NUMERO : mai-juin 2013 – BL 46

Retour sur Vivaness 2013 une vitrine des plus dynamique

Les Français toujours bien présents

Parmi les 208 exposants de 26 pays installés sur près de 5 000 m² (surface nette d’exposition), derrière l’Allemagne, pays logiquement le mieux représenté, c’est la France qui était la nation avec la plus forte délégation (41 exposants), suivie de l’Italie, à la présence toujours dynamique (31 marques), les autres pays étant ensuite loin derrière.

Le choix des marques françaises pour leur emplacement était varié. Une jeune société de maquillage était présente dans l’espace Breeze, large couloir très fréquenté partagé avec les vitrines des nouveautés attirant toujours du monde, et qui permet à des marques de taille encore modeste de bien se montrer pour un coût limité. Une petite vingtaine d’entreprises hexagonales était regroupée dans le « carré France », d’autres ayant des stands personnels de taille très variable. Mentionnons aussi le grand stand, ouvert et bien placé, sous la bannière du Languedoc- Roussillon, qui accueillait 2 des 5 sociétés de cette région (les autres avaient leur propre stand).

 

Impressions hexagonales

Le ressenti des Français présents est loin d’être uniforme. La marque installée sur Breeze reviendra sans doute en 2014, en raison du public très international et du véritable point de ralliement qu’est cet espace : elle a noué une centaine de contacts, dont des distributeurs potentiellement très intéressants au Japon, en Chine ou en Turquie, les Allemands ne représentant au nal qu’une minorité des interlocuteurs.

Une autre marque, installée dans le carré français, donne à cette édition du salon (c’était leur 3e participation) « une note de 15 sur 20 » et reviendra aussi en 2014. Ils relèvent aussi un nombre limité d’Allemands rencontrés, ainsi que la présence de nombreux visiteurs des pays de l’Est. Mais les contacts pris ne sont pas les mêmes que l’an passé, dont 4 ou 5 s’annonçant prometteurs. Un des deux exposants du stand Languedoc-Roussillon, ravi de l’emplacement, a vu au contraire beaucoup d’Allemands, outre les inévitables visiteurs des pays de l’Est. Certes nous avons aussi vu un exposant, qui n’en était pas à sa première participation, avec son propre stand, ouvert et bien placé, estimer que seulement 3 % des contacts sont intéressants, se plaignant du désintérêt des Allemands et de la prépondérance des pays de l’Est… mais il reviendra néanmoins l’an prochain ! Terminons par une exposante qui gratie ce salon d’un « 16 sur 20 », ravie de la qualité des contacts, y compris avec des Allemands. Sa recette ? Une préparation active, des invitations préalables, des relances avec une correspondante Outre-Rhin. Bref, elle a travaillé « à l’allemande », ce qui lui a valu de très bons entretiens avec des chaînes de distribution et des groupements de magasins bio.

 

Nouveautés et tendances

97 produits étaient présentés dans les vitrines des nouveautés, avec au premier coup d’oeil, peu d’innovations visibles, beaucoup de fabricants se contentant d’associations d’actifs nouvelles pour eux. Par contre, l’origine géographique de quelques nouveaux exposants nous vaut des plantes rarement vues, comme avec

 

ces Finlandais qui utilisent des « baies et herbes de l’Arctique » ou l’unique exposant russe qui cherche ses actifs en Sibérie. À l’inverse, une jeune société allemande surfe visiblement sur cette nouvelle tendance qui apparaît également en France, à savoir l’utilisation exclusive de plantes régionales et même de miel provenant des toits de Berlin ! Nous avons relevé par ailleurs une forte tendance aux produits « Wellness » et « Spa/Sauna», avec beaucoup de références pour le corps, produits de massage ou huiles. Quelques sociétés surfent elles sur la vogue des « BB Cream », et le mot « miracle » semble aussi à la mode, trois marques ayant lancé des gammes avec cet intitulé. Quelques nouveautés aussi du côté des gammes pour homme, de même que pour les bébés et enfants. La visite du hall révèle quant à elle la présence de beaucoup de gammes de savons, qu’ils soient dermocosmétiques ou « plaisir ».

Il faut s’attarder pour découvrir de vraies innovations technologiques, comme ce sérum pour les cils d’une marque allemande favorisant leur allongement naturel, ou encore l’emploi, pour la première fois en cosmétique certiée bio, de cellules souches végétales, mais avec un prix nal élevé. Deux sociétés mettaient en avant des distinctions reçues, l’une, allemande, pour l’emploi d’un innovant collagène marin, l’autre, italienne, pour ses engagements en matière de responsabilité sociétale.

La cosmétique bio possède bien un excellent potentiel tant sur le plan de l’innovation de ses formules que sur ses engagements, le souci essentiel étant néanmoins de le faire savoir. Justement, la plupart des labels ou certicateurs étaient présents à Vivaness par un stand et/ou une des nombreuses conférences : Ecocert, Cosmebio, Cosmos, BDIH, NaTrue, EcoControl, Icada. Plutôt paradoxal, car on pourrait considérer que le public professionnel du salon connaît le sujet. Mais cette présence des labels démontre que justement un important travail d’information est toujours nécessaire, même et surtout dans la branche. Pas sûr que la situation soit vraiment clariée par l’apparition d’un nouveau label, le NCS alias Natural Cosmetics Standard, qui se présentait comme orant « une solution pour les entreprises qui ne se reconnaissent pas dans les activités des associations et qui cherchent une certication produits indépendante des travaux et des standards de celles-ci, et donc aucun frais lié à l’appartenance à une association ou aux droits de logo »…