NUMERO : N°69-Janvier Février 2017

Dossier : Nutrithérapie, le pouvoir “thérapeutique” des aliments

Selon l’enseignement d’Hippocrate, les propriétés thérapeutiques des aliments établissent le lien entre la médecine et la cuisine. Il ne faut pas confondre la nutrition, la diététique, la nutrithérapie et la micro-nutrition. Ces mots représentent une grande diversité de concepts qui, malgré leurs différences -et parfois leurs divergences – se rejoignent pour constituer la science complète de l’alimentation. En choisissant nos aliments, il est possible d’atténuer et parfois même d’améliorer les terrains allergiques, optimiser sa mémoire, ne plus souffrir d’infections urinaires, retrouver une santé cardiaque normale… Si l’on veut actualiser nos connaissances en santé nutritionnelle, il convient sans doute d’intégrer diverses notions.

Les bases de l’alimentation

Connaissance des nutriments de base : glucides, lipides, protides (ou macro-nutriments) – découverte du métabolisme digestif par l’action des minéraux et des vitamines.

C’est la NUTRITION

Les bases des différents régimes alimentaires

Connaissance des nombreuses diètes adaptées pour les différents états de santé des populations (diète alcaline, régime Okinawa, régime pour diabétiques, diète du côlon irritable…) (qui pourront être présentées en détail plus tard)

C’est la DIÉTÉTIQUE

La notion du pouvoir thérapeutique des aliments

Connaissance des aliments présentant naturellement dans leur composition, les meilleurs potentiels préventifs et curatifs (antioxydants, caroténoïdes, flavonoïdes, acide folique, glucosinolates, lycopène, vitamines A, C, E, K…) face aux pathologies actuelles.

C’est la NUTRITHÉRAPIE

La notion de densité nutritionnelle des aliments

Connaissance des dosages précis, appropriés des micronutriments (antioxydants, caroténoïdes, flavonoïdes, acide folique, glucosinolates, lycopène, phytochimiques, vitamines A, C, E, K…) dans des formules de supplémentation.

Les centres américains de prévention et de contrôle des maladies (Prevention Chronic Disease – A Nutrient Density Approach) et l’European Journal of Clinical Nutrition sont les références actuelles les plus pertinentes en la matière.

C’est la MICRO-NUTRITION

Ce sont ces deux dernières catégories que nous développons aujourd’hui.

En alimentation, il n’existe pas de panacée universelle, de denrée alimentaire (ni même de diète ou de système alimentaire) qui corrige toutes les déficiences ou guérit toutes les maladies. La seule règle universelle que je connaisse et que j’enseigne depuis les années 1980, c’est la règle de l’individualisation alimentaire. Nous sommes en effet tous différents, chacun est unique dans l’univers. L’aliment qui nous convient personnellement peut-être un aliment “perturbateur” pour notre conjoint, notre fils, notre voisin… Généraliser la même recommandation pour tous peut-être une erreur dommageable.

Prudence ! La composition de notre assiette est donc un facteur essentiel pour notre équilibre individuel physique, psychique et émotionnel.

Une assiette pour chaque personne

L’expérience clinique, les progrès de la biochimie alimentaire, les recherches sur les propriétés thérapeutiques ou curatives des aliments permettent aujourd’hui de comprendre la nécessité d’appliquer la NUTRITHÉRAPIE, basée sur l’individualité alimentaire. Pour cela, au moins 20 paramètres doivent être évalués pour déterminer l’individualisation biochimique d’une personne et ainsi suggérer une alimentation choisie avec intelligence et bon sens pour le bien-être et le confort de chaque personne.

