NUMERO : N°95-mai-juin 2021

MILAROM : le concept qui sublime le vrac

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Les moulins à purées d’oléagineux Milarom, ce n’est pas qu’un simple équipement pour les magasins, mais un concept clés en mains extrêmement séduisant pour les consommateurs.

Cibler un marché de niche peut être une source de succès. Mais être positionné à la croisée de plusieurs tendances fortes augure encore bien plus d’un énorme potentiel, ce qui est justement le cas de Milarom. Un positionnement basé non pas sur un pur calcul marketing, mais né d’une véritable passion pour le concept innovant dont l’entreprise a été l’initiatrice en France.

|  Le moulin le plus vendu au monde

Laetitia et Romain Paillet, les créateurs du concept Milarom.

Milarom est une entreprise née d’une aventure familiale, comme l’explique Laetitia Paillet, sa présidente : « Mon mari Romain et moi, nous nous sommes rencontrés alors que nous travaillions dans la même société, un laboratoire pharmaceutique spécialisé entre autres dans les compléments alimentaires. Passionnée par la nutrition végétale, mon souhait était depuis longtemps de me former dans ce domaine, ce qui a fait que nous sommes partis pendant trois mois en Californie, pour faire cette formation, portant aussi sur le raw food, l’alimentation brute.

C’est lors de ce séjour que nous avons découvert un concept de moulins permettant de faire des purées d’oléagineux sur place en magasin, équipement que nous cherchions depuis un moment car nous sommes nous-mêmes consommateurs de ces purées depuis très longtemps. Nous avons ainsi pu en devenir les distributeurs exclusifs, non seulement pour la France mais aussi pour toute l’Europe. Nous les avons présentés pour la première fois lors du salon Natexpo 2018. Ils ont rencontrés immédiatement un grand succès, car à l’époque il n’existait rien d’équivalent sur le marché ».

Un long savoir-faire : depuis 45 ans le moulin Milarom est fabriqué dans la même usine.

Le choix du moulin découvert aux Etats-Unis, fabriqué en Australie, fut un choix raisonné : « Ce moulin a été le premier du genre dans le monde, étant fabriqué depuis 45 ans dans la même usine.

C’est aussi le plus vendu au monde. Les autres moulins qui existent, moins d’une dizaine et tous nés plus tard, ne présentent en général pas les mêmes avantages. Par exemple, certains fonctionnent avec des matières concassées ou sont difficiles à nettoyer.

Le système de broyage, qui doit pouvoir être nettoyé facilement, compte quelquefois plus d’une centaine de pièces. Parfois, on est plus proche d’une machine industrielle, par le système de fonctionnement et la complexité, que d’un appareil à l’emploi et à l’entretien faciles et instinctifs ».

|  La garantie de la simplicité

Point de complexité par contre avec le moulin Milarom, dont le procédé de broyage est similaire à celui d’une meule de pierre, mais à la verticale entre deux disques de broyage, alimentés par une vis sans fin tournant lentement, à moins de 45 tours/minutes, ce qui garantit un résultat de qualité. Ce procédé simple a pour conséquence un nombre réduit de pièces, quatre précisément, en contact avec les oléagineux : une cloche de protection, d’où sort la pâte, les deux disques et la broyeuse.

« Moins de 45 secondes suffisent pour démonter la cloche et les deux disques, et ainsi nettoyer le système, souligne Laetitia Paillet. Un nettoyage qui se fait tout simplement à l’eau chaude savonneuse. Quant au bac transparent contenant les oléagineux ou le mélange alimentant le broyeur, il suffit de le vider chaque fin de semaine et de le nettoyer également à l’eau chaude. Cette facilité de nettoyage est un vrai plus, car il est vraiment nécessaire de garder impeccable le moulin, qui sera d’autant plus attractif pour les consommateurs qu’il est propre. Un nettoyage également indispensable pour un fonctionnement sans faille, ce qui est normalement le cas ».

Moins de 45 secondes suffisent pour démonter les pièces principales devant être entretenues.

Un autre élément de simplicité est la facilité d’installation : il suffit d’une prise de courant standard et d’une table, ou mieux encore du meuble spécifique conçus par Milarom, « que nous offrons à partir de deux moulins achetés avec la livraison, de même que l’installation et la formation », précise Laetitia, qui ajoute : « Particularité très appréciée, notre moulin permet aussi, via un levier tout simple également, de choisir la texture de la pâte : smooth (lisse), medium ou crunchy (croquant) ».

|  Milarom, initiateur d’un vrai concept

Toujours au chapitre simplicité, les oléagineux servant à alimenter le moulin : « Le magasin, s’il le souhaite, peut utiliser les oléagineux ou mélanges qu’il a déjà dans son rayon vrac. Mais Milarom, ce ne sont pas que des moulins, c’est un vrai concept, une offre clés en main pour le magasin, pas juste l’importation et la distribution de machines achetées à l’étranger. Clés en mains, cela signifie que si nous n’obligeons donc pas le magasin à se fournir en oléagineux chez nous, nous lui offrons cette possibilité, car nous sommes devenus de vrais spécialistes du sujet. Nous importons en effet nous-mêmes les oléagineux, achetés directement chez les producteurs, et les transformons dans nos locaux. C’est-à-dire que nous les torréfions nous-mêmes, pour un résultat optimisé, non seulement gustativement réussi mais aussi parfaitement adapté au broyage dans notre moulin. Tous nos oléagineux, bio bien sûr, sont de qualité premium : les amandes et noisettes viennent par exemple des Pouilles, en Italie, et les noix de cajou d’Afrique. Depuis le printemps 2021, nous avons même notre propre atelier de chocolat, bean to bar, ce qui signifie que nous partons des fèves de cacao, que nous torréfions également, pour arriver aux pistoles de chocolat, ces pépites qui entrent dans le mélange pour la pâte à tartiner chocolat-noisettes ».

