NUMERO : N°64 -Mars avril 2016

Curcuma et poivre

Colorée et tonique, adoucissante et… piquante, l’association de ces deux épices permet d’affronter les tribulations de nos vies avec énergie !

LE CURCUMA

(Curcuma angustifolia / aromatica / domestica / longa)

Plante du sud-est de l’Asie, cultivé pour son rhizome et connu sous le nom de « gingembre jaune », le curcuma vient de l’Inde (80 % de la production mondiale).

Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques

Grandement utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise et la médecine ayurvédique, il a fait l’objet de milliers d’études scientifiques.

  • colorant naturel, cholagogue
  • apaisant en cas de douleurs stomacales, rénales ou vésiculaires
  • hépatoprotecteur
  • antiseptique, adoucissant, diurétique
  • anti-oxydant, anti-inflammatoire, hypocholestérolémiant, antibactérien, antifongique
  • freinerait la multiplication des cellules cancéreuses
  • plus efficace si associé au poivre noir, au gingembre ou au fénugrec et à l’huile d’olive.

États et troubles de santé pouvant bénéficier du curcuma

  • douleurs stomacales, congestion vésiculaire et hépatique, flatulences abdominales
  • inflammations articulaires, rhumatismales et rénales
  • cholestérol sanguin élevé
  • hémorragies, ecchymoses
  • douleurs menstruelles
  • déclin cognitif, maladie de Alzheimer
  • pollution par métaux lourds, réduction des effets néfastes de la radiothérapie
  • intestin irritable, perturbation de la flore intestinale (augmente la production de probiotiques), ulcères gastro-intestinaux
  • conseillé en prévention de maladies graves.

Utilisations culinaires

  • c’est un des constituants du curry
  • s’accommode des épices exotiques
  • assaisonne ragoûts de volaille, chou-fleur, céleri, œufs brouillés, salade, foie, poissons, viandes, paella, bouillabaisse…
  • retarde la putréfaction des aliments
  • ne piquant pas, peut accompagner la nourriture des enfants.

Effets secondaires, contre-indications

en cas de traitement anticoagulant, ne pas dépasser 150-200 mg de curcuma / jour.

LE POIVRE

(Piper nigrum)

Fruit d’une liane grimpante, épice très controversée et même parfois diabolisée par certains nutritionnistes, on distingue, selon l’état de maturité :

Le poivre rouge : baie à pleine maturité, avec enveloppe,

Le poivre blanc, à complète maturité et débarrassé de son enveloppe ; il est fort,

Le poivre noir : cueilli un peu avant maturité, séché, tel quel,

Le poivre vert ou poivre frais, cueilli en début de maturation avec un goût subtil et très doux.

Le poivre a été utilisé comme monnaie d’échange (“payer en espèces” vient de “payer en épices”).

Qualités alimentaires et vertus thérapeutiques

  • composants : terpènes, sesquiterpènes, alcaloïdes (pipérine), potassium, calcium, phosphore, magnésium ;
  • tonique, excitant, aphrodisiaque
  • fébrifuge, carminatif, antiseptique, circulatoire, décongestionnant.
  • sternutatoire
  • irritant et échauffant des muqueuses digestives (à fort dose)
  • il triple la sécrétion pancréatique
  • selon Ste Hildegarde, le poivre possède une force bouillonnante qui communique un regain d’appétit aux anorexiques.

États et troubles de santé pouvant en bénéficier

  • toux grasse
  • fièvre
  • perte d’appétit et digestion trop lente
  • hyposécrétion salivaire (imprégnation en ptyaline des aliments)
  • coup de froid, frilosité
  • nausée
  • hypotension
  • dysfonction érectile
  • sevrage de la nicotine (en inhalation – in Journal of Alternatives and Complementary Medicine)

Contre-indications :

ulcère digestif, gastrite.

Utilisations culinaires

  • doit être utilisé en grains ou moulu au dernier moment
  • précieux pour la conservation des aliments
  • rehausse le goût de mets fades
  • ajouté au curcuma, la synergie décuple l’activité de la curcumine
  • entre dans la composition de l’élixir de la joie de Ste-Hildegarde.

Jean-Claude Rodet

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