Emballages : le secteur bio s’impatiente et cherche des solutions

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Comme chaque année, le bureau d’étude franco-allemand Ecozept mène, en coopération avec Bio Linéaires, une étude sur le marché des produits biologiques en France métropolitaine. Cette année, le cabinet s’est intéressé aux emballages alimentaires.

Parmi les 3 169 (au 15/10/21) magasins bio répertoriés en France métropolitaine, Ecozept a interviewé un échantillon de 104 points de vente, en combinant deux méthodes d’enquête : un questionnaire en ligne et des enquêtes téléphoniques. En termes de superficie des magasins et de chiffres d’affaires, l’échantillon est bien représentatif pour la totalité de la distribution bio en France.

« Être force de proposition au sujet des emballages : un enjeu de compétitivité avec la grande distribution ? »

Emballage : un moyen de différenciation pour les magasins bio

Les magasins bio, dans la compétition qui les oppose à la grande distribution, cherchent à se distinguer. Dans ce contexte, en plus
de la nécessité de proposer des produits d’excellente qualité, il s’agit de remplir toutes les exigences du développement durable. La distribution spécialisée bio doit donc être en mesure de proposer des services innovants ainsi que prendre en considération l’aspect écologique. Presque un tiers pense que les emballages ne sont pas beaucoup plus écologiques qu’en grande distribution.

Que proposent les fournisseurs pour réduire les impacts négatifs des emballages ?

Dans le but de réduire les impacts négatifs des emballages, les fournisseurs offrent différentes alternatives comme des emballages mono-matériau et des emballages séparables. La grande majorité des magasins bio (79 %) considèrent que les emballages mono-matériau et les séparables restent les solutions idéales pour réduire l’impact négatif des emballages. Ils estiment aussi que leur clientèle apprécie beaucoup (pour 79 %) ces deux types d’emballages qui selon eux, sont aussi plus répandus en magasin bio qu’en grande distribution. On est donc ici devant une piste de solution, qui permet à la fois une distinction de l’offre par rapport à la grande distribution et une réduction de l’impact écologique des emballages.

Recyclage des emballages dans le magasin : avantages et inconvénients

Concernant le recyclage des emballages, seuls 16 % des magasins bio interrogés possèdent un dispositif de collecte. Parmi eux, la plupart sont unanimes que ce service est fortement apprécié par leurs clients. En moyenne, ces dispositifs occupent 2,3 m², soit environ, moins d’1 % de la surface de la taille d’un magasin. Rappelons que cet espace est perdu pour la vente.

« Les premiers freins pour l’installation d’un dispositif de collecte sont l’espace, le travail additionnel et l’hygiène »

L’initiative collective « CollectiBio » du Synabio dont le but est de donner une seconde vie au plastique n’est connue que par 25 % des magasins bio interviewés. Parmi ces derniers, la moitié y adhère. Toutefois, 60 % d’entre eux estiment qu’elle demande plus de travail pour le personnel, et qu’elle prend « beaucoup » de place en magasin (pour 70 %).
En revanche, les trois quarts estiment que cette initiative n’implique pas de coûts supplémentaires importants. Enfin, des problèmes d’hygiène sont perçus par environ la moitié des interviewés.
Pour les magasins ne possédant pas de dispositif de collecte (84 %), les deux tiers pensent qu’il serait fortement apprécié par leur clientèle. En revanche, seulement un tiers envisagent d’en installer dans l’avenir. On constate ainsi un grand potentiel pour ce type de solution.

Vrac et emballage, consigne, rapport au zéro déchet, engagement des magasins, emballages bio-sourcés… Retrouvez l’ensemble de cette étude dans Bio Linéaires N°98 (Novembre / Décembre 2021), disponible à l’achat au numéro et consultable pour nos abonnés en version numérique. 

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