NUMERO : Nov-Dec 2013

Ces plantes qui ne nous veulent que du bien…

L’aspect ludique de l’emploi des plantes ne doit pas occulter la science qui est à la base de la phytothérapie moderne. Actuellement les laboratoires de recherches bénéficient de précieuses avancées techniques pour l’analyse des substances naturelles qui sont identifiées dans le monde végétal.

L’usage de la phytothérapie est une démarche responsable pour protéger notre santé et notre environnement.

Plus que jamais, notre santé dépend d’une attitude consciente, rationnelle et responsable. Nos négligences d’aujourd’hui génèrent les ennuis de demain qui affectent notre santé, notre bien-être. Avec les plantes médicinales, nous pouvons corriger nos erreurs et améliorer nos conditions de vie, en douceur et dans la durée, en rétablissant les équilibres naturels.

 

Les critères d’une phytothérapie intelligente :

Choisir les plantes qui poussent dans leur milieu naturel ou un milieu conforme à leurs besoins physiologiques : plante de lumière en milieu ensoleillé, plantes d’ombre en milieu abrité par exemple.

● adapter pour chaque plante des paramètres d’extraction spécifique : décoction, infusion,…

afin de faire ressortir la plus grande libération des principes actifs de chaque plante.

● utiliser (dans le cas de plantes transformées) des procédés de fabrication traditionnels pour restituer le meilleur des plantes.

● effectuer des contrôles de qualité rigoureux sur les ingrédients et assurer la traçabilité de la cueillette jusqu’à la mise en marché.

● choisir les plantes ou extraits, tisanes… provenant de plantes sauvages, spontanées ou garanties issues de cultures biologiques ou biodynamiques certifiées.

La plupart des plantes médicinales devraient être cultivées chaque saison en rotation sur une parcelle différente, car lorsque les mêmes cultures sont répétées années après années sur les mêmes terrains, apparaissent généralement des problèmes de parasitisme ou de pathologies sur les plantes (par exemple : la rouille).

L’idéal serait de pratiquer des rotations de culture faisant se succéder des plantes médicinales à feuilles, plantes à fleurs, à graines ou à racines.

La fertilisation des cultures de plantes médicinales doit être bien soignée : les plantes ne devraient pas recevoir des engrais à action rapide (sels solubles) mais seulement être nourries par le biais de

l’activité des microorganismes du sol. L’emploi d’engrais solubles peut avoir une influence néfaste sur les principes actifs des plantes. Le purin et le fumier non compostés sont déconseillés.

Évidemment, la culture écologique des plantes médicinales renonce à l’emploi d’herbicides chimico-synthétiques pour lutter contre les mauvaises herbes. Le producteur bio de plantes à tisanes utilise soit les techniques manuelles, mécaniques ou thermiques pour contrôler les adventices, ce qui nécessite de sa part une planification de son travail, mais également des mesures préventives concernant la rotation des cultures, les dates de labour et de semis, etc.

 

 

La médecine évolue

● 2000 av. J.C. : «Tu te sens mal ? Tiens, prends cette racine.»

● 1000 : «Cette racine est païenne. Dis plutôt cette prière.»

● 1850 : «Cette prière est de la superstition. Tiens, prends cette potion.»

● 1940 : «Cette potion est du charlatanisme. Tiens, prends cette pilule.»

● 1980 : «Cette pilule est inefficace. Tiens, prends cet antibiotique.»

● 2010 «Cet antibiotique ne marche plus. Tiens prends cette racine.»…