NUMERO : N°67 -Septembre Octobre 2016

Sauge et sarriette

Choisir entre la plante qui sauve et la plante du bonheur… ou adopter les deux !

LES SAUGES

(Salvia)

La sauge : plante qui “sauve” (qui soigne, qui guérit) est aussi appelée “plante des femmes” car elle soulage les douleurs des menstruations et les désagréments de la ménopause. Il en existe environ 500 espèces. En voici 4 dont l’utilisation est populaire et peut être conseillée en toute sécurité :

  • la sauge officinale (S. officinalis)

Originaire des pourtours de la Méditerranée, elle favorise l’expulsion des gaz intestinaux, réduit la transpiration et s’utilise contre les bouffées de chaleur de la ménopause. On la considère comme tonique. Sa composition la classe parmi les plantes oestrogéniques (stimulantes hormonales). Antiseptique, on l’emploie en gargarismes contre les maux de gorge. Astringente, elle sert comme anti-diarrhéique doux.

  • La sauge espagnole

(S. lavandulifolia)

On la rencontre surtout en Espagne. Rustique et vivace, elle est indiquée pour protéger contre les méfaits de l’humidité hivernale et fut utilisée au XIXème siècle dans le traitement contre la tuberculose.

  • La sauge sclarée (S. sclarea)

Aromatique et antiseptique, elle s’utilise en cas de troubles de l’appareil digestif, notamment l’indigestion ou les flatulences. Elle est considérée avant tout comme emménagogue et stimulante. On la suggère en cas d’insuffisance hormonale et pour soulager les troubles de la ménopause.

  • La sauge rouge (S. miltiorrhiza)

Cette sauge chinoise est populaire en cas de problèmes circulatoires, notamment pour traiter les règles douloureuses et diverses affections dues à une mauvaise circulation. Effets reconnus : tonique circulatoire, vasodilatateur, sédatif, antibactérien. Connue comme plante rafraîchissante, la sauge rouge est un remède apaisant, utilisé pour évacuer la “chaleur excessive” du cœur et du foie et calmer les abcès, les furoncles, les ulcères.

LA SARRIETTE

(Satureja hortensis)

Originaire de l’Est du Bassin Méditerranéen, la sarriette est une plante du soleil qui colonise les sites rocailleux. Elle est appelée de noms locaux multiples : savourée, herbe de St Julien, aromate des ragoûts, poivre d’âne en provençal ou encore l’herbe du bonheur…

Composition

  • H.E. riche en terpènes et en phénol, en thymol et en carvacrol,
  • Sels minéraux à forte teneur en soufre et en phosphore

Qualités  et vertus thérapeutiques :

  • carminative (chasse les gaz intestinaux)
  • antihelmintique (contre les vers)
  • antiseptique, antifongique
  • stomachique (digestive)
  • stimulante physique et psychique (tonique général)
  • antianémique
  • aphrodisiaque

États et troubles de santé pouvant en bénéficier

  • aérophagie, flatulences, maux d’estomac, digestion lente
  • diarrhée putride, entérocolite, crampes d’estomac
  • bronchite
  • candidose
  • parasitose intestinale
  • maux de gorge, amygdalite

Au Moyen-Orient, la sarriette est recommandée en cas d’affections pulmonaires.

Ste Hildegarde l’a conseillée contre la “goutte” (appellation qui englobait à l’époque l’ensemble des douleurs inflammatoires).

Utilisation

  • en tisane, les sommités fleuries sont les parties de la plante les plus efficaces
  • en gargarisme pour soulager les maux de gorge et bronchite
  • en bain, pour apaiser la nervosité
  • en application externe, la lotion de sarriette calme rapidement les enflures et douleurs provoquées par des piqûres d’insectes
  • en cuisine, la sarriette est un condiment précieux qui rend les féculents plus digestibles et permet aux tubes digestifs  fragiles de tolérer les protéines lourdes, de consommer confortablement des choux, des raves, des navets, des légumineuses par exemple. On l’utilise aussi lors de la cuisson de ragoûts ou de plats à base de viande ou parmi les ingrédients de marinade du tofu.

Jean-Claude Rodet

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here