NUMERO : mai-juin 2013 – BL 46

Vos conseils en cas de syndrome prémenstruel

L’équilibre entre oestrogènes et progestérone

Dans la plupart des cas, le SPM est avant tout le résultat d’un simple déséquilibre entre les deux principales hormones : oestrogènes et progestérone.

Le Dr John R LEE, auteur de nombreux ouvrages sur l’équilibre hormonal des femmes, lança le premier le terme de « dominance en estrogènes » pour vraiment symboliser l’excès d’oestrogènes par rapport à la faible sécrétion de progestérone. Il n’est pas question ici de dosage puisque la concentration en progestérone est nettement supérieure à celle des estrogènes, mais ces derniers étant beaucoup plus puissants, ce sont surtout leurs eets qui dominent.

Parfois ce manque de progestérone à l’origine du SPM est imputable à des cycles sans ovulations. En eet, dans les ovaires, à chaque début de cycle, un follicule (poche contenant l’ovule), va grossir pendant 14 jours et se rompre pour libérer l’ovule. A partir de ce moment, cette poche appelée corps jaune, va sécréter la progestérone, une hormone nécessaire, en cas de fécondation, à l’implantation de l’oeuf dans la muqueuse utérine. À l’inverse, quand il ne se produit pas d’ovulation, par manque d’hormones hypophysaires (FSH et LH) ou parce que l’ovaire « n’entend » pas les messages que le cerveau lui envoie, le follicule ne peut produire de la progestérone et l’organisme se retrouve en manque.

 

Un test pour vos clientes :

 

 

Si elles répondent oui à la plupart de ces armations, il faudra tenter de réguler ce déséquilibre en les orientant vers des suppléments phytonutritionnels (vitamines, minéraux, plantes…) qui miment l’action des hormones. On appelle ces dernières plus communément des phytohormones, et dans ce cas des « progestérone-like » qui agissent sur les récepteurs ou sur l’hypophyse.

 

En priorité : du gattilier (Vitex agnus castus)

Nous lui consacrons une page entière dans ce numéro. (Reportezvous à la page 79)

L’huile de krill

Au cours d’un essai, réalisé sur 70 femmes au Québec, les chercheurs ont constaté que l’utilisation quotidienne d’huile de Krill avait notablement amélioré les symptômes prémenstruels ainsi que les douleurs pendant les règles à raison de 2 grammes par jour.

Votre conseil :

1-2 g par jour, pendant le déjeuner et/ou le diner en plein milieu du repas.

 

Le Ginkgo biloba

Plusieurs études cliniques ont prouvé qu’un extrait standardisé de Ginkgo permettait de soulager les douleurs mammaires et les perturbations émotionnelles avant les règles. Votre conseil : à partir du 15e jour du cycle, 100-200 mg par jour, pendant le repas. Des vitamines et minéraux Selon plusieurs études, les femmes qui consomment susamment de calcium et de magnésium dans leur alimentation ont moins de risque de sourir de SPM sévère. De plus, la supplémentation concomitante en vitamines B6 et E a permis, selon certains essais, de diminuer les symptômes avant et pendant les règles.

Votre conseil :

environ 1 g de calcium et 300-600 mg de magnésium (« classique » ou marin) à prendre tous les jours sur 2 mois.

 

L’huile d’onagre

Même si toutes les études ne s’accordent pas à le dire, elle serait surtout ecace en cas de douleurs mammaires et dans le bas ventre. L’acide gamma-linolénique (GLA) qu’elle contient agit directement sur la production de certaines prostaglandines PGE1 qui exercent une action sur les mécanismes déclenchant l’inammation et donc les douleurs.

Votre conseil :

dès le 15e jour du cycle, 1000 mg, 3 fois par jour pendant les repas.

 

Pendant la semaine qui précède les règles dites à vos clientes :

● De boire beaucoup d’eau.

● D’évitez les aliments à IG élevés qui entraînent fatigue et irritabilité.

● De diminuer fortement leur consommation de viandes et produits laitiers qui non seulement contiennent une grande proportion de graisses saturées, précurseurs de substances inammatoires, mais également peuvent être source de xénoestrogènes. (oestrogènes étrangers à l’organisme)

● D’augmenter leur consommation d’oméga-3 (huile de lin, de cameline, de poissons gras)

● D’éviter l’alcool et les abus de boissons riches en caféine.