NUMERO : mai-juin 2013 – BL 46

Actualité professionnelle

L’IFOPCA enchaine les CQP Bio

Avec actuellement 28 personnes en CQP vendeur(se) conseil en produits biologiques (CQP Bio), l’Ifopca, conforte sa place de spécialiste dans le secteur de la formation par alternance en bio. Rappelons qu’actuellement une petite dizaine de centres sont habilités pour dispenser cette formation et que l’Ifopca a mis en place son premier CQP bio dès 2004. Il est de plus, le centre de la Branche dédié aux métiers de l’alimentaire (FNDE). Rappelons que le CQP Bio est une formation qui a maintenant fait ses preuves. Elle a été mise en place par les professionnels du bio sous l’impulsion de la FNDE (Fédération Nationale de l’Epicerie) et du Synadis, qui ont déni son contenu et son référentiel de compétences, en le calant au plus près des besoins des magasins. Une refonte des CQP est prévue dans les mois à venir. Selon Stéphane Le Flao, Responsable de Formation de l’Ifopca, «il s’agit de la formation la plus complète, qui par sa durée et sa régularité forme le plus ecacement les salariés de notre secteur. De plus, depuis sa création, elle a su évoluer en restant à l’écoute des entreprises et s’est réactualisée constamment, en gardant bien évidemment l’objectif déni par le référentiel de compétences».

 

 

Les nouveautés en ligne de Bio Partenaire

Deux nouveautés animent l’actualité de Bio Partenaire :

le catalogue 2013 qui compte désormais 650 produits Bio Equitable et Bio Solidaire. À travers le site, il est possible de retrouver le descriptif des lières. En 2012, 4 nouveaux programmes Bio Equitable ont été labellisés : la gue de barbarie Marocaine, le cacao Dominicain, des épices telles que la baie rose, le pili pili, le poivre vert ou le poivre blanc en provenance de Madagascar ainsi que l’Aloe Vera du Guatemala. Parmi les nouveautés Bio Solidaire, on retiendra les ratatouilles Danival, de la lière légumes du soleil du Sud-Ouest de la France, les vins aromatisés de Meneau ou les tisanes Le Dauphin d’origine Drôme. Rappelons aussi de nouveaux venus dans l’association : Le Dauphin, La Drôme Provençale et Fleurance Nature.

le blog «Tousbioetpartenaires.net». Entrez dès à présent dans les coulisses des deux labels. Suivez le l de l’actualité et découvrez qui sont ces femmes et ces hommes qui construisent les lières biologiques équitables et solidaires. Enn, soyez informé des nouveaux produits labellisés. À l’occasion de la Quinzaine du Commerce Equitable, pendant le mois de mai, trente paniers garnis Bio Solidaire et Bio Equitable sont à gagner sur Tousbioetpartenaires.net

Pour une agriculture bio dynamique et ambitieuse !

C’est le 11 avril dernier que s’est clôturée la consultation publique lancée par la Commission Européenne sur l’agriculture biologique. 45 000 contributions ont été apportées à la consultation en ligne qui avait été lancée le 15 janvier. À travers son site, le Synabio donne son avis. Le Commissaire Dacian Ciolos s’est exprimé sur le sujet en faveur d’une agriculture bio dynamique et ambitieuse, devant le groupe consultatif élargi sur l’agriculture biologique. Notons que les groupes consultatifs comme celui devant lequel s’est exprimé Dacian Ciolos permettent à la Commission de connaître l’opinion des diérents milieux socioprofessionnels représentés sur les diérents secteurs de production agricole, le développement rural, etc. D’où l’importance pour le Synabio représentant les entreprises bio : transformateurs et distributeurs, d’y participer. Lors de ce discours, le commissaire a précisé que la bio était aujourd’hui une attente importante des consommateurs, une référence en matière de production durable, une réponse à la demande en constante augmentation d’aliments sains, dépourvus d’OGM et de pesticides. La bio se trouve à une croisée des chemins, avec pour dé de concilier l’ore bio et les attentes sans compromis sur l’identité de la bio et ses valeurs. «cela demande de faire des choix très clairs, de passer à une nouvelle étape pour la bio et pour la réglementation européenne dans ce domaine, sans changer pour changer, mais pour améliorer la législation, la rendre plus ecace, plus adaptée à la nouvelle réalité, garantir la crédibilité à long terme» La consultation publique s’inscrit dans le cadre d’une procédure appelée « Impact Assessment » qui vise à réviser dans les prochains mois la réglementation en vigueur. Le Synabio, notamment par sa participation au groupe consultatif élargi sur l’Agriculture Biologique, reste vigilant sur l’évolution de la réglementation bio européenne, et continuera à suivre les évolutions des politiques européennes comme nationales en faveur de l’agriculture biologique, comme par exemple l’élaboration du programme "Ambitions Bio 2017" avec les acteurs de la lières bio et les pouvoirs publics.

 

 

L’Etat confirme ses engagements pour la bio à l’Assemblée Générale de la FNAB

C’est lors de l’AG de la Fédération Nationale de l‘Agriculture Biologique (FNAB) que le représentant du Ministre de l’Agriculture, Luc Maurer, a présenté les engagements pour le développement de la bio, à deux mois de la présentation ocielle du programme « Ambition bio 2017 ».

Les objectifs restent les même à savoir :

● 20 % de produits bio en restauration collective d’Etat avec des moyens d’accompagnement et d’animation, notamment pour le secteur hospitalier

● Pour la protection des zones à enjeu eau, les sites pilotes « eau et bio » seront renforcés et déployés en articulation avec les nouveaux outils de la PAC (mesures agro-environnementales)

● Une nouvelle orientation thématique « agriculture biologique » est prévue dans le cadre du programme national de développement agricole et rural pour la période 2014-2020.