Quels sont ces paramètres démontrant les différences existantes d’une personne à une autre :

  • le groupe sanguin : peut-on recommander sans inconvénient la même alimentation aux groupes O, A, B, AB ?
  • le type ostéomusculaire : l’importance et la force du squelette, des tendons et des muscles peuvent faire varier les besoins alimentaires et surtout minéraux
  • le type morphologique : la silhouette dénote une structure physique avec des besoins spécifiques
  • le tempérament : un individu nerveux, sanguin ou bilieux nécessite évidemment des nutriments adaptés à son tempérament
  • l’activité physique : une activité physique ou sportive importante ou au contraire une passivité et une forte sédentarité doivent moduler le type d’alimentation à choisir
  • l’activité professionnelle : le travail musculaire et le travail intellectuel ne demandent pas la même alimentation, ni en macronutriments, ni en micronutriments
  • l’âge : les périodes de croissance, de grossesse, de ménopause, le 3ème âge… nécessitent chacune une alimentation  adaptée et bien choisie
  • la situation climatique : l’humidité ou l’ensoleillement suggèrent des aliments différents qui respectent le facteur environnemental
  • les saisons : les 4 saisons de l’année font recommander des aliments dont l’énergie vibratoire doit être en harmonie avec la période de l’année
  • les conflits personnels et le stress, vécus dans le milieu familial ou professionnel, peuvent être une cause de pathologie et nécessiter une alimentation spécifique
  • le sexe : les métabolismes masculin et féminin sont différents ; pour l’homme et la femme il faut sans doute prévoir une alimentation personnalisée.

Chaque individu est donc bien unique et nécessite, par conséquent, une alimentation personnalisée.

Les exemples qui suivent montrent que l’individualisation alimentaire est une clé importante de l’équilibre alimentaire et de la santé.

  • L’assiette d’un travailleur manuel dont la dépense physique ou musculaire est importante exige une proportion élevée de glucides et de protéines.
  • L’assiette d’un employé de bureau plutôt immobile et sédentaire nécessite une quantité élevée de fibres apportées par les légumes.
  • L’assiette d’un enseignant ou d’un éducateur doit comprendre des aliments suffisamment riches en phosphore, en oméga-3 pour satisfaire les besoins intellectuels et les exigences du système nerveux.
  • On ne peut pas calquer l’assiette de l’homme moderne devenu sédentaire grâce à la mécanisation et à l’automatisation sur l’assiette de l’homme ancestral dont toute la vie et l’activité était basée sur le mouvement et les efforts physiques et musculaires…

Par ailleurs, le nutrithérapeute moderne doit prendre en compte les besoins du monde actuel en proposant :

  • une alimentation biologique (culture sans pesticide)
  • une alimentation vivante (la plus possible crue)
  • une alimentation diversifiée (la monotonie alimentaire crée des carences, tandis que la diversité alimentaire apporte l’équilibre).

Dans le même temps, les techniques de “forçage” de l’agriculture, orientées vers un productivisme industriel débridé, ont appauvri notre assiette en nutriments essentiels. Face à ces constatations, la science a développé de nombreuses études permettant de bien cerner la problématique de nos besoins essentiels à couvrir et l’identité des substances biologiques présentes dans notre diversité alimentaire.

Ainsi est née la nutrithérapie : bien appliquée, elle permet de bénéficier d’une santé optimale. Notre alimentation couvre habituellement nos besoins en glucides, lipides, protides, mais souvent les exigences de notre corps en vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes,… ne sont pas bien couvertes. Par ailleurs, les diverses sources de pollution environnementale inactivent ou bloquent les processus d’assimilation de nos aliments, perturbent notre métabolisme. Enfin, le stress omniprésent dans une société de compétition et de surmenage entraîne des déséquilibres dans l’organisme. Des déficiences nutritionnelles naissent avec une incidence sur le potentiel de toutes nos fonctions (respiration, circulation, digestion, assimilation, élimination, défenses immunitaires, équilibre hormonal…). C’est ici qu’intervient la micro-nutrition.

La nutrithérapie, complétée par la micro-nutrition, pour faire face aux carences et aux surcharges

  • Pour une prévention intelligente

Le concept d’auto-guérison enseigné par Hippocrate peut être appliqué lorsqu’il s’agit d’une démarche de prévention par le choix d’une alimentation bien équilibrée et individualisée. Il s’agit d’augmenter la densité nutritionnelle des repas par l’apport de micronutriments, d’acides gras essentiels… C’est la démarche de l’utilisation des compléments alimentaires : éviter des troubles mineurs ou occasionnels.

