27 fabricants et 8 enseignes vont afficher le Planet-score

Alors que les pouvoirs publics devront prochainement choisir le futur étiquetage environnemental* prévu par la loi “Climat”, 27 fabricants et 8 enseignes (Biocoop, Lidl, Naturalia, Franprix, La Vie Claire, Monoprix, Naturéo et Greenweez), représentant plus de 40 marques lancent une expérimentation pour afficher le Planet-score de 1 000 produits alimentaires sur plusieurs sites de e-commerce d’ici la fin de l’année.

Par ailleurs, La Note Globale et INTERBEV testeront le Planet-score sur un certain nombre de filières, pour enrichir les données déjà disponibles.

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Le Planet Score, proposé par l’ITAB dans le cadre de l’expérimentation officielle sur l’affichage environnemental, permet, par rapport aux autres modèles proposés, de mieux différencier l’impact environnemental entre différents produits. Partant du constat que les ACV (analyse de cycles de vie) prennent peu, voire pas du tout, en compte certains critères essentiels, comme l’impact des pesticides, la biodiversité et le bilan carbone, Planet Score propose un étiquetage combinant une note globale, dite agrégée, et des critères complémentaires : pesticides, biodiversité, impact sur le climat, mode d’élevage (et donc impact sur le bien-être animal). Par ailleurs, il donne la possibilité de comparer des produits d’une même catégorie (ex : des salades bio versus des salades non-bio), ce qui n’est pas le cas des autres étiquetages.

40 marques ainsi que 8 enseignes (Biocoop, Lidl, Naturalia, Franprix, La Vie Claire, Monoprix, Naturéo, Greenweez) lancent une expérimentation pour afficher le Planet-score.

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Un sondage réalisé avec l’UFC-Que Choisir, sur cinq propositions d’étiquetage, révèle que plus de 80 % des consommateurs seraient guidés dans leurs achats par le Planet-score. Cette étude** révèle également que 84 % des sondés prendraient en compte l’indicateur Pesticides, 83 % seraient influencés par l’indicateur Bien-être animal, 80 % par l’indicateur Biodiversité et 77 % par l’indicateur Climat.

Compte tenu de ces points forts, le collectif d’organisations qui promeut le Planet-score (voir visuel ci-dessous) appelle l’ADEME et le ministère de l’Environnement à s’inspirer des modalités de calcul et du format du Planet-score pour le futur affichage environnemental officiel.

* auquel Bio Linéaires a consacré un large dossier.
** réalisée début juin 2021 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de plus de 18 ans. 

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