« Le gros chantier de demain, c’est de faire rayonner les engagements de Cosmébio à l’étranger » (Romain Ruth)

Née en 2002 à l’heure où aucune réglementation encadrait la cosmétique naturelle et bio, Cosmébio est désormais la référence en la matière. 20 ans après, Romain Ruth, qui entame sa huitième année en tant que président de Cosmébio, revient pour Bio Linéaires sur les 20 ans de l’association et les défis à venir.

Cosmébio en chiffres

553 adhérents en juin 2022
15 200 produits labellisés en 2022
554 M€ (CA adhérents en 2021)
32 formations en inter-entreprises

« Notre seule boussole, c’est la santé des consommateurs » 

Romain Ruth, président de Cosmébio.

Bio Linéaires : Quel bilan dressez-vous de ces 20 ans d’existence de Cosmébio ?
Romain Ruth : On a réussi à transformer un groupe de pionniers en la seule référence de cosmétique bio avec un label clair et connu par tout le monde. Aujourd’hui, plus de 700 marques sont labellisées Cosmébio, selon un référentiel commun, Cosmos.

BL : Quels sont les projets à venir de Cosmébio ?
R. R. : Le gros chantier de demain, ce sera de faire rayonner nos engagements à l’étranger et que nos engagements soient davantage encore connus, en France. On va continuer à faire évoluer notre référentiel – on en est à la version 4 du référentiel Cosmos. On continue aussi de former nos adhérents. On manque aussi un peu de conseil en point de vente bio alors qu’il faut que les consommateurs, pour lesquels l’attente « santé » est très forte, comprennent qu’ils peuvent prendre soin de leur santé par la cosmétique bio.

BL : Comment concrètement comptez-vous y parvenir ?
R. R. : Avec des partenariats et des formations avec les enseignes bio. La cosmétique n’est pas seulement un enjeu de beauté mais de santé. La distribution bio, c’est vraiment le partenaire de référence et historique, mais il faut qu’on soit à la hauteur des deux côtés.

BL : Comment se porte la cosmétique bio dans le contexte économique actuel ?
R.R. :
 Je pense que l’année sera globalement compliquée, les soldes actuels nous donnent déjà une tendance… mais certains acteurs tirent leur épingle du jeu. Si j’avais un conseil à donner à quelqu’un qui veut se lancer ou qui souhaite dynamiser son entreprise, ce serait de réfléchir à ce qu’il apporte, à sa différence. Le label seul ne peut pas être une signature, c’est un élément de réassurance pour le consommateur.

BL : Comment voyez-vous Cosmébio dans 20 ans ?
R. R.  : Aujourd’hui, nous sommes confrontées à deux tendances : d’un côté, une cosmétique de moins en moins naturelle, une artificialisation de la beauté et, de l’autre côté, une tendance très forte pour manger sain et avoir des produits au plus près de la nature. Je pense que ces tendances vont se poursuivre. Il y aura donc toujours plus de consommateurs qui auront envie de naturel. Et la cosmétique bio a son rôle à jouer.

Propos recueillis par Laura Duponchel

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Romain Ruth, président de Cosmébio, dans le prochain Bio Linéaires (N°103 – Septembre – Octobre 2022) : sortie fin août 2022.

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