NUMERO : Jan-Fev 2012

Éco-innovation : les initiatives d’aujourd’hui qui anticipent 2020 (3/4 suite)

Notons que les intitiatives de reprise d’objets usagers («tradin in» en Anglais) pour la revente, le recyclage, les dons ou la remise de bons d’achats ont de plus en plus le vent en poupe.

 

4 – La consommation collaborative

 

(image)

 

L’économie du partage : vous connaissez les AMAP, mais savezvous que ce partenariat entre un groupe de consommateurs et une ferme fait partie de la grande famille dite de la consommation collaborative, qui est citée par Time Magazine comme l’une des dix idées qui vont changer le monde ? Pilier essentiel d’une consommation soutenable, elle transforme les produits en services en prônant la location, l’échange, ou l’achat entre particuliers des objets plutôt que leur possession en propre. Bref nous commençons à sortir du cadre commercial habituel où une entreprise ou un distributeur se «contente» de vendre un produit à un consommateur. Dorénavant, il faudra aussi louer et faciliter le partage et l’échange de biens directement entre ses clients. Si l’illustration la plus médiatisée de ces nouvelles pratiques est l’explosion du covoiturage, il existe aujourd’hui des centaines d’initiatives actives dans la voiture, le logement touristique, le travail, la nourriture ou les vêtements. Cette montée rapide du phénomène commence même à intéresser les grandes marques et distributeurs conventionnels.

● Intermarché teste le troc entre consommateur sur Facebook avec sa plate-forme «Family Troc» : http://apps.facebook.com/familytroc/

● Castorama lance les «troc’heures», une plate-forme communautaire d’échange d’heures entre bricoleurs et jardiniers : www.lestrocheures.fr

● Dimdom, le 1er site dédié à la location de jouets en ligne sur abonnement. Dimdom permet de choisir ses jouets parmi des centaines de références et de les échanger gratuitement : www.dimdom.fr Et la bio dans tout cela ? La bio est légitime à une participation active à cette tendance de fond, car, à l’instar des réseaux sociaux il est facile de dénaturer le concept : par exemple, le site Groupon d’achats groupés de bons de réductions joue uniquement sur l’aspect vénal de l’achat groupé (bénéficier de remise importantes) sans chercher à créer une vraie communauté de lien. Les marques vertes peuvent fidéliser leur public en facilitant les achats groupés et en proposant des sites de don, de partage ou vente directement entre particuliers. La distribution bio quant à elle peut aussi y trouver de nouveaux modèles de vente en prélevant par exemple une reménuration sur les transactions soumises en partage, comme le font les start-up de la consommation collaborative qui ont toutes su séduire les investisseurs (Super marmite, La Ruche qui dit Oui, Thredup – Airbnb – Relayrides – Zipcar (400 000 abonnés)).

 

(image)

 

publics (particulier, comité d’entreprise, association, société, administration…), la possibilité d’acheter directement ses produits en achat groupé : www.w-achat.com/index.php/commandez-en-ligne/ groupement-achats-ecologiques.html

● Achat groupé et distribution bio : des initiatives commencent à émerger, proposées par des sites de e-commerce, grossistes, coopératives ou associations, le plus souvent à l’échelle locale : www. naturashop.fr/ – www.basebio-express.fr/ – www.atanka.com/infos/ commandes-groupees.aspx – http://chouxfleursetpissenlits.com

●Aller plus loin : les 100 sites de la consommation collaborative : http://consocollaborative.com/1704-100-sites-de-consommationcollaborative. html 2 blogs très intéressants sur le sujet : http://consocollaborative. com – http://service-en-plus.com « De nouveaux modèles de vente apparaissent, fondés sur l’économie du partage… » Voilà, c’est tout pour aujourd’hui :-) Suite et fin au prochain numéro.

● Décathlon anime 2 fois par an son «trocathlon», pour déposer, vendre et acheter votre matériel d’occasion entre particuliers. Ce distributeur ne prend aucune commission sur la vente, mais rémunère l’heureux vendeur en bons d’achats du magasin valables 6 mois : http://trocathlon.decathlon.fr

● BHV (Bazar de l’Hôtel de Ville) a organisé cet automne en partenariat avec le magazine Biba un «vide-dressing» où chacune pouvait voir ses propres vêtements vendus sur place et être rémunérée pour la vente en bons d’achats de l’enseigne : http://www.bhv. fr/vos-actualites/evenements/le-vide-dressing-du-bazar.html

● Ikea lance dès 2009 son propre service de covoiturage : une participation est demandée au passager : www.IKEA.fr/covoiturage

● Super-marmite est le 1er réseau social géolocalisé qui permet à tout un chacun de vendre directement ses petits plats faits maison à des particuliers : http://blog.super-marmite.com

● La Ruche qui dit oui est un site web qui permet à de petites communautés de consommateurs créées pour l’occasion de se mettre en relation directe avec des producteurs de leur région pour acheter des fruits & légumes moins chers. Le principe s’inspire à la fois des réseaux sociaux et des Amap, avec des différences notables pour ce dernier (pas d’engagement, etc.) : www.laruchequiditoui.fr

(image)

 

M. Sauveur Fernandez est expert indépendant en marketing vert et innovation responsable. Fondateur de l’Éconovateur en 2000, pionnier français des principes de la communication responsable, il décrypte les tendances à venir, et aide les entreprises à la création de produits et services éthiques.

4 rue de Chaffoy – 30 000 Nîmes –

Tél. : 06 11 40 19 91

Mail :

Site  : www.econovateur.com Twitter : twitter.com/econovateur –

Viadeo : www.viadeo. com/fr/profile/sauveur.fernandez