« La dimension écologique est un vrai relais de croissance pour le bio » 

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Dans sa dernière étude*, NielsenIQ s’intéresse à la consommation alternative (produits bio, équitables, durables, substituts végétaux…) et ses perspectives. Nielsen explique notamment pourquoi et comment « L’offre bio doit faire sa mue ».

NielsenIQ livre quatre explications pour comprendre le recul du bio : à commencer par la reprise hors domicile suite à la fin des confinements mais aussi « L’offre en magasin [qui] arrive à saturation (1800 références identifiées en hyper/supermarchés). Le choix de développer, notamment en proximité urbaine et rurale, ou de rationaliser l’offre explique également le ralentissement et le recul de consommation de bio ». 

Pour NielsenIQ si « De nombreux produits bio sont en croissance ou ont un bel avenir devant eux (café, hygiène féminine, alimentation infantile, chocolat en tablette, bière, produits visage) (…) d’autres sont amenés à être réduits tels que les conserves de légumes, les pâtes alimentaires, les déodorants ». 

« Seuls les ménages aisés ont stabilisé leurs achats de bio »

Pour expliquer le ralentissement du bio, NielsenIQ évoque aussi le prix des produits bio « en moyenne 30 % plus cher que son équivalent conventionnel » et constate que « Seuls les ménages aisés ont stabilisé leurs achats de bio ».

NielsenIQ pointe enfin la concurrence d’autres alternatives à l’image des œufs de plein air : « En termes de ventes, 12 % des pertes des œufs bio sont liées à un report sur les œufs en plein air. Quand les œufs bio en boîte de six sont vendus 2,45€ les œufs de plein air sont proposés à 1,69€ », cite l’analyste.  

« Pour augmenter ses volumes de vente, le bio doit avant tout penser valeurs »

« Le bio doit poursuivre son travail d’évangélisation, répondre aux vraies attentes des consommateurs en matière d’alimentation en démontrant ses bienfaits, tant pour la santé que pour la planète, et son ancrage local. Pour augmenter ses volumes de vente, le bio doit avant tout penser valeurs », commente Pauline Peyron, consultante analytique senior chez NielsenIQ. 

« La dimension écologique est un vrai relais de croissance pour le bio. La performance des produits éco-rechargeables le démontre. Le Made in France et les produits régionaux/locaux ont l’attention des consommateurs. Pour preuve, le label Origine France Garantie a séduit 27,7 millions de consommateurs cette année. Enfin, les Français, plébiscitent les produits cleans et suivent fortement la tendance du mieux manger », complète Tarek Louadj, consultant analytique Senior chez NielsenIQ.

Être bio ne suffit pas

« Les Français sont 54 % à déclarer que les produits bio sont trop chers par rapport aux bénéfices qu’ils apportent », note NielsenIQ dans un communiqué avant de détailler : « L’offre bio doit faire sa mue pour profiter de la tendance imprimée par les Français qui, soucieux de leur alimentation et de la planète, cherchent à manger du plus sain et limiter leur empreinte carbone. Mais pas à n’importe quel prix, et surtout avec la preuve que leurs dépenses sont justifiées. Recette différenciante, emballage, valeur nutritionnelle, produits régionaux, respect des conditions d’élevage et d’abattage, légitimeraient le bio dans l’esprit des consommateurs ». 

Des conseils pour développer la croissance des alternatives végétales

L’étude de NielsenIQ s’intéresse aussi au végétal dont le chiffre d’affaires recule également (-0,7 %) malgré une augmentation du nombre des références (+1,8 %). « Comme pour le bio, le prix reste un frein majeur à sa consommation plus large et limite donc la place qui lui est accordée en rayon. Le végétal doit aussi relever le défi de l’ultra transformation », analyse NielsenIQ qui souligne que si les Français sont « plus de 35 % à réduire leur consommation de viande (…), les alternatives végétales ont un fort potentiel de croissance [puisque] 64 % des Français déclarent ne pas encore en acheter ». À cet effet, NielsenIQ recommande « Le développement de l’offre, notamment en matière de substitut à base de soja et de légumes ». 

*Quelles perspectives pour la consommation alternative ? – NielsenIQ.

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