NUMERO : Juillet-Août 2015

DOSSIER : Les huiles essentielles – L’essence du réseau

Le manque de connaissance, principale raison du non-achat.

11 % des personnes ayant répondu n’achètent pas d’huiles essentielles. La raison principale de cette non consommation est le manque de connaissance (47 %). 19 % des sondés n’achètent pas d’huiles essentielles car ils jugent leur utilisation trop complexe. Environ 10 % ne sont pas intéressés par ces produits. Environ 5 % les trouvent trop chères et 3 % des personnes interrogées et ne consommant pas d’huiles essentielles les trouvent dangereuses.

Le magasin bio, le temple des huiles essentielles.

57 % des personnes ayant répondu privilégient les magasins bio pour leurs achats d’huiles essentielles. On touche ici une des spécificités du réseau bio et cette réponse n’est en soit pas surprenante. Internet arrive tout de même en deuxième position avec 24,58 % pour l’approvisionnement des consommateurs. Cette réponse peut être croisée à la question concernant les principales sources d’information du consommateur avant son achat d’huiles essentielles.

La grande majorité des consommateurs cherche des informations sur les huiles essentielles avant de réaliser leurs achats et c’est en premier lieu vers les livres (78,4 %) que se tournent les futurs acheteurs, vient ensuite Internet… Et comme Internet est la deuxième source d’information des consommateurs, il est probable que ceux-ci se laissent séduire par les publicités accompagnant les informations génériques qu’ils recherchent. Ce qui expliquerait qu’Internet soit en deuxième position pour l’achat d’huiles essentielles. Internet est la plus grande bibliothèque du monde mais également la plus grande « pharmacie »…

Pour compléter le panorama de la vente d’huiles essentielles, viennent ensuite les pharmacies avec 10.83 % des réponses. La vente par correspondance représente 2.74 % des réponses exaequo avec d’autres modes d’approvisionnement et en n les salons et foires également exaequo avec d’autres magasins "spécialisés" type jardinerie pour 1.04 %.

 

 

En terrain neutre

Nous venons de voir que les consommateurs ont majoritairement recours aux livres et à Internet pour étancher leur soif d’information sur les huiles essentielles. L’information que le consommateur recherche en matière d’huile essentielle doit-elle être neutre où n’arrive-t-il pas à trouver chez les fabricants une information qui lui convienne ? La question reste entière. En tous cas le consommateur privilégie l’information générique pour se renseigner. Le conseil en magasin arrive en troisième position (38 %) mais avec moitié moins de su rage que les livres. Quatrième position pour les prescripteurs qu’ils soient thérapeutes, médecins… On se débrouille donc par soi-même le plus souvent pour trouver l’information que l’on recherche mais contrairement à ce qu’on aurait pu penser, on ne va pas se renseigner chez les industriels qui sont les premiers spécialistes de leurs produits, mais on privilégie d’autres sites d’information.

 

Portrait-robot du consommateur ayant répondu.

Qui est l’acheteur d’huiles essentielles ? Selon les réponses obtenues de 544 personnes :

Plutôt des femmes, soit 89 % des personnes ayant répondu à ce sondage.

Entre 30 et 60 ans dans 72,35 % des cas (répartit de manière homogène sur chaque dizaine d’année 23,05 % pour la tranche de 31 à 40ans, 26,65 % pour la tranche des 41 à 50 ans et 22,65 % pour la tranche des 51 à 60 ans).

Les consommateurs ayant répondu habitent pour 23,48 % d’entre eux en zone rurale, pour 23,08 % en grande agglomération et 20,45 % en petite ville.

 

« Petits », « moyens », « gros » consommateurs d’huiles essentielles, quel est le budget annuel ?

La classification « petit », « moyen », « gros » consommateurs que nous vous proposons est relative au niveau de dépenses annuelles. Moins de 20€ par an correspondant aux « petits » consommateurs, de 20 à 60€ par an aux « moyens » et de 60 à plus de 80€ par an aux « gros » consommateurs. La répartition serait donc la suivante 18,2 % de « petits » consommateurs, 57 % de « moyens » et 24 % de « gros ».

