MyBioShop, l’atout proxi

 Fidèle à sa ligne de magasins de proximité, MyBioShop trace son chemin avec pragmatisme. L’enseigne, qui a ouvert en janvier un 22e point de vente, annonce dans notre Bilan de la distribution spécialisée un chiffre d’affaires prévisionnel de 17,3 millions d’euros pour 2021 (+16,1 % vs 2020 et +69,6 % vs 2019). Bio Linéaires fait le point avec Simon Cauchi, directeur de MyBioShop.

Simon Cauchi directeur de l’enseigne Mybioshop.

Bio Linéaires : Quel bilan tirez-vous de l’année 2021 ?
Simon Cauchi : Ça a démarré avec une forte dynamique sur le premier trimestre et une fin d’année avec un ralentissement. Un ralentissement qu’il faut tempérer parce qu’on compare à 2020 qui est une année où on avait +20, +30 % par magasin, une augmentation qui n’est pas normale, ça ne pouvait pas durer. Ce début 2022, il y a une tension avec l’inflation des produits et la conjoncture économique, il y a des hausses de matières premières et de l’énergie mais contre lesquelles on ne peut rien.

BL : Vous avez ouvert 5 magasins en 2020, trois en 2021… Quels sont vos objectifs d’ouvertures à l’avenir ?
S. C. : On a ouvert un nouveau magasin en janvier 2022 à Remoulins. On va consolider les points de vente ouverts au premier semestre 2022 et après on verra selon les chiffres. Le rythme des ouvertures évolue en fonction du marché, on n’est pas pressé. On étudie la zone où il n’y a pas de concurrence, où il manque un magasin bio. C’est l’opportunité, la rencontre avec une zone commerciale, un territoire. On fait un développement raisonné, il n’y a pas d’objectifs. Quand le marché va, on ouvre des magasins.

BL : Qu’est-ce qui, selon-vous, fait votre différence à MyBioShop ?
S. C. : On est vraiment un magasin de proximité, on est le petit proxi bio, avec un personnel très engagé dans la vie locale. On recherche un emplacement proche du lieu de vie des gens. On met beaucoup en avant le rayon fruits et légumes, à la fois en termes d’emplacement, puisqu’il est situé au cœur du magasin, et en termes de prix. Nous sommes sur les courses du quotidien avec des magasins de 300 m2 en moyenne. On conjugue aussi la force d’un réseau intégré et l’indépendance des magasins, avec des directeurs qui vont chercher le maraîcher ou les marques du coin.

Le rayon fruits et légumes est situé au cœur des magasins Mybioshop.

BL : Êtes-vous inquiet quant à l’évolution du marché ?
S. C. : Non. L’inquiétude est générale mais pas pour le marché bio. Je ne suis pas inquiet, au contraire, je pense que le mois de mars va être intéressant car on sera de nouveau dans des chiffres normaux. Il faut prendre cette situation comme l’opportunité de se recentrer sur les attentes des consommateurs, revenir à l’essentiel : la proximité, des bons produits, bien s’occuper des rayons, s’occuper du client et un peu moins du développement. Il faut qu’il y ait de plus en plus de spécialistes du bio. Les gens qui viennent en magasin bio ne veulent pas se retrouver en supermarché.

Propos recueillis par Laura Duponchel

Retrouvez la suite de cet article dans le prochain Bio Linéaires (N°100 – Mars-Avril 2022) – sortir fin février 2022. 

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