NUMERO : N°65 -Mai Juin 2016

Bourrache et myrtille

Parsemés d’étoiles à cœur blanc et de perles violacées, vos plats seront un plaisir (et un soin) pour les yeux comme pour l’estomac…

LA BOURRACHE

(Borrago officinalis)

Originaire d’Asie Mineure, appelée aussi langue de bœuf, la bourrache est une plante annuelle répandue dans tout le bassin méditerranéen. Elle croît spontanément dans les terrains vagues, au bord des chemins, dans les jardins abandonnés, dans les ruines. C’est un remède souvent vanté en médecine populaire.

Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques

  • la bourrache est riche en mucilage, contient peu de tanin, des saponines, des mucilages, un colorant anthocyanique, de l’asparagine, du manganèse (Mn). La plante fraîche est riche en vitamine C.
  • émolliente, astringente, expectorante, diurétique, sudorifique, anti-inflammatoire, laxative.
  • selon les anciens Grecs, les fleurs macérées dans le vin rendent joyeux ceux qui en boivent.

États et troubles de santé pouvant en bénéficier

  • toux,
  • rhume,
  • bronchite,
  • pleurésie,
  • neurasthénie,
  • inflammations de l’intestin grêle et du côlon,
  • la bourrache calme les fièvres éruptives : variole, varicelle, rougeole, scarlatine.

Utilisations culinaires

  • pour décorer de nombreux plats, les fleurs apportent une saveur iodée particulière qui peut rappeler celle des huitres. Elles aromatisent le vinaigre.
  • les jeunes feuilles et les fleurs agrémentent les salades, aromatisent les potages.
  • les feuilles adultes s’utilisent comme les épinards et en beignets croustillants, servent à préparer des boulettes farcies (Grèce et Turquie) .
  • les feuilles centrifugées avec du cresson et du pissenlit fournissent un jus dépuratif.
  • la bourrache se marie bien avec la crème, le beurre, le concombre.
  • les fleurs, emprisonnées dans des cubes de glace, décorent un plat ou servent de rafraîchissement.

Cueillette / Conservation

  • séchée, elle perd beaucoup de ses propriétés.

LA MYRTILLE

(Vaccinium angustifolium, V.myrtillus)

Originaire d’Europe du nord, souvent cité dans les traités de médecine dès le XIIIème siècle, la myrtille fait partie de la famille des Éricacées.

Composition

  • acide citrique, malique, tartrique et folique (prévention du cancer du cerveau).
  • inosite, quinine (tanin de nature glucosidique), pectine, ellagitannine.
  • néo-myrtilline (agit comme l’insuline).

Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques

  • λ action sur les reins et le cœur,
  • λ antioxydante : augmente la résistance capillaire, efficace contre le vieillissement,
  • λ astringente et antiseptique : désinfectant intestinal et urinaire puissant,
  • λ antidiabétique, antivirale et antibactérienne,
  • λ améliore l’acuité visuelle et préviendrait certains cancers.

États et troubles de santé pouvant en bénéficier

  • Déficience de la vision nocturne et des couleurs,
  • faiblesse des vaisseaux sanguins et des capillaires,
  • perturbation menstruelle,
  • hémorroïdes, varices,
  • diarrhées infantiles, entérite,
  • putréfaction intestinale,
  • colibacillose, infections urinaires,
  • rhumatismes aigus, goutte,
  • vieillissement cellulaire,
  • diabète,
  • déclin cognitif, démence et maladie d’Alzheimer (prévention).

Modes de consommation

  • fruit sec : contre les diarrhées.
  • jus : contre les aphtes.
  • le fruit doit être consommé à complète maturité, lavé brièvement, juste avant consommation en dessert : dans muffins, tartes, gâteaux, crème glacée, yogourt, sorbet, salades de fruits
  • le fruit peut être transformé en jus ou en boisson alcoolisée.
  • les Amérindiens s’en servent pour assaisonner la viande.
  • les feuilles sont astringentes, hyperglycémiantes et vermifuges (oxyures).

Conservation

  • fruit fragile à manipuler avec soins, entreposer au réfrigérateur (quelques jours seulement).

Jean-Claude Rodet

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