Languedoc Roussillon : Des fruits et légumes bio engagés et de bon goût !

Avec 860 ha de légumes et 1462 ha de vergers en 2011 soit une progression de 80 % depuis 2008 , la Région Languedoc Roussillon a du potentiel. Constatant que les consommateurs sont à la recherche de plus de sens dans leur acte d’achat, 200 paysans de cette région, accompagnés au niveau commercial par Alterbio, Bio Audema, Biogarden, Force Sud, Imago, Teraneo Bio et Univert ont choisi d’unir leurs forces pour mettre en avant les nombreux atouts de leurs productions.

Ensemble ils réunissent un potentiel annuel de 13 500 tonnes de fruits et légumes bio, avec une production 12 mois sur 12, et une diversité de terroirs qui permet des débuts de récoltes précoces, par exemple de la courgette dès le mois d’avril et des abricots dès le début juin, mais aussi des produits tardifs avec du concombre jusqu‘à n octobre et bien sûr des salades, des légumes feuilles ainsi que des pommes et des kiwis durant tout l’hiver.

 

 

La charte signée par ces opérateurs le 23 avril dans le cadre du salon MEDFEL de Perpignan s’est construite sur la base de convictions et de valeurs partagées. Elle diérencie leurs méthodes de production et de mise en marché, précise leurs objectifs de qualité, et s’appuie sur 4 engagements forts :

1-contribuer au développement de la production maraîchère et fruitière régionale en encourageant la conversion et l’installation de producteurs qui s’inscrivent dans une démarche structurée et adaptée à la demande des consommateurs et des marchés

2-garantir à chaque saison une qualité supérieure en donnant priorité aux variétés gustatives et adaptées aux terroirs , en récoltant à l’optimum de maturité, et en privilégiant les lières courtes avec des lieux de récolte au plus près des stations de conditionnement

 

 

3-préserver la biodiversité et la qualité environnementale des terroirs, en formant les producteurs aux techniques de gestion de l’écosystème agricole, en améliorant la biodiversité par l’implantation de haies, nichoirs et bandes euries

4-construire des partenariats durables et solidaires en valorisant au mieux le produit pour assurer une juste rémunération aux producteurs

 

 

La campagne de communication débutera en juin et se prolongera jusqu’en novembre. Elle se traduira par la mise en place en magasins de communications diérentes selon la saison printemps-été ou automne-hiver, avec des aches et des stops rayons attractifs et faciles d’emploi, distribués dans les colis. Avec la présence d’un QR code, les consommateurs pourront accéder à la page d’information du site internet de Sud et Bio, l’interprofession bio du Languedoc Roussillon qui pilote l’action collective pour les producteurs et entreprises concernées

 

Enquête sur la compétitivité de l’agriculture biologique

L’analyse de la compétitivité d’un mode de production ou d’une lière (amont et aval) est un exercice complexe, et l’agriculture biologique n’échappe pas à cette règle. Dans le cadre d’un projet de recherche, l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) propose d’impliquer dans cette analyse diérents acteurs du monde agricole, biologique ou non, et de recueillir leur avis sur les facteurs de compétitivité de la lière biologique française.

Ce projet, commandité par le Centre d’Analyse Stratégique, vise en particulier à identier les avantages de diérents modes d’agriculture en vue du développement d’une agriculture plus durable en France. L’objectif de cette enquête, constituant l’un des axes de cette étude, est en particulier d’évaluer les possibles freins à la compétitivité des lières de l’agriculture biologique et de dénir des leviers pour améliorer cette compétitivité. La compétitivité d’une lière est entendue selon cette enquête comme sa capacité à augmenter ses parts de marché par rapport à ses concurrents. Dans le cadre de celle-ci, deux types de concurrents à l’agriculture biologique française sont considérés :

1.l’agriculture conventionnelle en France

2.l’agriculture biologique dans les autres pays d’Europe (élargie aux pays non membres de l’Union Européenne, ainsi qu’à la Russie et ses voisins européens).

Pour chacun de ces deux types de compétitivité, deux questions sont proposées. La première question vise à identier les principaux freins à la compétitivité. La deuxième question vise quant à elle à identier quels leviers permettraient d’améliorer la compétitivité.

Ces deux questions sont répétées pour chacun des quatre niveaux de lière considérés : la production, la collecte et la transformation, la distribution et la consommation nale. L’enquête, ouverte jusqu’au 10 mai, est accessible en ligne : https://enquetes.inra.fr/index.php?sid=28589

 

Le Président de SYNADIET élu à la tête de l’EHPM

Le 28 mars 2013 s’est tenue à Bruxelles l’Assemblée Générale de l’EHPM (European Health Products Manufacturers). A cette occasion, Alban MAGGIAR, Président de SYNADIET (Syndicat National des Compléments Alimentaires), a été porté à la présidence de l’EHPM, la Fédération des associations européennes du secteur des compléments alimentaires. Créée en 1975, l’EHPM représente aujourd’hui près de 2000 entreprises du secteur des compléments alimentaires, réparties dans 21 Étatsmembres. Son objectif premier est de mettre à la disposition des consommateurs, des produits sûrs et de qualité dont les propriétés ont été reconnues par la communauté scientique. La Fédération a également pour mission de délivrer une information utile et pertinente sur les bienfaits et le bon usage des compléments alimentaires. Depuis plus de 15 ans, l’EHPM oeuvre pour la création d’un cadre règlementaire européen équilibré et approprié. Pour ce faire, la Fédération est en relation constante avec la Commission Européenne, ainsi qu’avec les diérentes instances compétentes.