NUMERO : N°84 – Juillet/ Août 2019

PHARE D’ECKMÜHL : Responsable et local, depuis 1853

Le phare d’Eckmühl, fièrement dressé à la pointe de Penmarch à quelques battements d’ailes de goéland de la conserverie.

      Deux siècles de savoir-faire sublimés par le Bio

Rarissimes sont les entreprises qui peuvent faire état d’une tradition, et donc d’un savoir-faire aussi long. En 1828, la société Chancerelle Frères faisait déjà du pressage et du salage de sardines, la méthode ancienne de conservation de ce poisson. En 1855, après l’invention de la boîte de conserve stérilisée et sa diffusion, Robert Chancerelle reprit à Douarnenez une conserverie créée deux ans plus tôt. Toujours active de nos jours, elle est aujourd’hui la plus ancienne conserverie de sardines au monde.

Depuis plus de 150 ans, elle n’a cessé de confirmer son savoir-faire et d’affiner sa qualité. C’est donc tout naturellement que fut lancée dans les années 90 Phare d’Eckmühl, la marque réservée aux magasins bio, et les premières conserves de poissons labellisées AB.
Forte de cette histoire, la conserverie Chancerelle, qui est toujours une entreprise familiale indépendante, possède une réelle légitimité dans la mission qu’elle s’est fixée en ce début du 21e siècle : partager les plaisirs et les bienfaits de la consommation de poisson, tout en préservant les grands équilibres marins et la santé des hommes.

La conserve permet de consommer du poisson de qualité, ici des anchois, en toute liberté et facilité.

Si faciliter la consommation de poisson est son souhait, c’est parce que celui-ci est bien sûr un aliment des plus sains, recommandé par le Programme national nutrition santé (PNNS) à raison de deux fois par semaine. La conserve en permet un usage pratique, nomade et varié. C’est une technologie de conservation qui a largement fait ses preuves tant au niveau de la préservation de la qualité nutritionnelle et organoleptique des aliments qu’à celui de la sécurité alimentaire.

Tradition humaine immémoriale, la pêche n’est pas une activité préjudiciable à la nature, lorsqu’elle est pratiquée de façon raisonnée et raisonnable. Phare d’Eckmühl achète du poisson dit responsable ou durable, c’est-à-dire que la biomasse disponible doit garantir le renouvellement de l’espèce de manière pérenne, et que les méthodes de pêche utilisées ne doivent pas être nocives pour l’environnement au sens large : les oiseaux, les mammifères marins, les juvéniles (poissons trop jeunes) et les autres espèces de poisson.
2019 : La Conserverie Chancerelle fait reconnaître sa politique d’achat responsable par un organisme certificateur afin d’apporter toutes les garanties de sérieux et de rigueur aux consommateurs.

Phare d’Eckmühl garantit à ses consommateurs une traçabilité totale, de la boîte aux bateaux. La société a ses propres acheteurs de quai présents dans les ports bretons, pour tisser du lien au quotidien avec les marins-pêcheurs. Concernant les thons tropicaux (albacore et listao), Phare d’Eckmühl travaille étroitement avec des partenaires de confiance sur des zones de pêche validées par la politique d’achat responsable de l’entreprise. Sur le site de la marque pharedeckmuhl.com le consommateur peut remonter instantanément jusqu’au bateau ayant pêché le thon présent dans sa boite.

La qualité comme une évidence

Pour tenir sa promesse d’une offre produits la meilleure qui soit, Phare d’Eckmühl est tout d’abord très attentif à la qualité de son principal ingrédient : le poisson. Il provient de zones de pêche conformes, sur le plan de la qualité de l’eau, aux exigences élevées de la marque et il est conservé dans les meilleures conditions possibles. C’est principalement pour ces raisons que le thon est désormais pêché sur banc libre par des bateaux capables de congeler le poisson dans des conditions d’hygiène et de sécurité alimentaire irréprochables. La pêche sur banc libre est une technique, utilisant un grand filet appelé senne, où le bateau recherche les bancs de poissons pour les encercler. Elle est respectueuse des ressources, contrairement à la pêche sur DCP (dispositif de concentration de poisson), fortement critiquée par les ONG environnementales.

