NUMERO : Jan-Fev 2012

Vin « bio » perception du consommateur…

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83 % des français contre 63 % des allemands
ont déjà entendu parler du vin bio

Le vin bio est davantage connu en France qu’en Allemagne. En effet,
une très large majorité des Français (83 %, contre 63 % des Allemands)
a déjà entendu parler du vin bio, 43 % sachant même précisément
de quoi il s’agit (contre seulement 24 % des Allemands).
Le niveau de connaissance du vin bio des Français comme des
Allemands croît avec l’âge et le niveau de revenu des personnes
interrogées. En effet, les répondants les plus âgés et aux plus hauts
revenus sont plus nombreux à avoir déjà entendu parler du vin bio
que les répondants les plus jeunes ou les plus modestes. En France,
les hommes, davantage consommateurs et acheteurs de vin, sont
logiquement plus nombreux à connaître précisément la notion de
vin bio.

Achat en priorité en grandes surfaces
Tout comme pour l’achat de vin « non bio », le circuit de la grande
distribution (GD) est davantage privilégié pour l’achat de vin bio, et
ce avant d’autres circuits de distribution plus courts ou spécialisés.
En effet, plus de quatre Français et Allemands sur 10 qui consomment
régulièrement ou souvent du vin bio l’achètent en grandes ou
moyennes surfaces (respectivement 48 % et 41 %).

(imlage)

 

 

Perception du vin bio par rapport au non bio

Le vin bio continue à pâtir de son « image-prix » en étant toujours
considéré comme plus cher qu’un vin « non bio », notamment par
les Français (75 %, contre 47 % des Allemands). C’est surtout l’engagement
environnemental et équitable du vin bio qui est mieux
perçu, et ce encore plus par les Français, qui considèrent qu’un vin
bio est plus respectueux de l’environnement (70 %, contre 53 % des
Allemands) et du producteur (51 %, contre 37 % des Allemands)
qu’un vin « non bio ».

 

(image)

 

Raisons de non achat

En France comme en Allemagne, les répondants n’ayant jamais
acheté du vin « bio » expliquent principalement leur non-achat par
le fait qu’ils n’en ont pas le réflexe (respectivement 50 % et 35 %).
L’écueil du prix jugé trop élevé n’est évoqué que dans un second
temps (respectivement 38 % et 21 %), et ce dans de bien moindres
proportions que le manque d’habitude. Enfin, les Français comme
les Allemands évoquent aussi le manque d’information, tant sur le
produit en tant que tel (respectivement 24 % et 29 %) que sur la différence
de qualité pouvant exister entre un vin bio et un vin « non
bio » (respectivement 25 % et 19 %). Par ailleurs, la cherté du produit,
même si elle est évoquée, ne fait pas l’unanimité. A ce sujet, il serait
intéressant de mettre en regard le prix moyen d’une bouteille de
vin bio et les sommes que les répondants déclarent dépenser pour
l’achat d’une bouteille de vin « non bio » (entre 6 euros et 17 euros).
Les interviewés pourraient ainsi s’apercevoir qu’il est tout à fait envisageable
d’acheter une bouteille de vin bio avec les montants qu’ils
consacrent à l’achat d’une bouteille de vin « non bio ».

En moyenne, les Français ayant entendu parler du vin bio
et qui en achetent régulièrement ou de temps en temps dépensent
un peu plus que les Allemands pour l’achat d’une
bouteille de vin bio (10,6 euros contre 9,6 euros).
Méthode et échantillon
L’enquête on-line a été réalisée via l’Access Panel d’Ipsos du
16 au 20 septembre 2011 par internet auprès de consommateurs
constituant un échantillon national représentatif
de la population française (1012 personnes) et allemande
(1027 personnes) âgée de 18 à 64 ans.

 

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