Cofinancée par l’Union européenne, la campagne « Bio européen : savourer, déguster, partager » s’est fixée un objectif : mieux faire connaître le bio européen et son label, l’Eurofeuille, pour augmenter la consommation de produits bio. Mandatée pour porter cette campagne en France, la Chambre Polonaise de l’Alimentation Biologique a choisi le SIAL Paris, grand rendez-vous international de l’alimentation, pour mener à bien sa mission.
Menée en France et aux Pays-Bas pendant trois ans par la Chambre polonaise de l’alimentation biologique, la campagne « Bio européen : savourer, déguster, partager » poursuit trois objectifs :
- Mieux faire connaître l’agriculture biologique de l’Union européenne et le label Eurofeuille ;
- Augmenter la consommation de produits bio dans l’Union européenne ;
- Renforcer la coopération entre producteurs et distributeurs bio européens.
Elle s’appuie sur des actions menées auprès des professionnels (salons Natexpo et SIAL en France, salon PLMA aux Pays Bas, rendez-vous d’affaires) et du grand public (campagne d’information et de communication) avec aussi la création d’une plateforme bioeuropean.eu.
Lever la défiance et rappeler l’équivalence des normes
Cette démarche vise à dissiper deux idées reçues largement répandues auprès des consommateurs français :
- La fausse impression d’un marché saturé d’importations : 53 % des Français pensent à tort que la majorité du bio vendu en France vient de l’étranger (alors que 72 % du bio consommé en France est d’origine française). Rappelons que pour les filières animales (viande, lait, œufs, crèmerie), la France est quasi autosuffisante avec moins de 3 % d’importations. Les 28 % d’importations restantes se composent à 75 % de produits non substituables (café, cacao, thé, bananes, agrumes…), selon l’Agence Bio.
- Le doute sur l’équivalence des contrôles : 73 % des Français pensent que le bio importé est moins bien contrôlé que le bio français.

Le bio européen : un géant mondial
À l’échelle internationale, l’Union européenne s’affirme comme un pilier de l’agriculture biologique. En 2024, le marché bio de l’UE s’est élevé à 55,1 milliards d’euros (en hausse de +5,5 % par rapport à 2023), enregistrant une taille multipliée par 2,3 en dix ans. L’UE constitue ainsi le 2ᵉ marché mondial juste derrière les États-Unis (60 Mds€ en 2024). Côté amont agricole, l’UE comptabilise 18,1 millions d’hectares bio en 2024 (soit +0,6 % vs 2023), ce qui représente 11,1 % de la surface agricole utile (SAU) européenne.
En France, les données 2025 témoignent d’un rebond de la consommation à domicile, qui atteint 12,617 milliards d’euros au stade détail (+3,6 % sur un an). La France et l’Allemagne (18,2 Mds€ en 2024) concentrent à elles seules 55 % de la valeur du marché européen.
La Pologne : un marché bio en pleine expansion
Le point presse a permis de mettre en avant la dynamique du marché polonais, présentée par Krystyna Radkowska, présidente de la Chambre polonaise de l’alimentation biologique.
Le secteur bio en Pologne affiche un rythme de croissance soutenu de +10 % par an (tant en production qu’en consommation). En 2024, le pays recensait près de 700 000 hectares cultivés en bio (environ 4 % de la SAU polonaise, en hausse continue depuis 2019) et près de 25 000 producteurs certifiés. La production agricole polonaise est très majoritairement végétale (93 % des producteurs), dominée par les céréales (50,2 %) et les fruits (dont fruits à coque) à 32,1 %.






