Affichage environnemental : « L’objectif est d’avoir un déploiement début 2023 »

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Suite au comité des partenaires qui s’est tenu mercredi 17 novembre en présence des parties prenantes à l’affichage environnemental (ministère de la Transition écologique, Ademe, ONG, syndicats…), il a été décidé de reporter d’un an le choix du scénario du futur étiquetage. « L’objectif est d’avoir un déploiement début 2023 et, pour ce faire, d’avoir une méthode finalisée fin 2022 », témoigne Joanna Trouchaud, chargée de communication du Synabio, présente lors de ce comité.

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Alors que plusieurs fabricants et enseignes, dont de nombreux acteurs de la bio, lancent une expérimentation pour afficher le Planet-Score sur leurs produits (alimentaires) via plusieurs sites e-commerce – et que de nouveaux s’ajoutent (voir plus bas), le comité des partenaires rassemblant les parties prenantes sur le sujet de l’affichage environnemental s’est conclu par le report d’un an du choix du futur étiquetage. Pour rappel, le Planet Score, proposé par l’ITAB dans le cadre de l’expérimentation officielle sur l’affichage environnemental, permet, par rapport aux autres modèles proposés, de mieux différencier l’impact environnemental des produits. Il intègre en effet des critères complémentaires ayant trait aux pesticides, à la biodiversité, à l’impact sur le climat ainsi qu’au mode d’élevage. Afin d’appuyer la promotion du Planet-Score, un collectif s’est mis en place et rassemble, entre autres, le Synabio, La Maison de la Bio, le Synadis Bio, UFC-Que Choisir, Générations Futures ou encore Forébio.
À l’issue de cette nouvelle réunion, Bio Linéaires fait le point avec Joanna Trouchaud, chargée de communication au Synabio.

Joanna Trouchaud du Synabio.

Bio Linéaires : Qu’est-il ressorti du comité des partenaires auquel vous avez participé le 17 novembre ?
Joanna Trouchaud : L’objectif est d’avoir un déploiement début 2023 et, pour ce faire, d’avoir une méthode finalisée fin 2022. En attendant, le conseil scientifique et l’Ademe vont remettre un rapport à la fin 2021. L’Ademe planche sur deux grands scénarios : le premier reprend l’Agribalyse + des bonus malus qui s’ajouteront à ces scores, et le second ajoute à l’Agribalyse des indicateurs complémentaires. Il y aura ensuite des tests afin d’établir lequel de ces scénarios sera le plus pertinent.
C’est plus frileux sur le sujet des pesticides.
Il y va y avoir des choix politiques… Le bien-être animal, par exemple, est une attente forte des consommateurs.

BL : Quel est votre ressenti à l’issue de cette réunion ?
J. T. :
Nous sommes satisfait que la décision soit reportée d’un an mais nous sommes inquiets vis-à-vis de la prise en compte des pesticides dans l’étiquetage environnemental d’autant que c’est un enjeu très important pour les consommateurs, comme le révèle une étude réalisée auprès d’un échantillon de 1 000 consommateurs en magasin et qui souligne que les deux indicateurs auxquels ils sont le plus sensibles sont celui des pesticides et du bien-être animal.

BL : Que souhaitent faire le Synabio et le collectif désormais ?
J. T. : L’objectif est de suivre le dossier de près. Nous sommes dans l’attente du rapport du conseil scientifique et nous serons très attentifs à la présentation des scénarios de l’Ademe. Pour le Synabio et le collectif, il est inenvisageable d’avoir un affichage environnemental qui n’intègre pas le sujet des pesticides

Propos recueillis par Laura Duponchel 

Les nouvelles marques engagées pour le Planet-Score

Le Synabio vient de divulguer la liste de nouvelles marques qui s’engagent en faveur du Planet-Score, auxquelles il faut ajouter Bioporc. Ces marques s’ajoutent aux 40 marques et 8 enseignes qui vont afficher le Planet-Score.

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