NUMERO : jan-fev 2010

Les ouvertures

ProNatura et les paysans bio de Provence créent MEDITERRABIO

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Comme l’indique le communiqué de presse, « Nous vivons une période où les repères se bousculent, y compris pour le bio qui a le vent en poupe. Force est de constater que la demande n’est pas toujours compatible avec les rythmes propres à l’agriculture biologique ».
C’est pourquoi, les paysans bio de Provence, dont certains ont adopté ce mode de culture depuis 40 ans, ont souhaité se réunir autour d’un projet commun, avec ProNatura, pour participer activement au débat sur l’avenir du bio.
Voici quelques mois, riches de leur diversité, ils ont entamé une réflexion collective qui, après plusieurs réunions, les a conduits à donner vie à leur mouvement sous la forme d’une association : MEDITERRABIO.
Pour marquer leur spécificité, ils ont choisi un slogan : « Les paysans bio de Provence ». Au sein de MEDITERRABIO, ils échangeront sur leurs pratiques, guidés par le souci constant de nourrir les consommateurs avec des fruits et légumes porteurs des meilleures garanties et des valeurs de ceux qui les produisent. Constituée aujourd’hui de 33 paysans et de ProNatura, MEDITERRABIO souhaite s’ouvrir à tous les maraîchers et arboriculteurs du Sud-est qui considèrent la bio comme un mode de culture cohérent, écologique et économiquement viable. A travers leurs actions et par leurs choix, ils contribuent à :
● limiter la pollution environnementale,
● préserver la qualité des sols,
● maintenir la diversité des espèces et des paysages,
● préserver un savoir-faire agricole millénaire.
MEDITERRABIO est le reflet de leur engagement quotidien et, surtout, un lieu d’échanges pour faire évoluer constamment les pratiques agronomiques afin de répondre aux attentes des consommateurs en matière de proximité, de fiabilité et de cohérence de la filière biologique.

Les réalisations d’Agro Sourcing dans l’équitable

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Dans le cadre de son engagement bioéquitable auprès de ses producteurs de fruits séchés en Turquie, la société Agro Sourcing participe à la construction d’une réserve d’eau potable pour le village de Bekirler en Turquie (village de producteur de figues). Situé à environ 200 km à l’Est d’Izmir, à flanc des montagnes d’Aydin et au milieu des champs d’oliviers et de figuiers il est constitué de 165 familles, soit environ 1000 personnes au moment des récoltes à la fin de l’été et à l’automne.Ce village disposait de plusieurs sources d’eau potable jusqu’en 2007. Mais, du fait d’une canicule particulièrement marquée (au cours de laquelle les arbres fruitiers ont particulièrement souffert et portent encore des séquelles de cette sècheresse), ces sources se sont toutes taries. Aujourd’hui, les habitants n’ont plus d’accès facile à l’eau potable. Ils vont chercher l’eau dans des sources de plus en plus éloignées et ramènent cette eau à dos d’âne ou en tracteur, dans des conditions d’hygiène toutes relatives ! A la demande des villageois, Agro Sourcing a donc décidé, avec leur partenaire Isik, d’utiliser l’enveloppe du "1 % bioéquitable" pour la construction d’un château d’eau de 75m3 à proximité du village. Les travaux qui ont commencé en décembre dernier représente un budget d’environ 17.000 euros.

Relais Vert : ce que nous voulons pour l’avenir

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Comme le dit Jean-Louis Ginart : « dès 2009 nous avons investi dans le «durable» dans une recherche incessante de conformité avec notre message de «pionnier de la Bio». Aujourd’hui, la prise de conscience collective sur l’enjeu écologique et l’alimentation Bio nous sensibilise. Nous étions là au début de la Bio, nous avons accompagné sa croissance, nous nous devions d’être présent afin d’aider cet engouement à se développer. »
C’est pourquoi, Relais Vert qui compte 75 collaborateurs et qui expédient 200 palettes par jour a tout mis en oeuvre pour construire son nouvel entrepôt écologique. Avec une surface d’environ 7.000m² (dont la moitié en frigo), avec son toit en panneau solaire photovoltaïque (sur 5.700 m²), il sera en «énergie positive» puisque 840.000 Kwh/an seront produits alors que leur consommation actuelle avoisine les 250.000. Cette production «solaire» représente la consommation moyenne de 240 foyers français et évitera ainsi le rejet de 420 t de CO² chaque année.
Les matériaux de construction ont aussi été pris en compte pour réduire l’impact « carbone » qui selon le grossiste est un des éléments les plus importants dans le cadre du « développement durable ». De plus, le personnel sera aussi incité à «penser et agir pour l’environnement» avec par exemple la mise à disposition gratuite de bornes pour charger les voitures électriques.
Enfin, cette réalisation selon Jean-Louis Ginart « est dédiée aux générations futures pour «prouver» que lorsque la cohérence, la logique et l’éthique se rejoignent les projets se concrétisent ouvrant ainsi la voie aux entreprises et aux individus qui veulent « donner du sens » à leurs activités tout en contribuant à la sauvegarde de la planète ».