  • Pour faire face à des troubles chroniques

Les compléments alimentaires sont nombreux aujourd’hui, bien dosés et spécifiques pour faire face à des troubles chroniques ou fonctionnels.

  • Pour accompagner des traitements médicaux

Une troisième catégorie de compléments alimentaires est largement disponible aujourd’hui : des formules bien étudiées permettent de mieux tolérer les effets secondaires de certains traitements médicaux. Ainsi, avec l’accompagnement d’un professionnel de la santé expérimenté, des compléments permettent d’éviter les effets négatifs et perturbateurs de diverses médications mal utilisées ou mal dosées.

Pour les vitamines et les minéraux, il faut généralement se baser sur les apports journaliers recommandés (AJR). Des interactions et même parfois des contre-indications peuvent exister entre des traitements médicaux et certaines plantes médicinales ou certains compléments alimentaires utilisés à des doses trop élevées. Les études et observations cliniques accumulées depuis 1990 ont démontré sans le moindre doute qu’à partir de la consommation de 4 médicaments ou de 4 compléments alimentaires en prise simultanée, il peut y avoir une interaction pharmaco-dynamique. Il est souvent conseillé d’effectuer une mini cure de détox qui éliminera les toxines accumulées et fera sauter les “barrages” de substances qui empêchent l’organisme d’utiliser sa “force vitale” à la base de sa propre guérison.

Les allégations nutritionnelles des compléments alimentaires sont très restreintes par les législations européennes et françaises. Pour faire un bon choix et utiliser un bon dosage, le public doit s’entourer de la compétence de professionnels nutrithérapeutes experts en micro-nutrition. Se contenter d’un conseil d’ami à qui une plante a procuré des bienfaits rapides n’est pas forcément une attitude sécuritaire !…

Les super-aliments

Le terme de “SUPER-ALIMENTS” est habituellement utilisé avec l’intention de transmettre une image précise d’aliments hautement nutritifs, souvent mal identifiés par l’ensemble du public. Les super-aliments sont des denrées qui offrent des principes actifs particulièrement bien adaptés pour répondre à des besoins alimentaires humains précis. Parfois, les preuves scientifiques sont manquantes pour démontrer les effets hautement thérapeutiques d’un aliment. Les allégations de bénéfice pour la santé reposent parfois seulement sur des observations ancestrales. On doit reconnaître que la compilation de remarques sociologiques est une “science”, certes moins académique que la science des laboratoires d’analyses biochimiques, mais tout de même une science valable et respectée qui apporte des observations très intéressantes pour informer le public avec rigueur.

Les super-aliments sont issus de la biodiversité et de l’ingéniosité des peuples anciens qui ont su les acclimater, les multiplier, les transmettre à leurs descendants en préservant leurs principes actifs (et non d’une mode de consommation d’aliments “exotiques”). On peut considérer les super-aliments comme des aliments fonctionnels précieux, témoins d’une entente entre l’homme et la nature.

Les principales familles de super-aliments

  • Les antioxydants : des composés chimiques qui bloquent l’activité des radicaux libres ; protègent contre les lésions cellulaires du vieillissement, du cancer.

Exemples alimentaires : ail, aubergine, brocoli, myrtille

  • les caroténoïdes : groupe de composés phyto-chimiques, des puissants antioxydants

Exemples alimentaires : carotte, courges, etc.

  • les flavonoïdes : un important groupe de composés phyto-chimiques ; des éléments promoteurs de longévité, de réduction des risques cardiaques

Exemples alimentaires : thé vert ou blanc, baies et petits fruits rouges (goji,…)

  • les folates : la vitamine B9 ; indispensable à la croissance

Exemples alimentaires : levure alimentaire, foie de volaille, noisettes, persil…

  • les glucosinolates : des composés biochimiques qui contiennent du soufre ; préviennent le développement de certains types de cancer.

Exemples alimentaires : chou (frais ou lactofermenté), roquette, cresson…

Les ingrédients dits “fonctionnels”, une autre classification

Pour certains spécialistes de la nutrition moderne, elle complète la liste des principales familles de super-aliments.