Phare d’Eckmühl étant engagé dans une démarche « clean label », les listes d’ingrédients sont les plus courtes possibles, dans le respect d’une bonne nutrition (pas de texturant ou autre additif…). La marque cherche à être le plus proche possible d’une recette « fait maison ».

Le thon albacore, poisson dont la pêche est gérée avec soin par Phare d’Eckmühl.

Chaque trimestre, les produits phares de la marque sont comparés à la concurrence, grâce à un panel de consommateurs. Le but est de faire contrôler la qualité des produits finis par les utilisateurs finaux, pour permettre à l’entreprise d’approfondir en permanence sa connaissance des attentes du consommateur. En interne, chaque production est bien entendu validée par de nombreux contrôles qualité et également par un panel de dégustateurs formés.

Phare d’Eckmühl est la marque bio de la conserverie Chancerelle, fondée en 1855, la plus ancienne conserverie de sardines au monde.

Inspiration Phare d’Eckmühl pour Clémence Catz, créatrice culinaire, avec ici des tagliatelles de légumes au filet de merlu.

Le plaisir partagé des recettes d’antan et d’aujourd’hui

La sardine à l‘ancienne, à l’huile d’olive, est « la » recette de Douarnenez depuis plus de 150 ans : les femmes, alignées le long des tables, trient et étêtent les sardines d’un geste précis, puis d’autres employées, sur la table suivante, après le passage en friture des plus belles sardines, les installent à la main une à une dans les boîtes en vérifiant une nouvelle fois leur qualité. C’est ce regard et cette expérience humaine qui font des sardines de la conserverie les meilleures du marché.

Bien plus que faire juste varier les recettes, Phare d’Eckmühl souhaite diversifier le choix des espèces proposées en conserve aux consommateurs. Faire découvrir de nouveaux poissons aux utilisateurs, c’est réduire l’impact humain sur les poissons stars en répartissant l’effort de pêche sur davantage d’espèces. Et par la même occasion, cela permet aussi de découvrir de nouveaux plaisirs gustatifs et de nouvelles sensations gourmandes.

Une entreprise bien ancrée dans son territoire

Etant ancrée à Douarnenez depuis plus de 150 ans, l’entreprise a à cœur de développer l’emploi sur son territoire. Elle achète le maximum possible de poisson localement (plus de 60 % des sardines bretonnes pêchées), passe des contrats avec les « armements » (les sociétés de bateaux de pêche) avant la saison, en garantissant des volumes et des prix d’achat sur la sardine.

Cet engagement se traduit également par les investissements faits en direction du personnel. Depuis deux ans, la conserverie mène régulièrement des enquêtes sur la qualité de vie au travail, qui permettent au service des Relations Humaines d’adapter les plans d’action afin d’améliorer sans cesse les conditions de travail de chacun. La responsable Environnement et Sécurité de l’entreprise met en place un maximum d’actions pour prévenir les TMS (troubles musculo-squelettiques) et les accidents du travail. Et pour revenir aux marins partenaires, adhérente du BSCI, la conserverie s’assure, au travers de différentes certifications internationales (SMETA, ICS, SA 8000…) qu’un socle minimum de droits sociaux est appliqué.

Faire vivre la RSE

La responsabilité sociétale des entreprises est un sujet important dans l’entreprise et se concrétise à différents niveaux : certification ISO 14001 en 2018, mise en place de plans de réemploi pour les salariés invalidés par des TMS, travail sur la politique de pêche responsable, démarche « clean label », transparence sur les pratiques, invitations régulières des clients et des ONG afin qu’ils vérifient les bonnes pratiques de la conserverie…

Une photo des années 1900. Marins-pêcheurs et « Penn Sardin » (ouvrières sardinières) : depuis des générations, la conserverie Chancerelle nourrit l’emploi local.

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