huile, vinaigre…) et du vrac préemballé, (des produits issus de l’offre vrac mis en barquettes). Des ventes en format « big », dans le conditionnement reçu par les fournisseurs de vrac positionné au pied du meuble à silos, avec une remise d’office de 10 %.

Petit détail, les becs sous les silos sont gradués afin que le consommateur puisse estimer son volume d’achat lors du service. La consignation est également mise en avant sur le rayon vrac liquide, mais aussi sur le rayon boissons. Le vrac représente entre 8 et 8,5 % du CA total du point de vente.

La viande est livrée via la boucherie de Pessac, le magasin de Biganos ne disposant pas de boucherie, contrairement à 13 magasins So.bio (sur 60) qui travaillent uniquement à partir de carcasses. So bio a investi dans la mise sous vide (skin) pour prolonger la DDM. La charcuterie est majoritairement française, avec quelques spécialités d’Espagne et d’Italie. Le fromage en service arrière propose des produits de saison, découpés en magasin, avec des plateaux saisonniers (ex. raclette). Le pain est local, complété par des références spécifiques et conditionnées.

L’univers Boissons : qualité, prix et plaisirs

Ce dernier point est défini par une grille élaborée sur des critères organoleptiques mais également sur les actions RSE des fournisseurs.
La pyramide prix dans le domaine des alcools, dont le distributeur note une forte élasticité prix/volume, est assez courte ; les vins à moins de 9 euros sont privilégiés.
L’offre de « No Low » est très présente, So.bio rappelle avec fierté qu’ils ont été parmi les premiers à référencer des produits tels que « LE VIN ». D’ailleurs, la responsable du rayon précise que les ventes de bières sans alcool ont progressé de 60 %. L’animation du rayon comprend une mise en avant chaque mois d’un producteur local. 250 références sont en consigne, un axe que la responsable de ce rayon souhaite accentuer.
Le rayon des softs et boissons type Ginger Beer est en croissance de +30 %.

Beauté et bien-être, un rayon rationalisé


So.bio a beaucoup travaillé sur ce rayon qui, à l’inverse du concept initial, n’est plus situé à l’entrée mais dans un espace plus « confidentiel », moins important en surface. Une rationalisation de l’offre (-30 % de références) est appliquée.
Nous y retrouvons les marques historiques de la distribution spécialisée, mais aussi de nouvelles marques tendance et une mise en avant de marques aux tarifs compétitifs.
Le merchandising dans la partie hygiène et soins est par marque, alors que dans la partie bien-être, la fonctionnalité des produits est privilégiée.
Au niveau humain, une naturopathe est présente en permanence dans ce rayon.
Les spécificités
L’analyse des comportements et attentes des consommateurs a permis à So.bio de développer des espaces comprenant des offres plus spécifiques.

Une tête de gondole est consacrée à l’offre « protéinée », dont la cible est les sportifs, les seniors et les végétaliens.
Le rayon sans gluten comprend une offre large et profonde. Sandie Gillibert, responsable des achats, précise que l’aspect organoleptique est l’un des critères clés de sélection.
Le rayon surgelés a été augmenté de 25 % grâce à l’introduction d’un meuble supplémentaire, le merchandising très clair dans ces armoires favorise l’identification des produits.

Au rayon ultra-frais les habillages ont été retravaillés, avec des casquettes mais également les codes couleurs des réglettes afin d’identifier parfaitement les divers segments : le végétal (offre large) en vert foncé, les produits laitiers vache en bleu, brebis en bordeaux…


L’ensemble du frais (fruits et légumes, service arrière, ultra frais…) représente 40 % du chiffre d’affaires total.
Notons aussi une offre permanente à prix accessibles sur environ 250 références (les « Prix malins »), clairement identifiées par des réglettes sur fond rouge bien visibles.
Les nouveaux services proposés
Borne de retrait de colis Vinted Go, consigne verre SoVerre, livraison via Uber Eats ou Deliveroo, offre de poisson frais hebdomadaire avec Poiscaille.
L’engagement environnemental
Ce nouveau concept est l’occasion pour So.bio d’adopter un modèle économe et bas carbone, en réutilisant le mobilier, dans un souci d’impact environnemental aligné avec son ADN d’origine.
Philippe Delran
Article complet dans le n°123 de Bio Linéaires (Mars/Avril 2026) : sortie fin février 2026.