  • les acides gras essentiels – Oméga-3 et 6 : des acides gras appartenant à la famille des lipides, capables de prévenir ou de guérir certaines maladies comme par exemple les pathologies cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires, les allergies, les troubles dépressifs, les problèmes de vision, la démence sénile…

Exemples alimentaires : sardine, chia, chanvre, colza…

  • les phytostérols : des lipides existant uniquement dans certains végétaux, présentant la capacité de diminuer le cholestérol sanguin.

Exemples alimentaires : graines de lin, sésame, tournesol, noix de cajou, de macadamia…

  • les prébiotiques : Il s’agit de certaines fibres alimentaires dégradées par des bactéries intestinales. Les prébiotiques permettent d’améliorer le microbiote intestinal, le transit digestif et s’utilisent pour traiter un certain nombre de troubles intestinaux.

Exemples alimentaires : topinambour, chicorée, endive…

  • les probiotiques : des micro-organismes qui réensemencent et rééquilibrent le microbiote, réduisant ainsi certaines maladies inflammatoires.

Exemples alimentaires : levures, bifidobactéries…

  • les vitamines naturelles en concentration élevée dans certains aliments spécifiques

– la vitamine C, un des antioxydants les mieux connus

Exemples alimentaires : acérola, goji, argousier, baies rouges…

  la vitamine E, une famille de nutriments qui comportent de grandes propriétés anti-oxydantes,

Exemples alimentaires : amande, tournesol, germe de blé…

– la vitamine K, connue pour son rôle dans la coagulation du sang et la fortification osseuse.

Exemples alimentaires : persil, brocoli, feuilles de navet…

  • les minéraux : des éléments indispensables pour le maintien du bon fonctionnement de l’organisme, parmi lesquels on remarque :

– des macroéléments (Calcium, Magnésium, Phosphore, Potassium, Sodium)

– des oligo-éléments (Cuivre, Fer, Zinc, Fluor, Iode, Sélénium)

Exemples alimentaires : tous les légumes verts, les germinations, les algues de mer ou d’eau douce, le plasma marin/eau de mer selon Quinton…

Ces éléments qui se rencontrent naturellement dans tous les aliments apportent, lorsqu’ils se trouvent présents en quantité importante, un potentiel thérapeutique qui leur donne la qualité d’aliments fonctionnels, c’est-à-dire un effet bénéfique supérieur aux effets nutritionnels de base des aliments courants de notre assiette.

Pour conclure cette présentation, on peut définir un complément alimentaire comme une denrée ayant un effet nutritionnel ou physiologique, permettant de corriger, restaurer ou modifier les fonctions physiologiques de l’organisme, dans un but de bien-être, de vitalité, de santé optimisée. De toute évidence, on ne peut pas se nourrir exclusivement de compléments alimentaires et faire abstraction de l’alimentation de base que nous apporte notre assiette quotidienne en glucides, lipides, protides… sans risques de déficiences. Les superaliments, répondent à des besoins alimentaires précis, ponctuels. Cependant, il serait inexact et erroné de les considérer comme des aliments qui suffisent à résoudre par eux seuls les pathologies humaines. Généralement, on doit plutôt enseigner au public qu’un supplément alimentaire est efficace si nous en faisons une utilisation raisonnée et rationnelle.

Par exemple :

En usages fréquents, voire quotidiens

  • le curcuma est un aromate anti-inflammatoire particulièrement efficace si… son utilisation est associée avec la prise d’une huile de qualité et de poivre. Consommé isolément, il demeure un condiment avec une action thérapeutique plutôt faible. À utiliser régulièrement pour prévenir les maladies liées au vieillissement.
  • les germinations : Les processus de la germination facilitent largement l’ensemble de la fonction digestive, grâce aux modifications qui s’opèrent durant la phase germinative des graines : transformation des protéines en acides aminés, fragmentation des lipides en acides gras, densification des minéraux rendus bio-disponibles (en particulier le calcium), accroissement de la teneur en oligo-éléments (multipliée par 10 environ) en particulier le cuivre, le fer, le magnésium, le manganèse, le sélénium, le soufre et le zinc, multiplication considérable de l’ensemble des vitamines, augmentation très élevée des antioxydants…

Les graines germées sont donc un concentré de substances génératrices de santé, en particulier pour stimuler les défenses immunitaires.

