“L’objectif est de sortir au plus vite de ce redressement en ramenant Scarabée à l’équilibre financier”

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Initiée il y a près de 40 ans, la coopérative Scarabée rejoint en 1987 le réseau Biocoop.

Placée en redressement judiciaire, la coopérative Scarabée Biocoop (13 magasins en Bretagne) donne rendez-vous à ses adhérents en novembre pour leur expliquer la situation et les rassurer. “Soutenir le projet Scarabée et le projet Biocoop, l’agriculture bio et toutes ses filières, c’est apporter une réponse concrète positive aux enjeux climatiques qui nous font face”, appuie Isabelle Baur, présidente du directoire de Scarabée.

Conscientes des interrogations de ses adhérents face à la situation actuelle, la coopérative Scarabée propose trois dates sur les magasins de Cesson-Sévigné (21 novembre), Saint-Grégoire (24 novembre) et de Cleunay à Rennes (28 novembre) afin de répondre aux questions que cette situation pourrait soulever.

Dans une lettre aux adhérents, Isabelle Baur, présidente du directoire de Scarabée, coopérative du bassin rennais et sociétaire du réseau Biocoop, revient sur la situation vécue par la coopérative depuis plusieurs mois. Rappelant en préambule que “Le secteur de la bio est durement touché depuis plus d’un an et demi” et notant que “la baisse du pouvoir d’achat a obligé certains ménages à faire des arbitrages sur le choix du lieu de leur consommation, en se tournant vers des enseignes à bas prix”.

“Ce redressement a pour objectif de nous donner plus de sérénité notamment grâce à la suspension temporaire d’une partie de nos créances”

Malgré une “restructuration partielle de la coopérative” (fermeture du restaurant de Saint-Grégoire, des deux snacks Pique-prune, du laboratoire de transformation charcuterie, des deux micros boucheries), une “réorganisation totale de la coopérative et un plan de sauvegarde de l’emploi, impactant 30 personnes, soit pour un reclassement au sein de l’entreprise soit en licenciement économique”, la coopérative a continué à souffrir. Comme beaucoup, rappelle Isabelle Baur : “Au 1er semestre 2022, plus de 180 magasins spécialisés en bio, toutes enseignes confondues, ont fermé leurs portes en France. Le deuxième semestre s’annonce encore plus catastrophique et aucune embellie ne se dessine à l’horizon”. Résultat : un chiffre d’affaires qui continue de baisser et un déséquilibre financier de plus en plus grave. “C’est pourquoi, le directoire a choisi de placer la coopérative en redressement judiciaire, plutôt que de laisser la situation se dégrader de façon irrémédiable. Ce redressement a pour objectif de nous donner plus de sérénité notamment grâce à la suspension temporaire d’une partie de nos créances. Le mandataire judiciaire qui nous accompagne va également nous appuyer dans la restructuration de la coopérative. L’objectif étant de sortir au plus vite de ce redressement en ramenant Scarabée à l’équilibre financier”, assure Isabelle Baur.

L’aventure Scarabée a débuté en 1983 avec la création d’une société coopérative lancée par une quarantaine de familles et un premier magasin ouvert à Rennes.

Même si elle reconnaît que “cette situation est difficile car nous n’avons aucune certitude sur l’avenir du marché de la bio”, Isabelle Baur défend le modèle de Scarabée depuis près de 40 ans pour une agriculture bio exigeante. “Soutenir le projet Scarabée et le projet Biocoop, l’agriculture bio et toutes ses filières, c’est apporter une réponse concrète positive, tous les jours, aux enjeux climatiques qui nous font face”, conclut la présidente du directoire de Scarabée.

 

 

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