Les « petits » consommateurs :

L’huile essentielle préférée des « petits consommateurs » et l’huile essentielle de citron (22,98 % des réponses des personnes consommant moins de 20 € d’huiles essentielle par an) suivie par l’Eucalyptus officinal (17,24 %) et sur la troisième marche du podium ex aequo la lavande o cinale et la menthe poivrée pour 11,49 %. Les « petits » consommateurs disent utiliser les huiles essentielles plusieurs fois par mois dans 43,47 % des cas, moins de quatre fois par an pour 22,80 % d’entre eux. Alors que 14,13 % d’entre eux les utilisent une fois par mois et 10,86 % au quotidien.

Les « moyens » consommateurs :

Le classement des huiles essentielles préférées de cette population est respectivement :

1 : la lavande o cinale 15,56 % des moyens consommateurs, 2 : la lavande  ne 12,7 %, 3 : le citron 12,31 %. Les « moyens » consommateurs, 54,64 % disent utiliser les huiles essentielles plusieurs fois par mois, 29,64 % au quotidien.

Les « gros » consommateurs :

Quant aux « gros consommateurs », ils préfèrent la lavande  ne (17,39 %), la ravintsara pour 14,78 % d’entre eux et en n le citron (10,43 %).

Pas de surprise, 65 % d’entre eux disent les consommer au quotidien, et 32,5 % d’entre eux plusieurs fois par mois.

 

Urbains / ruraux tous pareils !

À la ville comme à la campagne, on a les mêmes utilisations des huiles essentielles. Les consommateurs déclarant habiter en grande agglomération ont deux utilisations majeures des huiles essentielles : l’aromathérapie et l’assainissement de l’atmosphère.

Pas de di érences avec les consommateurs des zones rurales qui en font la même utilisation et dans le même ordre. Viennent ensuite l’utilisation en cosmétique/peau et en quatrième position l’utilisation « plaisir », en bain, massage et parfum d’ambiance. On aurait pu penser que les consommateurs des grandes agglomérations utilisaient plus les huiles essentielles à des  ns d’assainissement de l’atmosphère mais il n’en est rien.

 

Des huiles essentielles oui, mais sous quelle forme ?

Les huiles essentielles pures : l’écrasante majorité des attentes. Même si le consommateur utilise dans la majorité des cas les huiles essentielles sous forme diluées que ce soit en sirop, diluées dans une huile végétale ou dans une base neutre, les consommateurs préfèrent acheter leurs huiles pures. Les mentalités ne sont pas encore prêtes pour une présentation sous de nouveaux formats, ou tout reste à faire dans ce domaine ? Encore une fois la question reste entière. Toutes les formes ne se prêtent pas il est vrai à toutes les utilisations mais l’inventivité des industriels fera-t-elle bouger les lignes ?

 

Les informations présentes sur le lieu de vente : peut mieux faire !

Visiblement le balisage, affiches, dépliants, packagings ne satisfont pas unanimement les consommateurs. Un petit e ort du couple magasin/industriel est peut-être nécessaire a n d’améliorer la lisibilité de l’information en rayon. Les industriels ont cette fois aussi un peu de pain sur la planche puisque le consommateur accorde beaucoup d’importance aux informations sur le produit mais en est moyennement satisfait.

 

Même si le conseil n’est pas la première source d’information du consommateur, lorsqu’il l’utilise, il se dit satisfait du retour d’information. La formation du personnel du magasin bio semble être à la hauteur des attentes du public.

Pour résumer, nous pouvons dire que la consommation d’huiles essentielles en magasin bio a encore de beaux jours devant elle puisqu’elle constitue une spéci cité de ce réseau.

Le consommateur est globalement satisfait du service rendu par les magasins biologiques. Attention tout de même aux informations présentes sur le lieu de vente.

Les affiches, dépliants, packagings et autres ne semblent pas satisfaire pleinement les besoins d’informations du consommateur mais c’est là la seule zone d’ombre au tableau.

Enquête réalisée par BIO panel en mai 2015 avec la participation de 535 consommateurs.