  • les levures alimentaires, exceptionnellement riches en vitamines (17) et spécialement du groupe B (B1, B2, B3, B5, B6, B8), Ergostérol (provitamine D), E, et de l’acide nucléique en abondance (élément qui gouverne la formation des cellules de remplacement). Selon Paul Bragg, nutritionniste américain, « l’acide nucléique contenu dans la levure de bière vivante posséderait la mystérieuse capacité d’aider à remonter l’horloge biologique (retarder le vieillissement prématuré) ». Elles présentent une grande richesse minérale (14 minéraux essentiels) ainsi qu’en glycogène, lécithine, stérols (ergostérol, zymostérol), acides aminés indispensables (16 acides aminés présents), en glutathion, en enzymes, elles favorisent l’assimilation alimentaire. Leur teneur en protéines de haute qualité en fait un aliment de choix pour les végétariens.
  • le pollen : contient tous les minéraux (1 c. à soupe de pollen frais apporte jusqu’à 500 % des apports journaliers recommandés), des acides aminés, acides gras, vitamines (pro-vitamine A, vitamines E et C), des facteurs antibiotiques naturels, des flavonoïdes (polyphénols), des antioxydants protecteurs de la circulation sanguine. À utiliser pour rééquilibrer la flore intestinale, détoxifier, tonifier et stimuler l’organisme.

Il contient un antibiotique très actif contre les salmonelles et les microbes pathologiques de l’intestin tout en maintenant l’intégrité de la flore intestinale.

Les indications du pollen sont multiples : récupération physique, correction du biorythme perturbé, augmentation des globules rouges du sang, amélioration de  la longévité, régulation du système immunitaire… Il fait partie de la nourriture de survie (35 g de pollen chaque jour avec de l’eau maintient la vie) : c’est une des sources alimentaires les plus complètes qui existent. Euphorisant pour les déprimés, anxieux, neurasthéniques, il agit sur les fonctions intellectuelles, améliore la mémoire, facilite le travail intellectuel, particulièrement recommandé en période de scolarité.

