NUMERO : Mars-Avril 2010

Millésime bio : +58 % de visiteurs professionnels

Record de fréquentation !

Avec 2 700 visiteurs professionnels (1 700 en 2009, soit +58 %) et des exposants de plus en plus nombreux (489 contre 354 l’année dernière, soit +39 %), la cuvée 2010 du Salon Millésime Bio est une réussite. Ce rendez-vous aujourd’hui unique en France et dans le monde confirme sa place de plate-forme internationale d’échanges du secteur de la viticulture biologique : les acheteurs (cavistes, grossistes, importateurs…) originaires de 26 pays (dont Allemagne, Argentine, Canada, Etats-Unis, Hong- Kong, Japon, Pologne, Scandinavie…) sont venus déguster les vins de producteurs venus de 13 pays. Si la France, l’Italie et l’Espagne constituent toujours le trio de tête, on note la présence pour la première fois d’exposants d’Amérique du Nord et du Sud, d’Egypte, de Grèce…et le retour pour la 2ème année consécutive d’exposants Sud-africains et Roumains.

Pourquoi un tel succès

Il s’explique :
● par la qualité et le professionnalisme des prestations :
-contrôle strict de la certification des vins proposés
– offre représentative et diversifiée (total production + négoce = 745 663 hl, contre 601 000 hl en 2009)
– concept unique et égalitaire de stands tous identiques
● par la croissance continue de la demande pour des vins issus d’une viticulture respectueuse de l’environnement et de la santé.
● par les synergies mises en oeuvre avec Sud de France Export, la structure régionale de promotion des produits agroalimentaires du Languedoc-Roussillon, qui organisait deux conventions d’affaires dans l’enceinte du salon :
-le Forum Agroalimentaire Bio,
-la convention vins bio qui a permis aux entreprises du Languedoc- Roussillon de rencontrer 43 entreprises d’importation de vin représentant l’export et le grand export.

Parole aux visiteurs

Au fil des années, le visitorat de ce salon évolue. En effet, on s’aperçoit qu’il est de plus en plus large et touche désormais tous les opérateurs de la filière viticole de l’amont à l’aval. Témoignages…

 

Restaurateur à Flaux (30), Laurent Rodillat propose actuellement 15 % de vin « bio » dans sa carte. Il est venu à Millésime bio pour tenter d’arriver à 70 %. Pour lui, mettre du vin « bio » en restauration semble une démarche qualitative logique car il propose déjà des produits de qualité.

Christophe Lorizon, le responsable du rayon liquide à la Biocoop Grandeur Nature de Toulouse venait pour la deuxième année consécutive au salon. « Avec un linéaire boisson d’environ 8 mètres que nous venons de réaménager, il est important pour moi de venir ici pour découvrir les nouvelles tendances. Avec un approvisionnement local à 50 %, plus de 150 références en vin (2/3 rougerosé et 1/3 blanc) et des prix allant de 4,50 € à 30 € la bouteille, Millésime bio est incontournable ». Enfin, selon lui, le salon se professionnalise, il est de plus en plus convivial et ouvert vers l’extérieur. Il sent aussi que les vignerons ont envie d’avancer et qu’ils sont en perpétuelle recherche de qualité et d’innovation, certainement pour sortir le vin « bio » d’un espèce de « carcan ».

Côté caviste, ils ont été très nombreux cette année à arpenter les allées. En effet, s’ils ne représentaient que 13 % de la distribution du vin « bio » en 2008, ils risquent d’en représenter beaucoup plus dans les mois à venir. De nouvelles ouvertures de caves à vin parfois quasiment bio dès le départ sont fréquentes. Beaucoup d’entre elles, après avoir « boudé » le vin « bio » recentrent leurs offres sur lui. Le vice champion de France de dégustation, en compétition le week-end à Lattes avant l’ouverture du salon a tenu absolument à venir à Millésime bio. En effet, Olivier Arribard, qui a ouvert une cave de 70 m² à 40 kms à l’ouest de Paris, nous donne sa recette pour l’avenir : « les cavistes ont tous intérêt à faire du bio. La bio est une tendance lourde. Il faut proposer environ 25 % en bio, mais pas n’importe lequel. On voit ici, qu’il est possible, avec le nombre de viticulteurs bio de trouver de très bon vin « bio » et ce dans quasiment dans toutes les appellations. Il ne faut pas vendre que pour le bio. Le bio est un plus pour moi… »