NUMERO : Sept-Oct 2008

CELNAT – Les céréales à coeur

Les petites histoires qui font les grandes

Une petite entreprise familiale, au Puy en Velay, dirigée par les Celle depuis la seconde moitié du dix-neuvième siècle. Il s’agit d’une meunerie. Meunerie qui commercialise dès 1930 des flocons d’avoine : la ligne directrice est bien là. 

L’un des fils, Robert, y travaille d’arrache-pied, moitié commercial, moitié livreur. À fréquenter les champs et les foires agricoles, il ne manquera pas de remarquer, dès le milieu des années soixante, que les techniques de productions s’intensifient, pas pour le meilleur.

L’autre frère se nomme Jean et travaille pour Air France.  À l’occasion d’un questionnaire de satisfaction clientèle, il lit avec surprise la réponse d’un passager qui suggère que des repas «macrobiotiques» soient servis sur les vols de la compagnie… Recherches sur cette macrobiotique alors inconnue, dégustations, lecture, compréhension : passée la surprise, Jean se passionne pour le Yin et le Yang et n’aura aucune difficulté à convaincre son frère de la pertinence de cette approche. Tous deux ne cesseront d’approfondir la démarche, à la recherche du juste équilibre, des bons aliments, du bon dosage.

C’est en toute logique que Robert fondera Celnat dès 1979, parallèlement à l’entreprise familiale, avant d’être rejoint quelque temps plus tard par son cadet. Une fine équipe qui mettra en place une structure distribuant et produisant des aliments végétariens conformes à ceux qu’ils ont adoptés, comme le riz complet, le miso, le shoyu, le tamari… En obtenant d’entrée les meilleures garanties bio, bien sûr, tout en respectant au maximum un des principes fondateurs de la macrobiotique : vivre si possible avec les produits de son travail, de sa saison, de son climat.

Les lieux qui font la renommée

Par chance, Celnat se trouve dans une région infiniment favorisée : l’Auvergne, riche des sols montagneux volcaniques les plus anciens tout comme d’une altitude moyenne qui fait de la Haute-Loire le département le plus élevé de France (mais si !). Ses terrains escarpés ou morcelés rendent le travail difficile ; ils n’en constituent pas moins un certain avantage : les grandes exploitations n’y sont pas à l’aise, alors le travail à petite échelle, propice au bio, y trouve un terrain d’action idéal. Même lorsque c’est plus dur. C’est donc un atout pour Celnat, mais aussi pour de nombreux agriculteurs locaux. Les uns comme les autres apprécient d’avoir su créer entre eux des liens commerciaux qui s’apparentent au partenariat, dans le respect mutuel et l’intérêt de tous… dont celui du consommateur, au final.
 

Des principes à la cuisine

Bon début pour ces graines… La suite ne déçoit pas : leur triage et transformation constituent chez Celnat une impressionnante suite d’exigences, parfois surprenantes, même pour l’observateur averti : ainsi cette volontédes cuissons douces, qui bannit le four électrique au profit du gaz, qui préfère les infrarouges, proches du rayonnement solaire, ou exclut les techniques soufflantes dites de « l’extrusion », réalisées à trop hautes températures pour respecter la graine… Ainsi leurs émincés de céréales, préparés avec une double cuisson : vapeur, puis toastage, pour une meilleure assimilation. Ainsi cette absence de saccharose dans leurs préparations. Quelques principes hautement respectables.

Texte et photo : Jacques Minelli, Sat’Info N°80.

 

 

 

CELNAT
Z.I. Blavozy

43700 SAINT-GERMAIN-LAPRADE
Tél : 04.71.03.04.14
Fax : 04.71.03.54.31
– www.celnat.fr

 

 

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