NUMERO : Jan-Fev 2014

La sélection BioLinéaires des compléments alimentaires

En janvier et février, on fait le plein d’ATP ! Certains compléments, assez difficiles à conseiller seront à recommander plus spécialement à cette période de l’année pour favoriser la production d’ATP, c’est-à-dire d’Adénosine Triphosphate, la forme d’énergie la plus efficace de l’organisme.

 

L’acide alpha-lipoïque (AAL)

L’AAL est naturellement synthétisé par l’organisme au niveau des mitochondries (les centrales énergétiques situées dans les cellules) et se retrouve également en quantités infimes dans la viande rouge. Il est nécessaire au fonctionnement de certaines enzymes qui interviennent entre autres dans le métabolisme énergétique. Il facilite ainsi la transformation des aliments en glucose, en acides gras et donc en énergie. De plus, ce complément fait « coupdouble » en cette période puisqu’il soutient également le foie dans sa fonction de détoxication. On dit également de cette substance qu’elle est l’antioxydant universel, aussi efficace dans les milieux huileux qu’aqueux.

200 mg par jour de préférence sur estomac vide, à coupler si possible avec un complexe de vitamines du groupe B puisque la biotine (B8) renforce son absorption.

 

Le co-enzyme Q10

En cas de carence en coenzyme Q10, les mitochondries, ne produisent pas suffisamment d’adénosine triphosphate (ATP). En effet, le CoQ10 est un transporteur essentiel au transfert d’électrons dans la chaîne respiratoire mitochondriale pour la production d’ATP. Avec l’âge, la synthèse interne de CoQ10 se réduit peu à peu et s’accompagne donc d’une diminution de l’énergie. Parfois, certains traitements médicamenteux (statines) ou naturels (levure de riz rouge) bloquent également la production endogène de CoQ10.

30 à 200 mg par jour pendant les repas, sous forme d’ubiquinol qui est la forme réduite mais très instable, ou d’ubiquinone qui en est la forme oxydée plus stable.

 

La L-carnitine

Cet acide aminé se concentre dans les mitochondries et est indispensable à la production d’énergie dans les cellules. Il participe à la bonne métabolisation des acides gras en énergie à tous les niveaux : cerveau, nerfs, coeur, foie, muscles. En effet, il transporte les acides gras à travers les membranes cellulaires jusque dans les mitochondries où ils peuvent être utilisés pour fournir de l’énergie.

Comme la L-carnitine n’est retrouvée que dans les produits animaux, il est parfois nécessaire d’avoir recours à de forts dosages (entre 4 et 6 grammes par jour) surtout chez les végétariens et ceux qui ne consomment pas beaucoup de viandes.

Les acides aminés précurseurs de croissance

L’hormone de croissance est par excellence l’hormone qui permet de récupérer son énergie en améliorant la production d’ATP. Parmi les acides aminés susceptibles d’augmenter naturellement le taux de cette hormone on peut citer : L-arginine, L-glutamine, L-ornithine, alpha cétoglutarate d’ornithine, L-glycine, L-lysine. Le plus souvent ils se retrouvent dans une seule et même formule spécifique.

Comme tous les acides aminés, il est toujours souhaitable de les conseiller en dehors des repas.

 

La rhodiola rosea

Cette plante est traditionnellement recommandée pour augmenter l’endurance et le tonus. Selon certaines recherches, elle possède en effet la capacité d’accroître le métabolisme énergétique au niveau cellulaire puisqu’elle augmente le niveau d’ATP dans les mitochondries.

350 à 750 mg d’extrait de Rhodiola rosea, standardisé en rosavine et salidroside.

 

Le cordyceps sinensis

Ce champignon est traditionnellement employé pour stimuler les défenses immunitaires grâce à sa teneur en bêta-glucane. Mais ses bénéfices en cette période de l’année vont bien plus loin puisqu’il améliore l’utilisation de l’oxygène et permet surtout d’augmenter les niveaux d’ATP au sein même des cellules ce qui permet d’augmenter la résistance.

500 mg de Cordyceps sinensis par jour, à répartir dans la journée.

 

Le fer si nécessaire

En cas de carence en fer, en acide folique et/ou en vitamine B12, les globules rouges ne transportent pas assez d’oxygène si bien que, dans les cellules, les sources d’énergie comme l’ATP ne peuvent pas être libérée. Or c’est l’oxygène qui permet le métabolisme énergétique.

À recommander seulement en cas de déficience avérée et en prenant soin de choisir des formes neutres pour les intestins.