  • la propolis : antibiotique naturel récolté par les abeilles. Constituée de résines, baumes riches en flavonoïdes et en phénol, de cires, d’huiles volatiles et essentielles, (substances antibiotiques naturelles), de pollen, de matières minérales, elle ne contient ni lipides, ni protides, ni hormones, ni vitamines (sauf B3 et provitamine A). Les propriétés de la propolis sont tellement vastes que l’on parle de propolithérapie : c’est un antibiotique polyvalent dont l’action est étendue à de nombreuses souches microbiennes (Staphylococcus, Streptococcus, Salmonella, Saccharomyces, Bacterium, Bacillus, Candida albicans…), un anesthésique local, très puissant, supérieure à la cocaïne, cicatrisant, par stimulation de la régénération cellulaire, anti-inflammatoire,. Merveille contre les états infectieux et grippaux lorsqu’elle est associée à des huiles essentielles, comme le ravintsara, c’est un antioxydant et anti-radicaux libres. Minéralisante et nutritive, elle favorise la synthèse du collagène et de l’élastine.
  • les champignons médicinaux Reishi, “champignons de l’immortalité” font l’objet de nombreuses recherches pour ses polysaccharides spécifiques solubles dans l’eau et ses tri-terpénoïdes solubles dans l’alcool. On utilise ses propriétés immunostimulantes. On lui reconnaît des propriétés antitumorales (adjuvant lors de cancer du côlon opéré ou cancer de l’estomac), régénératrices face aux stress (physique, biologique, environnemental), régulatrices de la tension artérielle et antidiabétiques. Tonique, il favorise le sommeil et lutte contre l’état dépressif. Il diminue la fréquence et la vitesse de croissance des polypes coliques et protège contre les radiations ionisantes. On l’utilise dans le traitement de la dystrophie musculaire et des maladies mentales. Pour ralentir le vieillissement, prévoir une cure durant tout l’hiver.
  • la lécithine : riche en phospholipides (phosphatidylcholine) et acides gras polyinsaturés essentiels, elle assure un meilleur rendement des facultés mentales (mémoire et capacité de penser) et permet également au cerveau de mieux contrôler l’influx nerveux dirigé dans les muscles. La choline (vitamine J) et l’inositol (vitamine I), facteurs lipotropes qu’elle contient, ont un rôle essentiel dans le métabolisme hépatique des graisses. L’inositol assure la santé de la peau et des cheveux. Elle prévient la fatigue causée par la destruction de la myéline et constitue un élément important des tissus nerveux (17 % de lécithine), du cerveau (constitué de 30 % de lécithine) et des glandes endocrines. La lécithine équilibre le rapport phospholipides/cholestérol.
  • les graines de lin sont riches en mucilages, qui les rendent adoucissantes pour les muqueuses gastro-intestinales. Les graines de lin, fibre alimentaire laxative non irritante des voies digestives agissent “mécaniquement” : leur gonflement stimule le péristaltisme intestinal, augmente le volume du bol fécal et facilite l’évacuation des selles. La graine renferme une résine, du tanin, des glucides, de l’aleurone (substance protéique de réserve : 24 % de protéines) et une huile. Elle est connue aussi pour sa forte concentration en vitamine B9 (folates). Excellente source de magnésium, fer et zinc,  son acide alpha-linolénique (oméga-3) sert de précurseur à la synthèse des prostaglandines.
  • les graines de chia : plantes nutritionnelles ancestrales pour l’alimentation “de force” des civilisations anciennes d’Amérique Centrale. Ses fibres, principalement insolubles, agissent comme de petites éponges dans l’intestin. Consommé avec beaucoup de liquides, le chia aide à obtenir une satiété prolongée. Sans gluten, cette graine convient à tous et surtout aux personnes sensibles ou intolérantes. Dépourvue de phytoestrogènes, très riche en protéines bien assimilables, le chia, mucilagineux, contient de l’acide alpha-linolénique (ALA), oméga-3 recommandé dans la prévention des troubles vasculaires.
  • les myrtilles : riches en vit. C, ce sont les championnes en antioxydants et sont utiles dans de nombreux cas d’attaques du système immunitaire (prévention de cancers).
  • le moringa : arbre des miracles ou “arbre de vie”, est réputé pour « soigner » 300 maladies. Il contient des acides aminés, dont les 8 acides aminés essentiels qui ne peuvent être synthétisés par l’organisme, des fibres, du calcium, de la vitamine B3 (ou vit. PP, ou niacine), de la vitamine B6, du zinc. Il améliore le métabolisme des macronutriments (protides, lipides, glucides), procure un équilibre acido-basique et permet de corriger les déficiences de certains régimes restrictifs.
  • le jus de grenade : fruit acidulé très rafraîchissant. Le jus frais est apéritif, diurétique, astringent et reminéralisant, doté de grandes vertus dépuratives, grâce à ses acides citriques et maliques. Source importante de vitamines C et du groupe B, la grenade est très riche en potassium, phosphore et manganèse, contient beaucoup de tanins. Elle fortifie la gorge, la bouche, le cœur, augmente le sperme (médecine ayurvédique). La grenade est classée parmi les antioxydants les plus puissants.
  • le noni : fruit sacré en Inde, synonyme de longévité, est composé de 2 pro-enzymes : la pro-xéronine et la pro-xéronase, importantes pour la santé cellulaire. La morindone et la morindine font partie des précieux agents antibactériens du noni, pour renforcer les défenses naturelles du corps. Le jus aide l’organisme à lutter contre les maladies dégénératives, retarde le vieillissement de la peau, permet de guérir certaines intoxications, soulage les douleurs articulaires. Il agit contre l’acné ou les furoncles. La scopoletine, qu’il contient, réduit l’hypertension.

