NUMERO : Mars-Avril 2015

Dossier : Programme printanier – Les tisanes pour… une hydratation optimale

Pourquoi conseiller des tisanes ?

Moins onéreuses que les compléments alimentaires, les tisanes sont parfois de bonnes alternatives ou de bons compléments pour certains de vos clients à petit budget. Elles font en quelque sorte le lien entre l’alimentaire et les compléments alimentaires santé. De plus, elles demandent moins de conseils que les compléments alimentaires quand il s’agit de complexes de plantes ayant une visée spécifique.

On distingue ainsi les « simples » où chaque sachet-dose de tisane renferme près de 2 grammes du totum de la plante, soit l’équivalent de 6 à 8 gélules de plantes. Dans l’eau chaude, ces plantes libèrent leurs principes actifs hydrosolubles qui fonctionnent en synergie sur un ou plusieurs organes.

À côté de celles-ci, il existe des formulations spécifiques à recommander en cette période de l’année, pour accompagner vos conseils alimentaires. Parmi elles, on distingue cinq grands pôles qui sont des passages incontournables dans cette cure printanière :

● Les « diurétiques »

● Les « hépatiques »

● Les « ventre-plats »

● Les « beauté de la peau »

● Les « jambes légères »

Les versions « simple plante » peuvent aussi être conseillées en alternance avec ces versions « complexes » selon les goûts de chacun et l’effet désiré.
Ces tisanes peuvent être consommées entre les repas, tout au long de la journée, et généralement durant deux à trois semaines pour obtenir un effet optimal.

Le + Bio : Issues de l’agriculture biologique, les plantes qui composent ces tisanes ne subissent pas d’irradiation (ionisation) comme méthode de conservation et de décontamination.

 

Rappels sur leur fabrication

Selon la partie de la plante utilisée, la cueillette est prépondérante pour la qualité du produit final et sont uniquement utilisées les parties nobles des plantes pour la confection des tisanes.
Pour certains types de plantes, un tri manuel ou mécanique est effectué (mondage) afin de récupérer les meilleures parties.

Vient ensuite le séchage à l’air libre, à l’abri de la lumière et du soleil ou pour des raisons qualitative et économique, par un air chaud pulsé (avec contrôle de la température) ou par extracteurs d’humidité.

Le tamisage est aussi une étape clé pour la qualité finale de la tisane. Il permet d’éliminer une grande partie des impuretés suite au séchage (branches, herbes, cailloux…) et se fait à l’aide de tamis (souvent en inox) qui vibrent et laissent passer, selon la grosseur des trous, les différents résidus. Habituellement, trois niveaux de tamisage existent :

● Niveau 1 : la partie noble des plantes est conservée (feuilles, fleurs entières, racines…)

● Niveau 2 : La partie des plantes non restée au niveau 1 se retrouve à ce niveau. La qualité des tisanes sera moindre (feuilles cassées, partie de fleurs) mais moins coûteuse. Des arômes pourront y être rajoutés pour des préparations spéciales mais ils sont très peu utilisés en bio car ils diminuent la DLUO.

● Niveau 3 : Ne sont retrouvées que les petites particules des plantes qui sont facilement passées à travers les deux premiers tamis (feuilles brisées, petites tiges, poussières…).

Pour les infusettes, les plantes sont ensuite coupées en fonction de la porosité du sachet (1 à 2 mm).

Les sachets sont ensuite remplis des plantes, manuellement ou mécaniquement.
Ainsi, vous pouvez facilement reconnaître une tisane bio de très bonne qualité, d’une tisane de moindre qualité en fonction des résidus de poussières qui restent au fond de la tasse. Après infusion du sachet, s’il n’y en a pas ou peu, c’est un tamisage niveau 1, donc de qualité. S’il en reste beaucoup, il est de niveau 3.

L’autre moyen de l’identifier, c’est d’observer dans les boîtes la présence de poussière. Si c’est le cas, on peut supposer que les tisanes sont faites dans un atelier qui travaille avec des poussières de plantes que l’on retrouve sur les sachets au moment du conditionnement.

 

Comment les conseiller ?

Elles seront à préparer avec de l’eau très faiblement minéralisée, le jour même. Généralement on applique la règle 2 grammes = une pincée = une tasse. Et on recommande la consommation de trois tasses à trois bols par jour.
Les tisanes doivent se conseiller, si possible, sans ajout de sucre ou de miel durant cette période afin de ne pas provoquer de pics glycémiques entre lesrepas.

 

Quelques définitions pour bien conseiller

● L’infusion : réservée le plus souvent pour les feuilles ou les fleurs, l’eau bouillante est versée sur ces parties de plantes et le tout est laissé infusé quelques minutes. Pour éviter les chocs thermiques, les plantes peuvent même être mises au départ dans de l’eau froide et ensuite portées à ébullition.

● La décoction : Ce procédé d’extraction est recommandé pour les racines, les écorces et les tiges ligneuses. De l’eau froide est versée sur ces parties de plantes coupées, moulues ou écrasées et le tout est mis à bouillir (100°C) de plusieurs minutes (5 à 15 minutes) à quelques heures.

● La macération : on laisse en contact la plante plusieurs heures, voire plusieurs jours avec un liquide extracteur : eau, alcool, vin, huile. Elle est surtout recommandée pour les racines et les graines.
 

Le + BioLinéaires :

N’hésitez pas à préparer dans votre rayon, des thermos spécifiques de ces tisanes détox et drainantes que vous souhaitez mettre en avant en cette période.

Vos clients pourront ainsi déguster dans des gobelets mis à disposition, et choisir celles qu’ils préfèrent.

Les tisanes sont idéales comme vente additionnelle et pour les petits budgets qui ne peuvent pas forcément investir dans un ou deux compléments alimentaires que nous allons voir dans les prochaines pages.

 

Quelles tisanes conseiller et dans quels objectifs en cette période ?