NUMERO : Jan-Fev 2014

Le magnésium marin…

C’est le quatrième minéral le plus important dans l’organisme et il est nécessaire au bon fonctionnement de plus de 300 enzymes participant à de multiples réactions biochimiques. L’essentiel (98 %) se retrouve à l’intérieur même des cellules où il joue un rôle dans :

● la synthèse d’ADN et d’ARN,

● la production d’ATP (énergie),

● les échanges de minéraux,

● la transmission de l’influx nerveux car il permet le stockage et la libération des neurotransmetteurs.

Le corps en contient environ 25 g et la plus grande partie (50- 60 %) se trouve dans les cellules du tissu osseux où il contribue au maintien des minéraux. Il se retrouve aussi dans les muscles striés (25 %) et le reste se répartit dans le foie, le système nerveux et les reins.

C’est LE déficit micronutritionnel le plus fréquent car l’alimentation moderne fournit bien souvent des aliments raffinés pauvres en magnésium. En outre, plus l’âge avance et moins on retient le magnésium. D’autre part, plus le niveau de stress augmente et plus les pertes sont importantes. Certains médicaments (diurétiques) ou certaines pathologies (diabète, maladies digestives et rénales) favorisent également sa fuite urinaire. Et de surcroît, un excès de graisses alimentaires ou d’alcool peut favoriser ce déficit.

Les signes d’un déficit

Contrairement au fer où une simple prise de sang suffit à en évaluer le taux, le magnésium sanguin ne reflète pas l’état du magnésium intracellulaire et le taux circulant peut tout à fait être dans les normes malgré un déficit avéré.

Les signes sont variables et se manifestent à trois niveaux :

● musculaire : tensions et douleurs, fourmillements des extrémités (pieds, mains, lèvres), crampes, tressautement des paupières, fatigabilité exagérée à l’effort.

● thoracique : sensation de boule dans la gorge, oppression thoracique, palpitations.

● émotionnel : insomnies, maux de tête, irritabilité, anxiété, hyperémotivité, fatigue nerveuse.

Les aliments apportant du magnésium sont : le son de blé, les oléagineux (noix du brésil – de cajou, amandes, pignons), le chocolat, le sarrasin et certaines eaux minérales. Toutefois, les apports alimentaires sont très fréquemment insuffisants et il est indispensable de conseiller une supplémentation magnésienne sur le long terme en plus des aliments cités.

Pourquoi conseiller le magnésium marin ?

Pour lutter contre le stress

Le manque de magnésium augmente de manière spectaculaire la vulnérabilité au stress. En effet, il joue un rôle dans la synthèse de neurotransmetteurs (dopamine, noradrénaline) et la modulation de leur activité en permettant entre autre leur stockage dans les cellules nerveuses.

Tout stress, aigu ou chronique, provoque une libération importante d’adrénaline qui engendre une contraction musculaire d’autant plus sérieuse que le déficit en magnésium est important. Cette contraction chasse le magnésium des cellules musculaires vers le sang, entraînant sa fuite urinaire. Et comme les déficits en magnésium prédisposent au stress, il s’installe alors un véritable cercle vicieux.

Pour améliorer la masse osseuse

Le magnésium stimule la calcitonine qui favorise l’accrétion de calcium dans les os et inhibe l’activité des ostéoclastes (ceux qui creusent l’os). Ainsi la supplémentation en magnésium améliore la densité minérale osseuse.

Pourquoi sa forme marine ?

Il en existe de multiples formes (bisglycinate, glycérophosphate, pidolate, lactate, aspartate, chlorure…) toutefois, certaines sont mieux assimilées que d’autres. Le magnésium marin, qui est sous forme d’oxyde de magnésium, est extrait d’eau de mer après dessalement et lagunage. L’extrait aqueux obtenu est filtré et évaporé sous vide afin de lui procurer une pureté optimale. Il est parfaitement assimilé et toléré par l’organisme et il se conseille idéalement à tous vos clients.

À qui le conseiller ?

● En cas de stress et d’hyperémotivité.

● Quand l’alimentation est trop grasse, déséquilibrée et raffinée.

● Chez ceux qui prennent des diurétiques.

● Les femmes enceintes.

● En cas d’alcoolisme chronique.

● S’il existe une mauvaise absorption intestinale (Crohn, coeliaques, chirurgies).

Comment le conseiller ?

Faites débuter par une cure d’attaque : 600 à 900 mg par jour, répartis dans la journée puis réduisez les doses jusqu’à trouver celle minimale pour que votre client se sente bien. Il faut parfois entre 6 semaines et 6 mois de cure.

Avec quels nutriments synergiques ?

Il est impératif d’y adjoindre de la vitamine B6 et parfois même de la taurine qui améliorent l’assimilation et la rétention du magnésium au sein des cellules.