NUMERO : N°71 -Mai Juin 2017

Les H.E. insecticides

Écraser les moustiques avec une tapette ou les empoisonner avec des insecticides chimiques ? Il existe une 3e voie pour se protéger des insectes piqueurs.

Parmi les 3 500 espèces d’insectes piqueurs identifiés, seules quelques centaines se nourrissent de sang humain et peuvent propager le paludisme, la fièvre jaune, la dengue, la maladie de lyme, le virus zika… Les autorités sanitaires et organismes de santé recommandent généralement l’application d’un insecticide contenant du DEET (Diéthyl-Méthylbenzamide / Diéthyltoluamide), un ingrédient neuro-toxique inventé par l’armée américaine en 1946 et utilisé largement pendant la guerre du Vietnam.

Si on décortique la fiche technique du DEET, on apprend qu’il s’agit d’un produit chimique   de   la   famille des toluènes et que, s’il est absorbé par la peau, les voies respiratoires ou ingurgité, il est hautement toxique et de nombreux symptômes reliés à son utilisation, apparaissent rapidement : maux   de   tête, désorientation, nausées, irritation cutanée, encéphalopathie, désordres neurologiques, lèvres enflées…

Comment faire face aux trouble-fêtes que sont les moustiques lors de pique-nique, de soirée passée en extérieur, de camping, de jardinage, de randonnées, etc.

Des peaux à moustiques ?

Certaines personnes sont plus sensibles que d’autres aux “attaques” de moustiques. Les moustiques semblent capables de détecter à 50 m de distance leur cible ! Il paraît que les peaux contenant des concentrations élevées de stéroïdes ou de cholestérol sont plus fréquemment piquées ainsi que celles qui ont un taux élevé d’acide urique ou encore présentent une sueur riche en acide butyrique ou lactique.

Choisir les H.E. protectrices

  • contre les moustiques :
  • Citronnelles de java (Cymbopogon winterianus) et de Ceylan (Cymbopogon nardus), toutes deux reconnues pour leurs effets anti-moustiques. Elles contiennent des molécules qui masquent l’odeur de l’acide lactique produit par le corps et qui attire les
  • Basilic (Ocymum basilicum)
  • Eucapyptus citronné (Eucalyptus citriodora)
  • Géranium (Pelargonium asperum, Bourbon)
  • Palmarosa (Cymbopogon martinii)
  • Poivre noir (Piper nigrum)
  • Vanille (Vanilla fragrans)
  • Vetiver (Vetiveria zizanoïdes)
  • Neem / Margousier (Azadirachta indica)

Ces 8 H.E. possèdent une activité répulsive et peuvent être jumelées à la citronnelle pour accentuer son efficacité.

Do it yourself / Faites-le vous-même

  • pour éloigner les indésirables

Dans un bol, mélangez 90 ml d’alcool

4 ml de H.E. de géranium d’Égypte (120 gouttes) 3 ml de H.E. de cèdre de l’Himalaya (90 gouttes)

2 ml de H.E. de cryptomeria (60 gouttes)

1 ml de H.E. d’eucalyptus citronné (30 gouttes)

Vaporisez le mélange, préalablement bien agité, dans les lieux d’habitation ou sur les terrasses, balcons et jardins.

  • chandelle anti-moustiques que l’on confectionne dans un contenant en verre ou céramique à partir de :
  • 50 g de cire d’abeille ou de soja
  • une mèche
  • des H.E. :

-50 gouttes de HE de fenouil

-25 gouttes HE Eucalyptus citronné

  • contre les fourmis :

Utiliser l’H.E. de margousier (Neem) en pulvérisation sur une “barrière” composée de silice en poudre + poudre de clous de girofle (ou HE de girofle) + HE de menthe poivrée.

  • contre les mouches :

HE d’Eucalyptus citronné, de lavandin, de clou de girofle, de géranium bourbon ou de menthe poivrée

  • contre les mouches à fruits à la maison / à la cuisine :

Utiliser le mélange de plusieurs HE contre les mouches sur un tissu, placé proche du plateau à fruits.

  • pour soulager les piqûres d’insectes (guêpes, d’abeilles, …) ou de méduse :

composer un mélange dans les proportions suivantes :

  • 2 volumes de lavande aspic,
  • 1 volume de lavandin

Appliquer une à 3 gouttes du mélange sur la piqûre. Éventuel- lement, répéter toutes les 5 minutes pendant ½ h puis espacer selon le soulagement obtenu.

Note : Avant l’application des HE, il est suggéré de retirer le dard des guêpes ou abeilles avec une petite pince ou utiliser le dispositif appelé “Aspivenin”.

 

Jean-Claude Rodet

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