Biocoop dit non à l’eau en bouteille plastique.

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Biocoop a supprimé depuis le 1er janvier l’eau en bouteille plastique de son catalogue. C’est dans le cadre de la semaine de réduction des déchets que Biocoop a officialisé cette démarche avant tout militante, incitant les magasins du réseau a cessé la vente d’eau en bouteille plastique.
Cette décision concerne l’ensemble des bouteilles d’eau du catalogue : 50 cl, 1,5 litres et 5 litres.
Ce ne sont pas moins de 1,6 millions de bouteilles d’eau qui seront ainsi annuellement économisées, soit environ 70 tonnes de plastiques. Cette démarche concrète témoigne de l’éco-responsabilité du réseau Biocoop. Outre la réduction de ses déchets plastiques, cette action entraînera également des conséquences sur l’empreinte écologique de Biocoop, notamment en termes de transport. Ce sont en effet plus de 35 tonnes équivalent carbone annuels qui vont être économisés par la société de Transport Biocoop soit 700 allers/retours Paris-Londres en avion.
Biocoop mène par ailleurs une longue série de démarches visant à réduire l’empreinte écologique de son réseau : réduction des déchets, réflexion avec les fournisseurs sur leurs emballages, nouveau système de réfrigération de la flotte des camions Biocoop, co-fondation de la structure Enercoop – fournisseur d’énergies renouvelables, etc.
Le réseau Biocoop veut rester cohérent avec ses valeurs et multiplie donc ses actions écologiques.

Réglementation : nouveau logo européen mis au vote des internautes

Du 8 décembre 2009 au 31 janvier 2010, tous les internautes sont invités à voter pour le nouveau logo bio européen. Ce signe de reconnaissance officiel figurera sur les produits alimentaires bio préemballés produits dans l’Union européenne à partir du 1er juillet 2010.

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Les consommateurs européens peuvent voter pour leur logo préféré parmi les 3 proposés sur : www.ec.europa.eu/ organic-logo

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Les 3 logos proposés au vote en ligne ont été pré-sélectionnés suite au grand concours auquel ont participé plus de 3 400 étudiants en art et en design des 27 Etats membres de l’Union européenne. La Commission européenne propose maintenant à tous les citoyens européens de participer au choix final en votant en ligne pour leur logo favori. Les 3 logos bio soumis au vote des citoyens européens :
Le logo bio européen figurera à côté des autres mentions obligatoires informant qu’il s’agit d’un produit bio certifié par un organisme certificateur agréé en France par les Pouvoirs publics pour son indépendance, sa compétence et son impartialité. Il doit être distinctif et attractif pour tous les pays de l’Union européenne, facilement reconnaissable et reproductible.

Logos et étiquetages des produits bio : mode d’emploi
Le logo communautaire a pour objectif de permettre aux consommateurs d’identifier, avec certitude, des produits contenant au moins 95 % d’ingrédients bio (hors eau et sel), la part restante n’étant pas disponible en bio et expressément autorisée.
Le logo ne peut pas être utilisé dans les autres cas :
● Produits contenant du poisson pêché ou de la viande sauvage, dont tous les autres ingrédients agricoles sont biologiques (ex : sardines à l’huile – huile biologique) : dans ce cas seule la référence à la bio peut apparaître.
● Produits comportant moins de 95 % d’ingrédients biologiques : le ou les ingrédients d’origine agricole biologiques peuvent être indiqués, mais uniquement sur la liste des ingrédients (et non dans le même champ visuel que la dénomination de vente).
● Produits en conversion vers l’agriculture biologique.
Dans tous les cas, seuls des additifs ou auxiliaires autorisés en agriculture biologique peuvent être utilisés.

