Repère – 500 meilleures ventes à la loupe

Dans ce numéro nous avons réalisé une étude sur les 500 meilleures ventes dans une trentaine de points de ventes lors des mois de décembre 2006, janvier et février 2007. Leurs surfaces de ventes moyennes sont proche de 300 M2. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous les informations chiffrées qui nous ont permis de réaliser cette étude.

Comparaison de la distribution biologique

Il est toujours délicat de comparer la distribution des produits biologiques entre différents pays. D’une part, parce que la typologie des points de vente diffère que les chiffres sont souvent introuvables, et qu’ils sont difficilement interprétables en raison de leur système d’analyse. Après étude, nous nous sommes appliqués à établir un comparatif sur des pays qui connaissent actuellement une forte croissance de leur marché bio. On constate, que si la grande distribution s’y intéresse de plus en plus, les produits biologiques sont majoritairement distribués dans les commerces spécialisés…

La bio en France – Vente directe et Restauration Hors Domicile

Avec respectivement 18,2% et 0,25% du marché des produits alimentaires bio, la vente directe et la Restauration Hors Domicile (RHD) semblent être les prochains circuits prometteurs de la distribution des produits bio. Les circuits courts, comme la vente à la ferme, la vente collective, la vente au marché, la vente à distance et la vente dans les foires et salons, font de plus en plus d’adeptes chez les producteurs bio qui sont confrontés à des problèmes de débouchés, de prix et d’une évolution insuffisante des circuits longs. Pour La RHD, même si le marché reste modeste, elle connaît de plus en plus d’initiatives d’introduction de produits bio dans les menus et particulièrement en restauration scolaire.

La bio en France – Chiffres 2006 des réseaux organisés

LLa distribution spécialisée bio organisée, (les chaînes, les succursales, les franchises ou tout autre système de regroupement) compterait en 2006, 566 points de vente sur 1870 qualifiés. Selon l’Agence Bio, elle aurait effectué 23% du chiffre d’affaires alimentaire biologique soit 359 millions en 2005. Pour 2006, nos dernières estimations montreraient encore une évolution à deux chiffres de ce réseau de l’ordre de 24% et on comptabiliserait plus de 66 ouvertures.

La bio en France – Le marché alimentaire en magasin bio

Avec 37,6 % du marché des produits alimentaires bio, les magasins bio et diététiques réalisent un chiffre d’affaires de 589 millions d’euros. L’ouverture de nouveaux points de vente ces dernières années (41% ont moins de 10 ans), l’extension d’autres magasins, montrent que ce circuit est en pleine croissance. Les surfaces ont elles aussi suivies car on estime qu’en deux ans la surface moyenne d’un magasin bio est passée de 90 m² à 116 m² voire plus dans les réseaux organisés en effet elle dépasse allégrement les 200m². La typologie du magasin bio a donc fortement changé et tend à s’organiser, pour preuve, car 25% des magasins (575) représentent 54% du CA total du bio effectué chez les spécialistes.

La bio en France – Le marché des grossistes et distributeurs bio

Il est toujours difficile d’analyser en raison de la multi activité de certains intervenants qui sont à la fois transformateur, importateur et grossiste, le marché des distributeurs en « gros ». Tous produits confondus (alimentaire bio et non alimentaire), il approcherait les 330 millions d’euros. Avec une augmentation du chiffre d’affaires d’environ 10% par rapport à 2005, ce secteur bénéficie tout naturellement de l’évolution de la consommation bio en France.

Repères – Le marché alimentaire

L’Agence bio vient de publier les premiers résultats de sa première enquête d’évaluation du marché alimentaire bio français. Réalisée en partenariat avec les Offices agricoles (Viniflhor, l’Office de l’Élevage et l’ l’Office des Grandes Cultures), cette étude révèle que le marché bio alimentaire serait estimé à 1,6 milliards d’euros. Effectuée auprès de 517 acteurs de la distribution bio (détaillants indépendants, préparateurs, centrales d’achats, grandes surfaces alimentaires, centrales, grossistes bio et autres grands comptes) elle remet à jour certains chiffres avancés sur la représentativité réelle du bio par rapport au conventionnel. Il ne serait plus de 2% mais plutôt de 1,1%. En effet, on avait semble t-il surestimé les chiffres dont le calcul reposait sur l’actualisation des estimations réalisées à la fin des années 90 par l’INRA-UREQUA qui tablait déjà sur un marché de 914 millions d’euros en 1999.

Repères – La Bio en France

Même si l’agriculture biologique française évolue de façon significative depuis une dizaine d’années, elle reste loin derrière les autres pays européens. Elle est aux alentours du 19ème rang de l’UE pour sa part des surfaces bio dans la surface agricole totale (2%). Rappelons que dans le conventionnel, la France est le premier pays agricole européen et le deuxième exportateur mondial. Fin 2005, la France comptait 11 402 exploitations agricole engagées dans le mode de production biologique pour une surface de 560 838 ha.

Repères – La Bio en Europe

L’agriculture biologique en Europe en 2004 comptait 5,8 millions d’hectares en mode de production biologique et 139.930 exploitations. Avec une augmentation significative des surfaces depuis 1985, l’agriculture biologique européenne évolue différemment selon les pays. Plus des deux tiers des surfaces bio se situent dans six états membres de l’Union Européenne : l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume Uni, la France et l’Autriche. L’arrivée des 10 nouveaux États membres en 2004 n’a que très peu perturbé ce développement car leur représentativité reste minime avec environ 13% des surfaces européennes. Seule la République Tchèque avec 260 120 ha se hisse à la 7ème place. Par contre, l’évolution de l’agriculture biologique européenne est semble t-il liée étroitement aux politiques de soutien des États. Les analyses montrent très clairement la corrélation entre la mise en place d’aides financières et le développement des reconversions.