Les chantiers bio à mener par le ministre de l’Agriculture selon la Fnab et Forébio

Redonner à la Bio sa place dans la prochaine PAC, mettre les moyens pour atteindre rapidement 20 % de produits bio à la cantine, lancer un plan de résilience des filières Bio… Dans un communiqué commun, la Fnab et Forébio détaillent les trois chantiers bio d’importance que le nouveau ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, doit mener.

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Rappelant que ni l’objectif de 15 % de surfaces en Bio au 1er janvier 2022, ni celui de 20 % d’aliments bio dans les cantines à la même date n’ont été atteint, ce communiqué souligne combien « la profession agricole biologique attend donc de son nouveau ministre des annonces fortes et rapides pour que la Bio soit à nouveau une priorité politique ».
Et de détailler les trois chantiers à mener en priorité pour la bio.

Redonner à la Bio sa place dans la prochaine PAC 

« Conformément à la demande de l’Europe, la France doit redonner à la Bio sa place au sein de la prochaine PAC », soulignent la Fnab et Forébio qui demandent une aide de 145 euros par hectare et par an dans l’écorégime.

Mettre les moyens pour atteindre rapidement 20 % de produits bio à la cantine 

« Il est primordial dans un premier temps de répondre à l’urgence et de mettre en place une aide dédiée de 20 centimes d’euros par assiette pour contrer la hausse des prix alimentaires qui pénalise la Bio à la cantine. Ensuite il faudra à travers la prochaine loi de finances accroître l’enveloppe dédiée à la formation du personnel de cuisine et à l’équipement des restaurants avec une prime aux collectivités de trente centimes d’euros par repas et par an », poursuit le communiqué. 

« Si la France avait respecté son objectif de 20 % de Bio à la cantine, il n’y aurait pas eu de crise du lait Bio en 2021 », Éric Guihéry, représentant de la FNAB au CNIEL*

Lancer un plan de résilience des filières Bio 

« Certaines filières bio connaissent un ralentissement du marché et une crise de croissance. C’est notamment le cas des fermes bio laitières qui ont perdu 17 millions d’euros en 2021. Pour certains légumes, comme la carotte, le prix payé au producteur a baissé de 20 à 50 % et ne couvre plus les coûts de production, alors que le prix de vente au consommateur a lui augmenté de presque 10 %. Pourtant, la Bio a du mal à s’insérer dans les plans de soutien agricole existants, 75 % des élevages de porc bio ont été exclus du plan de sauvegarde destiné à la filière porc française », déplorent les deux organisations. « Les agriculteurs bio doivent être traités comme les autres et avoir droit au soutien de l’Etat pour passer ce palier de croissance, c’est pourquoi nous demandons un plan de résilience dédié aux filières biologiques », conclut Philippe Camburet, président de la fédération. 

*Le surplus de production de lait Bio en 2021 correspond à 20 % des volumes de produits laitiers servis à la cantine.

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