Milarom sélectionne, importe en direct et torréfie en interne ses oléagineux.

Dans la pratique, la majorité des clients de Milarom ont choisi d’utiliser une des nombreuses variétés « prêtes à l’emploi » qui sont au catalogue, par sac de 5 kg, ce qui correspond à la quantité nécessaire pour remplir le bac d’alimentation des moulins : amandes complètes grillées, amandes blanches grillées ; noisettes grillées ; noix de cajou grillées ; cacahuètes grillées ; mélange 80 % noisettes grillées et 20 % chocolat ; mélange noix de cajou, noix de coco et chocolat… Le magasin n’a plus qu’à ouvrir le sac et à remplir le bac.
« Les deux références qui rencontrent le plus de succès, sachant que la plupart de nos clients ont deux moulins, ce sont les amandes complètes et le mélange noisettes-chocolat. Mais la cacahuète est aussi très appréciée. Ponctuellement, le magasin peut bien entendu proposer un autre type d’oléagineux, rien n’est figé pour lui. C’est d’ailleurs ce que font en général ceux qui ont trois moulins, le troisième étant utilisé pour des opérations ponctuelles, variant la référence proposée à leur clientèle ».

Le concept Milarom, ce sont ainsi ces mélanges sélectionnés prêts à l’emploi, des meubles adaptés très attractifs, avec entre autres un espace de stockage pour des bocaux verre prêts à remplir, au cas où le consommateur n’aurait pas apporté le sien, mais également de délicieuses recettes, imaginées par Laetitia elle-même, permettant de varier l’utilisation des pâtes : « Bien sûr, ces pâtes peuvent être utilisées en tartines, ou en aides de cuisine. Mais bien d’autres usages sont possibles, allant des sauces salade aux crèmes dessert en passant par des gâteaux, des boissons végétales, etc. C’est pour cela que nous proposerons de plus en plus de recettes ».

|  À la croisée des tendances actuelles

Le concept Milarom en magasin : succès garanti.

La grande force du concept Milarom, c’est d’être à la croisée de plusieurs tendances qui séduisent de plus en plus les consommateurs : « Le premier intérêt de notre offre, c’est qu’elle s’inscrit bien évidemment dans la tendance du vrac. Pour un magasin qui en propose, avoir en parallèle de tels moulins est un complément idéal, je dirais même indispensable, pour rendre son rayon vrac encore plus attractif. Et qui dit vrac dit zéro déchet : une famille qui consomme régulièrement de la pâte à tartiner au chocolat et les diverses pâtes d’oléagineux les plus courantes, en premier lieu d’amande, peut au final mettre plus de 100 bocaux au rebut en un an, même si le verre est certes recyclable. Avec notre système, le client réutilise à l’infini son contenant verre ! ».

« Le deuxième intérêt de notre concept, c’est qu’il permet de rendre encore plus visible les pâtes d’oléagineux, qui font partie intégrante de l’alimentation végétale qui intéresse aussi de plus en plus de monde et est rentrée dans les mœurs, grâce à ses bienfaits nutritionnels de plus en plus connus. Si je prends l’exemple de notre pâte à tartiner chocolatée, sa composition c’est 80 % de noisettes et 20 % de chocolat. Aucun autre ingrédient, même bio, entre autres pas de sucre ajouté ! Elle contient au final moins de 11 g de sucre aux 100 g, celui qui provient du chocolat. Difficile de faire mieux. Nous répondons ainsi parfaitement aux attentes en matière de clean label : le consommateur sait exactement ce qu’il y a dans ces pâtes, puisqu’il voit ce qu’il y a dans le bac d’alimentation et que c’est lui qui les a faites, juste en appuyant sur un bouton ! Et enfin, on rejoint aussi de la sorte la tendance du do it yourself : non seulement le client sait ce qu’il y a dedans, choisit la quantité dont il a besoin, mais en plus il peut choisir la texture et il voit la pâte se former sous ses yeux. En outre, le prix payé correspond en général à celui des matières premières en vrac. Quoi de plus satisfaisant ? ».

Milarom, ce sont déjà plusieurs centaines de magasins clients en France. Étant donné la valeur ajoutée que représente ce concept pour un point de vente, sans oublier la réelle passion qui anime les créateurs de la marque, qui se traduit par un réel accompagnement des magasins partenaires, son avenir se présente de toute évidence sous les meilleurs auspices.

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