Vrac et Réemploi : les signaux d’une reprise en 2026

Après plusieurs années de turbulences, le marché de la vente en vrac et du réemploi amorce un redressement. Selon la dernière étude NielsenIQ pour Réseau Vrac & Réemploi, révélée lors du Mois du Vrac et du Réemploi, 32 % des foyers français ont intégré ces pratiques dans leur quotidien en 2025. C’est aussi le cas en réseau bio, comme le confirme une enquête de Bio Linéaires.

 

Les chiffres clés de cette étude 

Premier enseignement : le vrac et le réemploi touchent désormais près d’un tiers des foyers français. Selon l’étude, 32 % des consommateurs déclarent avoir acheté au moins un produit en vrac ou en emballage consigné au cours des douze derniers mois.

Dans le détail :

  • 26 % des Français ont acheté des produits alimentaires en vrac en 2025 (contre 25 % en 2024) ;
  • 15 % ont acheté des produits via un système de consigne (+ 2pts versus 2024).

 

Les freins : entre perception prix et contraintes logistiques

Les obstacles majeurs qui freinent encore un passage à l’échelle massive.

Pour le vrac : 

Le prix : 32 % des consommateurs perçoivent le vrac comme plus cher que le préemballé. 

L’offre : 27 % soulignent ne pas retrouver les produits dont ils ont besoin.

Praticité : 24 % jugent peu pratique le fait de se servir.

Gain de temps et organisation : 22 % estiment que cela leur prend trop de temps de faire leurs courses en vrac et tout autant que cela requiert de l’organisation.

Pour la consigne : 

La logistique : 43 % des répondants jugent le retour des contenants trop contraignant.

Offre : 27 % indiquent ne pas trouver les produits qui les intéressent en réemploi.

Tant pour le vrac que la consigne, le levier principal pour séduire les consommateurs est de trouver une offre adaptée à leur budget alors que 79% des répondants se déclarent « fragilisés ou prudents face à leur situation économique ».

 

Un intérêt environnemental toujours très présent

Malgré le contexte économique, les préoccupations environnementales restent un moteur important de ces pratiques. L’étude souligne ainsi que 73 % des Français jugent important de réduire les emballages.

Dans ce contexte, le vrac et le réemploi apparaissent pour une partie croissante des consommateurs comme des solutions concrètes pour limiter les déchets et adapter la quantité achetée à leurs besoins.

 

Des catégories de produits en progression 

Les plus fortes progressions d’acheteurs concernent :

  • les épices (+3,5 points de pénétration),
  • les biscuits (+3,3 points),
  • le café (+2,7 points).

 

L’étude met également en lumière les principaux critères qui influencent l’achat en vrac ou en emballage consigné.

Les consommateurs citent d’abord des facteurs de praticité et d’accessibilité :

  • la présence de l’offre dans leur magasin habituel,
  • la proximité du point de vente par rapport à leur domicile,
  • la diversité de l’assortiment disponible.

 

Source : NielsenIQ – Vrac et réemploi Des habitudes déjà bien ancrées, et du potentiel pour aller plus loin.

Le rebond du vrac en réseau bio…
qui redevient une priorité

Le vrac, très fragilisé pendant la crise sanitaire, confirme sa reprise en réseau bio en 2025 selon l’enquête menée en début d’année par Bio Linéaires auprès des enseignes et groupements du secteur. Près des deux tiers des distributeurs observent une hausse de leur chiffre d’affaires sur ce rayon en 2025. 

Toujours cette enquête, le vrac et la consigne figurent dans le Top 4 des services et produits à prioriser des distributeurs en 2026. C’était déjà le cas en 2025.

Source : Bio Linéaires N°123 (Mars/Avril 2026). Numéro disponible à l’achat : ICI

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