En cures périodiques

  • le desmodium, plante vedette de la savane africaine, s’utilise pour détoxifier le foie et rétablir ses fonctions organique et biochimique. Il est indiqué pour le sevrage de diverses dépendances (tabagiques ou alcooliques) car il stimule les fonctions de drainage hépatique. Les tradipraticiens l’utilisent en Afrique pour un grand nombre d’affections dont l’hépatite virale A, B ou C. Plusieurs cures sont nécessaires dans l’année pour obtenir un résultat durable.
  • l’argousier : riche en vit. A, C, E, F et K. Ce protecteur anti-âge combat efficacement la fatigue.
  • la sève de bouleau ou d’érable : l’époque de la montée de la sève est le moment idéal pour faire une cure de détox ou accompagner une diète de contrôle du poids. Les sèves de bouleau et d’érable regorgent de minéraux, d’oligo-éléments et de vitamines et constituent une véritable eau dynamisée biologique chargée de principes actifs, toniques et régénérateurs.
  • les jus verts : riches en vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes et en antioxydants, les jus d’herbes (blé, orge, épeautre…) contiennent la plupart des acides aminés essentiels. Ce sont des “dépolluants organiques” qui permettent d’évacuer les surcharges toxiniques. Ils sont régénérateurs du foie, désintoxicants et régénérateurs de l’ensemble du système circulatoire.
  • l’artichaut : stimule l’appétit et augmente la diurèse, favorise les fonctions d’élimination (surtout urinaire) et intestinale en raison de sa richesse en fibres. L’artichaut est riche en vitamines A, B1 et B9 ainsi qu’en inuline. Il contient aussi de la tyrosinase (substance convoyeuse d’oxygène) et de la cynarine antirhumatismale. Il est riche en potassium, phosphore, sodium, fer et manganèse.
  • le ginkgo biloba : excellent stimulant du flux sanguin et de la mémoire, il favorise la longévité… en possession d’une santé cérébrale optimale
  • le radis noir : Le radis noir est très riche en vitamines B ainsi qu’en raphanol et en calcium. Antiseptique puissant, il est anti-allergique, expectorant, ce qui permet de fluidifier les mucosités dans les cas de catarrhes. C’est un tonique respiratoire, un sédatif nerveux. Il purifie le foie, augmente les sécrétions de la bile, permet de nettoyer le rein, d’empêcher la formation de cristaux d’acide urique et de calculs biliaires ou rénaux. Il est également connu comme agent de lutte contre la furonculose. Son jus est un incontournable pour retrouver un état optimal hépato-biliaire.
  • la vitamine D : indispensable à la croissance et à la minéralisation osseuse. La source majeure de vitamine D provient de l’exposition à la lumière solaire. L’organisme la synthétise à partir d’un dérivé du cholestérol sous l’action de la lumière. Cependant, il ne faut pas négliger l’alimentation comme source de vitamine D, même si peu d’aliments en contiennent en quantité élevée. La luminosité est insuffisante certains mois de l’année. Une complémentation vitaminique est alors nécessaire. La vitamine “soleil” anti-rachitique se divise en vitamines D d’origine végétale et animale.
  • l’eau marine : eau de mer contenant l’ensemble des sels minéraux et oligo-éléments dans un rapport analogue à celui du plasma humain. Prélevée dans des conditions sécuritaires quant à sa pureté selon le protocole et les indications du biologiste René Quinton, elle est riche en minéraux et oligo-éléments. Elle montre son efficacité dans de nombreux états de malnutrition, de carence minérale, de nécessité de régénération organique ou de rééquilibration générale (apport minéral, sous forme assimilable).
  • les acides gras insaturés Oméga-3 : impliqués dans une foule de processus fondamentaux, tels l’inflammation et le fonctionnement du système immunitaire, ils constituent une bonne partie du cerveau et sont réputés bénéfiques pour contrer dépression, hyperactivité, anxiété, allergies, arthrite, diabète, maladies inflammatoires et cardiovasculaires. À l’inverse, leur carence peut être en partie responsable des mêmes affections. Ils préviennent la formation de caillots au niveau des artères du cerveau (congestion cérébrale), du cœur (crise cardiaque), des poumons (embolie pulmonaire) ou d’autres organes (gangrène…) et régularisent la tension artérielle.
  • le magnésium : “Sans magnésium, pas de vie” disait il y a près de 100 ans le prof. Delbet, en l’utilisant avec succès sous forme de chlorure (nigari) pour guérir des plaies, des infections, soigner des maladies virales et microbiennes. Associé à la vit. B6, le magnésium apporte vitalité et dynamisme, intervient dans la plupart des fonctions physiologiques, l’équilibre acido-basique, le métabolisme du calcium, la surcharge pondérale, la nervosité, les tremblements, la dépression, les troubles cardiaques, le cholestérol élevé.
  • le baobab : riche en vitamine C, en calcium, en antioxydants et surtout en fibres qui en font une aide intéressante pour le fonctionnement optimal des intestins paresseux…

