Ventes en vrac : 46 % d’anomalies selon la DGCCRF en 2020

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené, en 2020, une enquête sur la vente en vrac des denrées alimentaires dans les commerces de détail. Sur les 1 658 établissements visités (GMS, magasins bio, épiceries, commerces 100 % vrac, épiceries ambulantes), 756 étaient en anomalie. 

La dernière décennie a été marquée par la résurgence progressive du vrac dans les rayons des grandes surfaces (GMS) ainsi que par l’apparition d’établissements, souvent de petites tailles, ne proposant que des produits non préemballés. La vente en vrac jouit d’une notoriété grandissante chez les consommateurs, notamment du fait de l’impact environnemental jugé positif de ce mode de consommation. Ce phénomène reflète la volonté d’une partie des Français de réduire leurs déchets mais aussi de consommer des produits plus sains et moins transformés.

1 658 établissements visités

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené, en 2020, une enquête sur la vente en vrac des denrées alimentaires dans les commerces de détail. Les enquêteurs se sont assurés du respect des règles de base relatives à la protection du consommateur, que ce soit en matière de sécurité (hygiène notamment) ou de loyauté des informations transmises au regard des spécificités de ce mode de distribution (modalités de stockage particulières du fait du conditionnement en gros des produits, présentation des denrées en libre-service, diversité des contenants et des emballages qui peuvent être fournis par le magasin ou apportés par le client, etc.). 

Sur les 1 658 établissements visités (GMS, magasins bio, épiceries, commerces 100 % vrac, épiceries ambulantes), 756 étaient en anomalie, ce qui représente 46 % des professionnels contrôlés. Au total, 656 avertissements, 98 injonctions, 15 procès-verbaux pénaux et 2 procès-verbaux administratifs ont été rédigés. 

Mieux informer le consommateur

Il apparaît que les professionnels peuvent réaliser des progrès en matière d’information des consommateurs (signes de qualité, certification bio, affichage des prix, règles d’étiquetage de la provenance et de l’origine), de contrôle des quantités vendues et du respect des règles d’hygiène des établissements et des denrées (traçabilité, autocontrôles, respect des températures, aptitude des matériaux au contact des denrées alimentaires).

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