Biodiversité dans les pays du Sud : les acteurs bio s’engagent

Le Synabio a établi cinq indicateurs de progrès, à destination des entreprises bio, en matière de préservation de la biodiversité dans les pays du Sud.

Le Synabio vient de publier un guide dédié à la préservation de la biodiversité au sein des filières bio des pays du sud (cacao, soja, café…) afin que les filières bio fassent preuve d’exemplarité. Avec un objectif de zéro déforestation brute avérée d’ici 2025 sur les filières de matières premières à risques. À cette occasion, le Synabio organise le 24 mai une table ronde pour décrypter les enjeux en matière de déforestation. 

Dans les pays tropicaux et subtropicaux, rappelle le Synabio, l’agriculture est responsable à 73 % de la déforestation et de la dégradation des couverts forestiers (FAO, 2020). Or, les forêts tropicales abritent 50 % des espèces sur terre et permettent d’assurer des fonctions de protection et de conservation, dont le maintien des ressources en eau. Elles ont également un rôle non négligeable sur la régulation du climat et constituent un potentiel inestimable pour répondre aux besoins de l’humanité. 

Objectif de zéro déforestation brute avérée d’ici 2025

Alors que l’Union européenne s’apprête à encadrer les importations agricoles afin de limiter la déforestation importée, le Synabio considère qu’il est urgent que les filières bio fassent preuve d’exemplarité et s’engagent à atteindre un objectif de zéro déforestation brute avérée d’ici 2025 sur les filières de matières premières à risques. 

Renforcer la cohérence de ses filières d’importation

À cet effet, le Synabio vient de publier un guide (en libre téléchargement*) qui présente les méthodes et principaux outils de traçabilité et de géolocalisation pouvant aider les entreprises dans la mise en œuvre de cet objectif. Avec cinq indicateurs retenus visant à préserver la biodiversité au-delà des exigences du cahier des charges bio. Ces indicateurs résultent d’une concertation menée par une dizaine d’entreprises bio adhérentes au Synabio, le bureau d’étude Kinomé et la contribution d’un certain nombre d’ONG. Grâce à ces outils, les entreprises pourront renforcer la cohérence de leurs filières d’importation. 

Un programme de formation sera également proposé par le Synabio dans les mois à venir.

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