NUMERO : Novembre-Decembre 2014

Les troubles dépressifs…

Les troubles dépressifs englobent des états de « mal-être » allant de la tristesse aux pathologies les plus invalidantes. Généralement ces états sont accompagnés de divers troubles :

Modification de l’humeur : baisse de moral, tristesse, pleurs, pensées négatives, irritabilité, anxiété, baisse d’intérêt pour les activités quotidiennes,

Ralentissement de l’activité intellectuelle : difficultés à réfléchir, à prendre des décisions et à se projeter dans l’avenir, pertes de mémoire,

Baisse du tonus et de l’énergie physique,

Perturbations du sommeil (hypersomnie ou insomnie).

Des déséquilibres au niveau de la biochimie du cerveau

Dans la plupart des cas, les troubles dépressifs sont attribués à un dysfonctionnement au niveau des neurotransmetteurs (messagers entre cellules nerveuses) qui agissent directement sur l’humeur :

Sérotonine (troubles du sommeil et de l’appétit) – « Sérénité »

Noradrénaline (troubles de l’appétit et du désir) – « Vigilance »

Dopamine (diminution de l’énergie et des envies) – « Stimulation »

L’hygiène de vie jouant un rôle important, vous devez conseiller en parallèle de la pratique d’une activité physique régulière, une alimentation et une complémentation permettant de fournir l’ensemble des nutriments indispensables au bon équilibre de ces neurotransmetteurs.

Apporter l’ensemble des acides aminés

Les acides aminés qui composent les protéines sont nécessaires à la fabrication des neurotransmetteurs.

Dès le petit déjeuner, conseillez des protéines d’origine animale ou végétale (oléagineux, œufs, produits laitiers) et faites de même aux autres repas, en variant le plus possible afin d’apporter tous les acides aminés essentiels.

Fournir des oméga-3 à longues chaînes

Les études montrent que les peuples qui mangent de grandes quantités de poissons gras sont parmi ceux développant le moins de symptômes dépressifs.

Insistez donc sur les apports en EPA présents dans la sardine, le maquereau, le hareng, le thon et le saumon ou veillez aux apports suffisants en acide alpha-linolénique (précurseur des oméga-3) chez les végétaliens.

Supprimer les Index Glycémiques élevés

Tous les aliments possédant un IG élevé engendrent des fluctuations glycémiques importantes et surtout des hypoglycémies réactionnelles. Rappelez-vous que tous les aliments à IG élevés et le sucre, « sucrent » littéralement le moral à long terme ! Recommandez donc trois ou quatre repas par jour comportant uniquement des aliments à IG bas.

Les compléments alimentaires des états dépressifs

Avant d’entamer une supplémentation avec des plantes ou des nutriments possédant un effet antidépresseur, assurez-vous toujours de combler des déficiences chroniques en recommandant si besoin :

Magnésium : 300 – 600 mg par jour.

Vitamine D3 : animale ou végétale : 75 UI par kilo de poids corporel.

Vitamines B : l’ensemble (surtout B6, B9, B12), de une à trois fois les AJR.

Sélénium : 100 μg par jour.

 

Angélique Houlbert
Nutritionniste