NUMERO : N°64 -Mars avril 2016

VIVANESS 2016

245 exposants (dont 162 non allemands) contre 204 (dont 132 non allemands) en 2015 : l’édition 2016 de Vivaness a confirmé la richesse constante de cette manifestation incontournable. Une richesse qui illustre avant tout il est vrai la réussite de la cosmétique certifiée en Allemagne : en 2015, la CA de la branche a encore battu un record, avec 1,3 Mds d’euros.

Du visible…

Nombreux étaient les changements visibles dès un premier tour à travers les allées, comme le grand stand commun COSMOS réunissant le BDIH, Cosmebio, Ecocert Greenlife, ICEA et la Soil Association, ou cet autre stand également commun réunissant sous la bannière de leur association les principales marques labellisées NaTrue, le tout pensé pour montrer le dynamisme des deux grandes associations internationales. Autre nouveauté importante, les conférences du Congrès Vivaness se déroulant directement dans le hall, ou encore un grand podium sur lequel 54 présentations et conférences se sont déroulées pendant les quatre jours du salon. Flagrant était également le fait que la cosmétique vegan n’était plus traitée en star : même la catégorie spéciale qui lui était dédiée en 2015 sur l’espace des nouveautés concourant pour le concours de « Meilleur nouveau produit » avait disparu. Non pas qu’il n’y a plus de produits vegan, mais ceux-ci sont presque devenus une certaine normalité.

Du côté des produits, on ne pouvait que noter le nombre grandissant de marques, produits et accessoires d’hygiène, d’une part ceux destinés à la femme (nettoyants intimes, tampons et serviettes périodiques, coupes menstruelles) et d’autre part les brosses à dents. Dans un autre domaine de l’hygiène, plus ludique, le nombre de sociétés  produits à ajouter au bain, souvent artisanaux, était également en croissance : des produits bien sûr bio, mais aussi vegan, avec souvent des huiles essentielles naturelles comme seuls parfums, et aptes à séduire une clientèle de loin non limitée aux adeptes de la bio. On pouvait aussi noter la présence croissante de marques proposant des colorations capillaires naturelles, signe d’un savoir-faire en la matière se confirmant au fil des années.

…au presque invisible

Certaines entreprises n’ont malheureusement toujours pas compris que pour réussir la cosmétique naturelle et bio doit pouvoir séduire le plus grand nombre, avec notamment des packagings modernes et des parfums aptes à soutenir la comparaison avec la cosmétique conventionnelle. On trouve ainsi encore des marques, même récentes, dont les produits ont des « parfums » peu consensuels, car sentant très fortement les huiles essentielles.

Cependant, avec un œil professionnel et attentif, il était très facile de trouver dans les allées de Vivaness 2016, comme chaque année, des marques intéressantes et même innovantes, pour qui cherchait de quoi diversifier son assortiment. Cette innovation vient parfois, ce qui ne doit pas étonner, de pays lointains, qui ont une approche différente de la beauté. On pouvait ainsi découvrir une marque thaïlandaise proposant, à côté de ses émulsions et savons « soignants », de jolis flacons de poudres à mélanger à de l’eau ou de l’huile : nettoyant aux haricots mungo, masque purifiant au charbon de bambou, masque au riz jasmin. Une marque taiwanaise attirait l’œil par sa double certification Soil Association et Halal, étant vendue en Malaisie, pays musulman. Sa façon particulière d’aborder la beauté se traduit en particulier par une palette intéressante de différents masques pour le visage, présentés sous la forme de tissus imprégnés. Une approche différente de la beauté était également proposée par une jeune société lituanienne, aux produits à la présentation simple mais luxueuse, accompagnés d’une documentation au design raffiné. Sa particularité ? Proposer des soins exclusivement constitués de mélanges d’huiles (à part les savons et le baume pour les lèvres), à l’exclusion de toute émulsion, et ce pour offrir une transparence absolue via les produits les plus purs et les plus simples possible.

Des marques qui ont tout pour elles

De fait, ce sont souvent des marques jeunes qui constituaient lors de ce salon l’exemple même de ce que doit être la cosmétique bio de demain, capable de séduire même une clientèle « non bio ». Ainsi cette marque belge, aux packagings frais et modernes créés par une illustratrice, aux parfums délicats et textures légères, aux prix modérés, basés sur des ingrédients pour certains originaux venant de l’Himalaya. Ou encore, pour terminer, cette très récente marque bulgare, aux ingrédients bio, végan, crus (raw) et même 100 % alimentaires, avec des textures parfois étonnantes (beurres moussés) et un design simple mais soigné et coloré. Résultat : un stand qui a rencontré un succès énorme, alors qu’il n’était pas idéalement placé.

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