NUMERO : N° 68 – Novembre décembre 2016

AG du Synabio : plus de 200 participants pour les 40 ans…

À l’occasion de ses 40 ans, le Synabio a tenu son Assemblée générale annuelle au siège de la région Nouvelle Aquitaine à Bordeaux, le 29 septembre. Cet évènement a rassemblé plus de deux cents participants, entrepreneurs de la transformation et de la distribution bio et partenaires de notre secteur.

Plus de 200 professionnels ont participé à l’AG du Synabio dans l’hémicycle de l’hôtel de région à Bordeaux

Lors du vote sur les motions, les adhérents du Synabio se sont très clairement exprimés en faveur du maintien du contrôle annuel sur les produits bio. Plus de 98 % des votants ont en effet réaffirmé leur souhait de voir cette règle reconduite dans le futur règlement européen sur la bio. Le syndicat poursuivra dans l’année qui vient son action pour défendre cette motion et promouvoir sa vision d’une bio exigeante au niveau européen.

Les adhérents ont par ailleurs validé les priorités de l’organisation  : mobilisation des entreprises de la bio sur la RSE à travers Bioentreprisedurable®, expertise renforcée sur la qualité avec le programme Securbio®, vigilance sur les approvisionnements et contribution à la structuration de filières.

Cette assemblée générale des 40 ans a aussi permis aux adhérents de réfléchir à l’avenir de son secteur à travers une table ronde sur la bio à l’horizon 2030.

Les intervenants de la table ronde intitulée : La bio à l’horizon 2030 : quel développement et quelles réponses aux dé s sociétaux et environnementaux ?

Gilles Bœuf, conseiller scientifique auprès de la Ministre de l’Ecologie et Gilles Fumey, enseignant chercheur en géographie, ont décrit les enjeux que devra relever l’agriculture de demain pour nourrir correctement et durablement 9 milliards d’êtres humains. Jean Verdier, Président du Synabio, a déclaré : « Nous avons besoin d’une véritable transition agricole et alimentaire, à l’image de la transition énergétique, et la bio jouera un rôle central dans cette mutation  ». Constatant la rapide progression de son  secteur et ses retombées en terme de création d’emplois, de revitalisation des filières agricoles et de préservation de l’environnement, il a invité les politiques à faire preuve de volontarisme et de cohérence en accompagnant plus fortement le développement de la bio.

Pour Eric Gall, directeur adjoint d’IFOAM EU, les institutions européennes restent à convaincre : « La Commission européenne considère encore la bio comme une niche pour consommateurs aisés et non comme la solution  ». Les chiffres de la bio en France (+ 20 % au dernier semestre) montrent pourtant que la bio constitue aujourd’hui une alternative crédible, en phase avec les attentes des consommateurs.

Au cours de l’AG, les adhérents ont pu découvrir les résultats de deux études, l’une sur les consommateurs bio et l’autre sur la santé économique des entreprises de transformation.

Étude Asterès – Natexbio

Charles Antoine Schwerer du cabinet Asterès a présenté les résultats de l’étude annuelle menée pour le compte de Natexbio sur les entreprises de transformation bio. La bonne santé du secteur se confirme avec une forte progression des chiffres d’affaires des transformateurs (+15 en 2015). L’emploi progresse moins vite (+5 %), ce qui s’explique par les gains de productivité dans les entreprises. À noter une diminution des marges liées à la concurrence accrue.

Présentation de l’Analyse Greenflex sur les attentes des consommateurs bio.

Fondatrice et Directrice d’Ethicity, Élizabeth Pastore-Reiss a présenté, à partir de la typologie annuelle de la consommation responsable faite par Greenflex, une analyse des attentes des consommateurs bio. Il en ressort que le consommateur bio, souvent exemplaire et en quête de sens dans sa consommation, est désormais en attente d’un produit sain et responsable à tous les niveaux : social, environnemental, sociétal.

Les attentes sur l’environnement et la santé sont en particulier très fortes. La consultante a rappelé aussi l’importance pour les entreprises de la bio de ne pas oublier dans leurs campagnes de communication les consommateurs les plus sceptiques et refusant le changement, largement sous-consommateur de produits bio et représentant donc un important vivier pour le secteur.

Crédit photo : Synabio

Pour plus d’informations : www.synabio.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here