Arbitrages de la PAC : la bio ne s’y retrouve pas

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Un ensemble de 29 organisations, dont le Synabio, la Fnab, ForéBio et Bio Cohérence, dénonce les premiers arbitrages rendus autour de la politique agricole commune qui ferait perdre 132 euros par hectare et par an à l’agriculture biologique. Les signataires déplorent que les groupes de travail, promis après l’élection présidentielle pour définir les paiements pour services environnementaux, n’aient jamais été mis en place par le ministre de l’Agriculture et enjoignent ce dernier à « revoir sa copie ».

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« Entre 2015 et 2019, un agriculteur bio touchait en moyenne 202 euros par hectare et par an d’aides environnementales sur le pilier 1 de la PAC : 80 euros pour le paiement vert et 122 euros d’aide spécifique pour les bio. Les premiers arbitrages pour la future politique agricole commune, qui se veut plus ambitieuse sur le plan environnemental, propose de passer ce montant à 70 euros par hectare et par an pour la Bio, au même niveau que d’autres pratiques agricoles qui autorisent les pesticides et engrais azotés de synthèse. Un premier niveau de paiement à 55 euros par hectare et par an sera accessible à la quasi-totalité des agriculteurs avec une fois encore très peu de contraintes environnementales. Il n’y aura donc plus aucune incitation financière de la part de l’Etat à arrêter d’utiliser des pesticides et des engrais azotés de synthèse », détaille le collectif dans un communiqué.

Des chiffres alternatifs bientôt proposés au au ministère de l’Agriculture

« Bien sûr qu’il faut encourager tous les agriculteurs à améliorer leurs pratiques environnementales, mais le gouvernement doit créer une échelle de rémunération pour ça et non pas proposer des montants aberrants sans aucun changement de pratique », décrypte Loïc Madeline, secrétaire national PAC à la Fnab. Et de souligner : « On peut rendre accessible l’éco-régime à 70 % des agriculteurs et agricultrices sans sacrifier les meilleures pratiques, avec nos partenaires nous allons proposer rapidement des chiffres alternatifs au ministère ».

« 200 millions d’euros par an dans la PAC pour les services environnementaux rendus par les agriculteurs et agricultrices. C’était la promesse de campagne du candidat Macron à la présidentielle de 2017 », rappellent les signataires qui demandent au ministre de l’Agriculture de « tenir les promesses présidentielles ». « Les niveaux de paiement de l’éco-régime doivent être revus en fonction des services rendus réellement par les modèles agricoles. La bio est le seul modèle plébiscité par la science pour ses effets sur la biodiversité, sur la qualité de l’eau, sur la santé humaine et sur le bien-être animal », conclut le collectif qui demande un paiement à 145 euros par hectare et par an pour tous les agriculteurs bio. Affaire à suivre.

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