Logo bio européen : obligatoire à partir du 1er juillet 2010
Le 1er juillet 2010, l’utilisation du logo communautaire deviendra obligatoire pour les denrées alimentaires pré-emballées d’origine européenne remplissant les conditions d’usage. Il restera facultatif pour les denrées alimentaires importées.
Dans tous les cas où il sera utilisé, il sera systématiquement accompagné de précisions sur l’origine géographique des produits (lieu de production des matières premières agricoles composant le produit) :
● Agriculture UE ou Agriculture non UE ou – Agriculture UE/non UE, avec la possibilité de mentionner le pays.

Des dispositions transitoires jusqu’en 2012
Les nouvelles étiquettes devront être conformes au nouveau dispositif dès le 1er juillet 2010. Cependant, un délai d’écoulement des étiquettes imprimées conformément au règlement CE 2092/91 est prévu jusqu’au 1er janvier 2012.
Les logos nationaux et privés toujours en vigueur
Les logos nationaux, telle la marque AB en France, ainsi que les logos privés pourront toujours être utilisés. La marque AB répond aux mêmes conditions d’utilisation que le logo communautaire mais est également utilisable sur les productions non encore couvertes par la règlementation communautaire mais par une règlementation nationale (lapins, autruches, escargots, aliments pour animaux de compagnie)

Arbio et la filière viande

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C’est en octobre dernier à Eymet (24 Dordogne) qu’a eu lieu une rencontre de l’Association Régionale des Opérateurs biologiques d’Aquitaine (Arbio) pour faire le point sur la structuration des filières Bio et notamment celle de la viande biologique dans le nord de l’Aquitaine. L’objectif était de vérifier si l’accompagnement des opérateurs de cette filière (Groupement des éleveurs de Dordogne, la SCA Pré Vert) pour l’installation de boucheries dans les magasins bio (comme les Biocoops du Sud-ouest) était opérationnel. C’est-à-dire, entre autre, si l’approvisionnent local et la coordination avec les ateliers de découpe étaient fonctionnels. Mme Elisabeth Mercier (Directrice de l’Agence Bio) et Mme Béatrice Gendreau (Vice-présidente du Conseil Régional d’Aquitaine) étaient présentes pour constater sur le terrain l’application des décisions prises par l’Arbio.

Etudes comportementales sur le cosmétique bio : le bio sème le trouble dans l’esprit des françaises

Alimentaires, ménagers, cosmétiques, … les produits Bio ont envahi les rayons des magasins. Aujourd’hui, près d’une Française sur trois utilise un produit cosmétique Bio. Pourtant, derrière ce terme très en vogue, les perceptions restent floues. CEGMA TOPO a recueilli l’avis des Françaises* quant à leurs croyances et pratiques en matière de cosmétiques Bio.
28 % des Françaises utilisent un produit cosmétique Bio.
Les Françaises témoignent de leur confiance dans les cosmétiques Bio en utilisant le plus souvent des produits dédiés au visage. L’argument « Sans produit chimique » les a séduit avant tout. Les ¾ des Françaises ont à l’esprit qu’un produit de beauté Bio est composé à 95 % d’ingrédients issus de l’agriculture biologique. Mais derrière cette notion « scolaire », les Françaises s’emmêlent parfois : une confusion assez marquée existe entre produits naturels (huiles essentielles, huiles d’Argan, …) et produits Bio !
Une utilisatrice sur 2 reconnaît un produit de beauté Bio par le label.
Le seul élément garantissant le caractère Bio d’un produit, son label, n’est reconnu comme tel que par 52.9 % des utilisatrices. Les non-utilisatrices de cosmétiques Bio identifient, quant à elles, en premier lieu les produits Bio grâce au packaging, à l’emballage. Les labels sont des éléments importants de repérage pour les utilisatrices de cosmétiques Bio mais un amalgame est fait entre label et marque commercialisée. A terme, ce flou nuit à la crédibilité des labels, il y a donc un réel travail d’apprentissage à effectuer.
Prix et doute sur l’efficacité, principaux freins à l’achat.
Une Française sur 3 peut être rétive à l’achat d’un cosmétique Bio à cause du prix. Les Françaises ne sont pas prêtes à mettre plus de quelques euros supplémentaires pour l’achat d’un produit Bio par rapport à son équivalent non Bio. Toutefois, elles ne s’attendent pas à payer moins cher non plus. Sinon, la crédibilité du produit serait remise en cause.
*Enquête réalisée par Cegma Topo sur un échantillon de 563 femmes, âgées de 18 à 64 ans. Cette étude a été menée en ligne en octobre 2009.