NUMERO : Septembre – Octobre 2015

Viande bio : une croissance remarquable

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Abattage : une reprise importante

En raison d’une disponibilité en animaux et d’un marché dynamique, les abattages ont connu en 2014 un nouveau développement et ce dans quasiment tous types d’espèces.

Filière Bovin

La filière bovine a vu ses abattages en bovins bio croître de +15  % en 2014 par rapport à 2013. Ce chiffre s’explique par la bonne disponibilité en bovins bio, tout particulièrement au second semestre 2014. Elle a permis aux opérateurs de répondre aux attentes du marché et de relancer le développement de la viande bio dans les points de vente. La disponibilité des animaux se justifie par l’augmentation de +6 % des élevages certifiés bio en 2014 et surtout par le maintien des prix bio, quand ceux du conventionnel ont diminué. La stabilité des cours a également incité les producteurs à bien valoriser leurs animaux bio dans ce circuit. Les animaux abattus sont surtout des vaches. La production de veau se développe aussi fortement en 2014, avec un effort des opérateurs de développer à la fois une offre de veaux blancs et de veaux rosés. On note aussi une progression des ventes de bœufs, catégorie particulièrement adaptée à la bio (croissance lente, à l’herbe).

 

Filière Ovin

En 2014, la filière ovine a augmenté de +15 % ses abattages en ovin bio, un beau chiffre pour cette petite filière, dynamisée par le travail du Casdar* Agneau Bio. Ce dernier a été prévu pour faire progresser la filière techniquement grâce au développement de références adaptées à la production d’agneaux bio, et commercialement grâce à une meilleure connaissance des circuits de vente et de distribution des animaux.

* Appel à projets lancé par le Ministère de l’Agriculture

 

Filière Porc

La filière porcine, quant à elle, est la seule qui stagne en terme de volume avec +1 % en 2014. Cela résulte d’un travail de la filière qui a souhaité modérer les conversions en 2013, afin de conforter d’abord le marché. Un travail en parallèle sur l’optimisation de l’ensemble des pièces de la carcasse en bio a permis d’assurer davantage l’équilibre carcasse et de relancer le marché. Les conversions ont pu reprendre avec un fort engouement en 2014 (21 fermes en conversion pour 348 fermes en bio).
 

 

Circuits de commercialisation : les voyants se maintiennent au vert

La répartition des volumes entre les circuits de distribution reste stable d’une année à l’autre. La GMS reste la plus grande boucherie bio de France, avec 51 % des volumes de viande bio vendus. La viande bio est également bien représentée en boucheries artisanales (16 % des volumes), en magasins spécialisés (13 %), en RHD (9 %) et autres circuits (11 %).

Ces circuits complémentaires permettent de répondre aux différentes attentes et habitudes des consommateurs et de valoriser au mieux les morceaux de tous les types d’animaux.

Tous les secteurs confirment leur développement, traduisant la dynamique bien réelle qui anime la filière viande bio et la demande des consommateurs pour ces produits avec une progression des volume allant de +5 % à +13 %.

Les professionnels sont confiants dans le maintien du développement de la consommation de viande bio, ne serait-ce qu’à la vue des résultats du sondage IFOP commandé par la commission Bio d’INTERBEV en avril 2015. (Cf n°60 Bio Linéaires)

 

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