Suppléments adaptogènes

  • les baies de goji   : petits fruits rouges, au potentiel de ralentissement du vieillissement, qui contiennent 19 acides aminés, 21 oligo-éléments allant du cuivre au zinc en passant par le fer, le phosphore et le germanium et source importante de zéaxanthine et de lutéine, de vitamines A, B1, B2, B6, B12, E et C (400 fois plus que dans l’orange). Riche en bétaïne, ses propriétés antioxydantes traquent les radicaux libres. Considérées comme fruits “adaptogènes”, appelées la “baie du bonheur” ou “fruit de la longévité”, elles suscitent l’optimisme, augmentent la tolérance à l’effort et la résistance à l’endurance.
  • la rhodiola : plante qui améliore les performances intellectuelles, optimise la gestion de la fatigue et du stress, possède des vertus adaptogènes, stimulantes et anxiolytiques. Elle agit sur les troubles de l’humeur, contre la dépression, prévient ou corrige le vieillissement cellulaire, contribue à l’effort musculaire, favorise par oxygénation la circulation sanguine, la fonction cardiaque, l’attention ou encore l’adaptation à l’altitude. Ses vertus sur la sexualité ou la minceur, l’ont surnommée “nouveau ginseng”.
  • le ginseng : tonique adaptogène anti-âge masculin qui favorise la sensation de bien-être. Associé à la gelée royale, c’est un superaliment fortifiant et puissant vitalisant : stimule la mémoire, prévient le cancer, restaure la capacité de travail physique et la concentration intellectuelle, soutient la convalescence post-opératoire, prévient la sénilité. La prise prolongée de ginseng peut provoquer un état d’hypertension.
  • la maca : plante sacrée des Incas aux vertus énergétiques, fortifiantes et aphrodisiaques qui la font utiliser pour optimiser l’effort, l’endurance et la virilité masculine. Elle contient 10 à 15 % de protéines et différents types d’acides aminés et de vitamines. Sa forte teneur en calcium, phosphore, soufre, magnésium et zinc lui procure une grande efficacité pour traiter les déficits liés aux carences minérales.

Les algues, des super-aliments aquatiques

Les algues sont de 2 origines, marines ou d’eau douce, et présentent des vertus thérapeutiques intéressantes : présence d’acides aminés, riches en glucides donc favorable au transit intestinal, pauvres en lipides et en calories. Leur teneur minérale (calcium, iode) et vitaminique (bêta-carotène, C et groupe B) très élevée, leur permet d’aider l’organisme à corriger les effets néfastes des matières grasses animales, éliminer la radioactivité et les produits chimiques toxiques. Antibactériennes, vermifuges, elles favorisent les échanges métaboliques et enzymatiques.

  • les algues marines

les plus utilisées : aramé, kombu, wakamé, varech, iziki, fucus

ulva (laitue de mer), porphyra, dulse, mousse d’Irlande, agar-agar, nori…

  • les algues d’eau douce

-La spiruline : très protéinée comprenant tous les acides aminés essentiels, source exceptionnelle de bêta-carotène et de nombreux oligo-éléments sous une forme assimilable ainsi que de 2000 types d’enzymes naturelles pour la digestion des matières grasses, glucides et protéines. Utile pour la régénération des nerfs.

-La chlorelle : extrêmement riche en chlorophylle (concentration plus grande que dans toute autre plante), acides nucléiques et facteurs de croissance. Très active pour  éliminer les toxines au niveau intestinal, normaliser le taux de glucose sanguin et réduire le cholestérol. Améliore l’endurance.

Dr Jean-Claude Rodet

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here