La Fnab demande 1 milliard d’euros par an pour la bio entre 2023 et 2027

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La fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) a lancé la pétition #OnVeutLaBioPourTous. Objectif : « réveiller l’opinion sur cette question de l’alimentation et de l’agriculture » et demander davantage de moyens pour le développement de la bio, que ce soit à travers la revalorisation de la PAC et l’augmentant la part de bio à 50 % en matière de restauration scolaire. 

« Si l’objectif de 15 % de surfaces bio n’est pas atteint, c’est qu’il relève de l’arbitrage impossible, celui qui nécessiterait de prendre l’argent de la PAC là où il est pour le redistribuer aux systèmes vertueux », souligne la Fnab dans un communiqué. « On nous dit qu’il faut amener les surfaces biologiques à 15 % et pour faire ça on nous donne 2 % du budget de la politique agricole, comment est-ce que ça peut fonctionner. L’Europe s’est fixée 25 % de bio en 2030, on n’y arrivera pas sans moyens !  La crise environnementale que nous traversons nous le rappelle tous les jours : c’est urgent ! », s’inquiète Guillaume Riou, président de la Fnab.

Rattraper les ratés de la loi EGAlim

C’est dans ce but que la fédération a lancé une campagne citoyenne « pour réveiller l’opinion sur cette question de l’alimentation et de l’agriculture. On ne parle pas juste d’un mode de production, on parle de la santé de nos enfants, on parle de la qualité de notre eau, on parle de notre avenir à tous. Une alimentation bonne pour la santé et bonne pour l’environnement est une des clés pour faire face à la crise sociale et environnementale actuelle », poursuit Loïc Madeline, secrétaire national en charge de la réforme de la politique agricole commune à la Fnab.

La fédération a dressé la liste des points essentiels « pour qu’enfin une alimentation de qualité soit accessible à tous et toutes : la prochaine politique agricole doit allouer 1 milliard d’euros par an à l’agriculture biologique pendant les cinq années de la future politique agricole et la France doit rattraper les ratés de la loi EGAlim en matière de restauration scolaire et mettre véritablement des moyens pour que tous les enfants aient accès à une alimentation de qualité en augmentant la part de bio à 50 %, avec un vrai accompagnement des collectivités et en supprimant le tarif unique pour qu’enfin une alimentation de qualité soit accessible à tous et toutes ».

Lait bio : le réseau Fnab Ouest appelle les éleveurs à « modérer leur production printanière » 

Par ailleurs le réseau Fnab Ouest appelle les éleveurs bio à « modérer leur production printanière face à une forte croissance de la collecte de lait bio en France depuis 2016 et une consommation répondant présente mais de façon moindre en 2020 ». La Fnab Ouest souhaite ainsi « peser sur la régulation des volumes printaniers. Le lait bio respecte le cycle naturel des saisons avec des ressources fourragères abondantes au printemps et donc une forte production à cette période. Cette démarche doit assurer à sa juste valeur les volumes produits et commercialisés au sein des filières bio », détaille le réseau dans un communiqué.

Afin de limiter la production pendant cette période, la Fnab Ouest propose « plusieurs stratégies à adapter à chaque système : allonger la période de tarissement sur une partie du troupeau, engraisser les vaches de réformes à l’herbe pour un abattage dans les mois à venir, diminuer le nombre de traite : 3 traites sur 2 jours ou monotraite quand c’est possible, arrêter les apports de concentrés, diminuer les fourrages à l’auge pour privilégier la production de lait basée seulement sur l’herbe pâturée, et élever des veaux mâles pendant la période printanière ».

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