Les producteurs bio alertent sur la hausse du prix de l’énergie

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Dans un communiqué transmis à Bio Linéaires, La Maison de la Bio alerte sur la situation des producteurs confrontés à la très forte augmentation du coût de l’énergie et au « renouvellement des contrats d’électricité sur des bases tarifaires hors normes, avec des délais de renégociation beaucoup trop courts ». Certains envisagent de modifier leur stratégie de stockage ou de réduire leur activité, voire même de fermer des silos, pour survivre.

Pour récolter, réceptionner, trier voire transformer puis conserver leurs productions, les filières céréales et maraîchères ont investi dans des installations respectueuses des normes sanitaires et environnementales. Le coût de l’électricité de ces installations est multiplié par trois pour les maraîchers et jusqu’à cinq pour les céréales, soit 30 à 40 € supplémentaires par tonne collectée, rappelle dans un communiqué La Maison de la Bio – qui réunit les six principales organisations bio (Cosmebio, Forebio, Natexbio, Synabio, Synadiet, Synadis Bio) représentant 10 000 entreprises.

Des producteurs envisagent de modifier leur stratégie de stockage en vendant immédiatement faute de pouvoir supporter financièrement les coûts de l’énergie. Chez les céréaliers, certains envisagent de réduire leur activité, et même de fermer des silos,

« Pour les maraîchers bio de cultures de conservation, qui ne seront commercialisées qu’au printemps, les chambres froides sont indispensables pour stocker les fruits et légumes. Des producteurs envisagent de modifier leur stratégie de stockage en vendant immédiatement faute de pouvoir supporter financièrement les coûts de l’énergie. Chez les céréaliers, certains envisagent de réduire leur activité, et même de fermer des silos, pour survivre. Avec comme effet immédiat une diminution des capacités de stockage et de conservation, la hausse du coût de l’énergie entraînera bien à moyen terme un risque pour assurer la souveraineté alimentaire de la France », alerte le communiqué.

« Il en va de le la survie de nos producteurs, des opérateurs économiques et de toute la filière biologique »

« Pour nos groupements, la répercussion des hausses du coût de l’énergie sur les presque 1000 producteurs qui les approvisionnent n’est pas acceptable. Elle n’est pas non plus possible auprès de leurs clients, transformateurs de matières premières bio, eux-mêmes déjà impactés par les hausses. C’est bien l’ensemble des acteurs de la filière qui est concerné. C’est l’avenir des filières biologiques qui risque d’être compromis, alors même que les pouvoirs publics investissent depuis des années pour développer la bio sur le territoire. Il en va de le la survie de nos producteurs, des opérateurs économiques et de toute la filière biologique », conclut le communiqué.

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