NUMERO : Jan-Fev 2012

Poulet de chair bio : lequel choisir ?

586 élevages de poulets biologiques en France en 2010

La production de poulets de chair biologiques poursuit son développement en 2010 : 7 066 787 poulets étaient élevés en bio, soit une progression de 18 % en un an (+32 % par rapport à 2008). 5,7 % du cheptel français de poulets de chair étaient élevés en bio. La région Pays de la Loire était toujours la première région d’élevage de volailles de chair biologiques (2 451 730 poulets soit 23 % des élevages et plus d’un tiers de la production française).

Elle est suivie par l’Aquitaine (15 %) et la région Poitou-Charentes (15 %). La taille des ateliers était relativement stable en 2010 par rapport aux années précédentes. 70 % des élevages bio avaient un effectif annuel supérieur à 2 000 têtes.

Un marché de 109 millions d’euros en 2010

Le marché du poulet bio ne cesse d’évoluer d’année en année. Il est passé de 60 millions d’euros en 2005 à 109 millions en 2010, Tout comme la filière poules pondeuses, une très forte proportion des poulets de chair est commercialisée en filières organisées. L’augmentation du marché (+17 % en valeur par rapport à 2009) est plus marquée en grande distribution (+29 %) ; les GSA sont le principal circuit de distribution de la viande de volaille biologique (53 % du marché). La viande de volaille représentait 3 % des ventes de produits biologiques en valeur en 2010.

Impact de la réglementation

La réglementation a fortement influencé le secteur avicole depuis la mise en place de la législation bio européenne en 1991 sur la partie végétale puis en 2000 sur la partie animale. Sur cette dernière, la France avait introduit un certain nombre de contraintes supplémentaires dans son règlement, le CC REPAB-F, car pour une majorité d’agro biologistes ce règlement européen en matière animale était trop laxiste.

Depuis la nouvelle réglementation qui est entrée en vigueur au 1er janvier 2009, le droit de subsidiarité ne s’applique plus. Concernant les productions avicoles, les principaux changements se sont portés sur la diminution de la part de matières premières conventionnelles utilisées dans la ration (5 % jusqu’à la fin 2011) et sur les contraintes de lien au sol alimentaire.

Toutefois, si les Etats-membres ne peuvent plus instituer de réglementations nationales plus strictes que le règlement communautaire, une flexibilité est possible sur certains points d’interprétations comme :